Le nauséabond revient.

Qu’une personne raisonnable comme Tandonnet finisse par constater que la nature humaine ne change pas en dit long sur la période. Bien sur que la nature humaine change pas, l’homme est et sera toujours un loup pour l’homme et seuls les agneaux bêlants que l’on conduit au sacrifice croient le contraire. Il est plus vrai et plus noble de voir l’homme tel qu’il est et d’y adapter sa vision plutôt que de le voir comme il n’est pas. Les dégâts sont moins grands.

Attention: on s’habitue à tout.

L’habitude, la routine est le meilleur allié de l’asservissement.

Ce qui se passe en France, dans une indifférence comparable à celle des bovins qui regardent passer un train, est inouï. Depuis un an, les brimades absurdes envers la population se multiplient dans la plus grande banalisation: masques obligatoires sur les plages désertes et balayées par le vent, achats interdits de vêtements considérés comme un bien non essentiel (tous à poil?), invraisemblable et interminable couvre-feu qui ne fait qu’attiser l’épidémie en concentrant les déplacements et partout, foisonnement de barbelés invisibles et de contrôles bureaucratiques tatillons et répressifs.

L’anéantissement systématique de la liberté est cependant plutôt bien accepté par la foule, sous l’emprise de la peur… Tout cela consiste à frapper la population dans une logique de pénitence collective pour donner l’illusion du volontarisme face au covid-19.

Mais il y a pire, cent fois pire: une souffrance et une humiliation, une frustration collective qui se transforment en esprit de délation.

C’est le pire de l’humanité qui envahit les consciences: la chasse au voisin qui danse derrière sa fenêtre, ou de la famille sur une plage sans masque, la hantise des « puissants » soupçonnés de fréquenter des « restaurants clandestins » et les vidéos qui circulent dénonçant tel ou tel et le livrant au lynchage et à la honte.

La traque acharnée au tenancier de bar qui tente de survivre en vendant des cafés sur le trottoir.

Les appels anonymes qui foisonnent pour dénoncer le jeune d’en face rentré chez lui après 19H.

Bon. Les comparaisons historiques viennent à l’esprit, inutile d’en abuser dans des contextes et avec des conséquences différents. Mais quand même, la nature humaine ne change pas. Avec ses côtés les plus répugnants.

Et là, cela devient franchement nauséabond. Et jusqu’où?

Maxime TANDONNET

2 réflexions sur “Le nauséabond revient.

  1. Affligeance d’une soumission presque désirée puisque promulguée comme facteur de protection…. Tout simplement répugnant.

    Ne plus se toucher, même avec certains jeunes puisqu’il faut faire attention à ne pas contaminer…. Il faut donc être responsable de côtoyer le moins possible et respecter les distances ! Formidable époque. Formidable mentalité asservie sans rechigner pour son confort: est-ce cela le devenir de notre espèce ? Quel devenir donc?

    Car oui, l’humain s’habitue à se soumettre du moment qu’il pense que c’est pour son propre bien. Et les réfractaires sont rappelés à l’ordre.
    Formidable pensée soumise à l’anesthésie d’un vecteur dominant.

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  2. Jusqu’où ?

    Jusqu’au grand saut final dans l’horrible holocauste à nouveau !

    Afin d’exterminer.

    Exterminer à défaut d’avoir su éduquer, instruire.

    Exterminer à défaut d’avoir eu le courage de poser la question de la régulation du nombre.

    Rendez-vous compte : 8 milliards d’estomac, rapidement 10 milliards, puis 12 , puis 20, …

    Milliards d’humains qui veulent tous la même chose : consommer sans limite, jouir sans penser, surtout ne pas être, plutôt avoir, posséder, accumuler, spéculer, pro-fi-ter !

    Aimé par 1 personne

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