De l’Oedipe au parricide, à la haine et à la déconstruction de la France

Qu’y a-t-il derrière le choix par la fédération française de football de la chanson du rappeur Youssouffa « écrit mon nom en bleu » comme hymne de l’équipe de France de football à l’Euro 2021? 

Réponse de la ministre des sports face au scandale: « C’est un rappeur populaire qui parle à la jeunesse ».

La jeunesse, pour le gouvernement, se réduit à une minorité; une minorité qui se constitue en modèle anti-modèle soutenu et promu par le gouvernement.

Ce gouvernement valide, appose son sceau, engage son autorité sur la haine de la France qui est propagée par ces gens. Sur cette haine de la France qu’il partage.

Les tribunaux, eux aussi d’ailleurs, normalisent la haine qui, quand ils ont à en juger, considèrent que le style de ces contempteurs du pays qui les accueille justifie toutes les horreurs et toutes les incitations à la bassesse véhiculées par leur art.

La haine du père.

Le phénomène de destruction, provocation, auquel nous assistons est surdéterminé, ce qui veut dire qu’il a de multiples causes, on peut le prendre par de multiples bouts. Il ne manque pas d’auteurs qui disent des choses intéressantes et pertinentes sur cette volonté de Macron de faire mal à la France, au Français de souche, au Français moyen. Je n’en vois aucun qui ose aller assez loin et mettre en cause directement le président et sa famille.

Je soutiens que Macron épouse toutes ces idées de déconstruction, de haine à notre égard, pour se venger.

Personne n’imagine ce qu’il a souffert dans sa jeunesse, dans son adolescence, dans ses premières années d’adulte de sa situation de séduction transgressive par une personne qui incarnait une image de mère idéale. Macron n’ a pu se construire que sur l’Anti-Oedipe des Deleuze et autres déconstructeurs pédophiles comme Foucault. Macron n’a pas eu d’autre possibilité que de se structurer autour de l’Interdit, la dénegation, l’anti-morale, l’anti-modèle paternel. Macron n’a pas eu d’issue autre que le parricide symbolique, parricide déplacé, métonymique, ce parricide symbolique qu’il reproduit sans cesse en voulant nous tuer, nous faire mal. Nous annéantir? Macron s’identifie aux non-nous, aux noirs, aux déboulonneurs de statues pour accomplir et accomplir et accomplir encore ce crime qu’il n’a pas commis dans la réalité. Il répète et il répète…On répète toujours ce qui est non résolu.

Personne n’ose s’intéresser à cette blessure que lui ont infligé les bien pensants; personne n’ose aller fouiller dans son inconscient pour y faire jaillir la haine qu’il a accumulée pendant cette période. Et cette haine, il la projette maintenant sur tout ce peuple qui symbolise, pour lui, ceux qui l’ont blessé au point de le forcer à se construire une personnalité fausse, boiteuse, mal équilibrée.

Macron ne peut avoir de gratitude pour la France, il ne peut accepter d’ou il vient, ou qui il est , il est obligé pour vivre d’être rival du Pere, rival des Dieux. Il ne peut vivre et se vivre, qu’imaginé, quitte à faire des pactes avec le Diable. Sa fascination pour la noirceur est éclairante.

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ENTRETIEN – L’écrivain et philosophe, qui a publié Un coupable presque parfait. La construction du bouc émissaire blanc (Grasset, octobre 2020), analyse le danger de trois idéologies – l’antiracisme, le néoféminisme et le décolonialisme – qui entraînent la civilisation française vers l’abîme. L’actualité cruelle et sanglante conforte, hélas, ses propos.

Rendez-vous ce jeudi avec Pascal Bruckner, membre de l’Académie Goncourt. Il nous reçoit dans son triplex au cœur du Marais où nous empruntons un escalier pentu pour rejoindre son bureau. L’idée de son essai est née alors qu’il écoutait la matinale de France Culture. En entendant le chroniqueur le qualifier de « vieux mâle occidental blanc », le fringant philosophe aux cheveux longs et à l’éternelle silhouette juvénile, a manqué de s’étouffer avec son café. Plutôt que d’être envoyé à l’Ehpad par les médias du service public, l’écrivain de 72 ans a préféré porter sa plume acérée dans la plaie. Son pamphlet argumenté, percutant, truffé de références, dénonce la concurrence des races et des genres. Il estime que la focalisation sur la couleur de peau est l’invention de la gauche classique, en perte de vitesse, qui cherche de nouveaux électeurs. Très influentes dans les médias, les minorités identitaires visent à déboulonner les « faces de craie ». Un cauchemar qui conduit notre société à la guerre de tous contre tous au lieu de nourrir une humanité commune, apaisée.

Hier on se battait pour le prolétariat, le tiers-monde. Aujourd’hui, on condamne l’homme blanc, occidental, de plus de 50 ans, hétérosexuel que l’on juge coupable de l’esclavage, du colonialisme et de la domination des femmes. Comment est-il devenu le bouc émissaire de communautés identitaires ?

Cette autocritique est née en France, elle a été exportée outre-Atlantique dans les années 70 par des intellectuels tels que Foucault, Deleuze, Derrida. Transformée et manufacturée par les Américains, elle revient sur le Vieux Continent. C’est une opération d’import-export parfaitement réussie. La gauche française affaiblie récupère l’idéologie de la race et du genre, aujourd’hui majoritaire sur les campus américains. Les trois discours – néoféministe, antiraciste et décolonial – désignent désormais l’homme blanc comme l’ennemi, objet d’une nouvelle forme de ségrégation. La classe ouvrière n’est plus mise en avant, mais les minorités identitaires sont portées au pinacle par le discours politique de gauche. Ce revirement coïncide avec le rapport du think tank Terra Nova, en 2010, quand Olivier Ferrand en était le président. Il concluait que la classe ouvrière et la paysannerie étaient désormais des classes réactionnaires attachées au sol et qu’il fallait que la gauche s’appuie sur les bobos urbains cosmopolites et les minorités des banlieues. Les ouvriers, les petits employés sont partis massivement au Front national.

Déjà en 1983, dans votre livre « Le Sanglot de l’homme blanc », vous étiez l’un des premiers à dire que l’on faisait fausse route.

Oui, c’était une critique du tiers-mondisme. Je dénonçais déjà le racisme blanc et l’idée que l’Europe était à la source de tous les maux du monde entier. En 2006, j’ai publié « La tyrannie de la pénitence » qui soulignait le malaise occidental et anticipait « Un coupable presque parfait ». Trois livres sur cette idéologie, mais traitée différemment en fonction de l’époque. C’est un sujet que je connais bien et qui me passionne. Deux jours après la sortie de mon livre, il y a eu la décapitation de Samuel Paty puis, au printemps, d’autres atrocités dont ont été victimes des policières et policiers. Mon livre a fait des petits ! Depuis janvier, il est sorti une demi-douzaine d’ouvrages sur cette nouvelle triade directement importée des Etats Unis : la race, l’identité, le genre. Gérard Noiriel, Stéphane Beaud, Rachel Khan, Mathieu Bock-Côté, Sonia Mabrouk ont donné leur propre éclairage des thèses que je défends.

Sonia Mabrouk, journaliste à CNews et Europe 1, a été portraiturée par Libération en « égérie de la droitosphère, directrice de la réaction ». Dans son livre Insoumission française, elle refuse d’être « racisée » parce qu’elle s’estime heureuse et se révolte contre l’idéologie victimaire. Qu’en pensez-vous ?

Pour une certaine gauche, il ne peut y avoir d’Arabe, d’Africain ou d’Asiatique heureux en France. Ils doivent forcément être contre le projet français. Dès qu’une Tunisienne, Marocaine ou Algérienne dit qu’elle est heureuse d’être en France, car elle se sent libre et qu’elle échappe à l’assignation identitaire, les gens de gauche sont furieux. L’extrême gauche (LFI, EELV, NPA…) affiche le nouveau surmoi de la gauche. Le journal Le Monde chérit les minorités, #MeToo, LGBTQIA+, femmes noires, musulmanes… Mon livre a été boycotté, ils ont préféré ne pas en parler.

Évoquer un « privilège blanc », c’est rendre des millions d’hommes coupables d’être nés. Comme si on évoquait un « privilège noir » en Afrique.

L’actrice Rosanna Arquette a déclaré dans un tweet en 2019, qui depuis a disparu : « Je suis désolée d’être née blanche et privilégiée. Cela me dégoûte. J’ai tellement honte. »

La haine du blanc est d’abord une haine de soi de la part du Blanc fortuné. Evoquer un « privilège blanc », c’est rendre des millions d’hommes coupables d’être nés. Comme si on évoquait un « privilège noir » en Afrique. Il y a quelque chose de pourri dans le parti dit « progressiste ». L’Amérique voudrait étendre sa situation particulière au monde entier. Le contexte américain est très différent du nôtre, car la France n’a jamais connu l’esclavage sur le sol de la métropole (aux Antilles oui) et nous n’avons pas pratiqué la ségrégation. C’est une marque au fer rouge qui reste sur le territoire américain. Une partie des Américains voudraient que l’on ait la même histoire que celle de leur pays. Des médias comme le New York Times et le Washington Post sont devenus des entreprises de rééducation du vieux peuple européen.

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Vous considérez que l’on est en train de remplacer la lutte des classes par la lutte des races ?

On est complètement absorbé par un modèle anglo-saxon qui ne s’occupe que de la couleur de peau ou des croyances. On ne veut pas comprendre la leçon des Gilets jaunes. En France, il y a des discriminations qui ne sont pas liées à la couleur de peau, mais à l’âge, à l’apparence physique, au manque de qualification, à l’origine géographique… Pour la gauche, si l’on n’habite pas dans une banlieue sensible, on n’appartient pas au peuple. Quand on parle des pauvres dans les journaux de gauche, ce ne sont que des Maghrébins ou des Africains. Les communistes au moins soutenaient la classe ouvrière dans son ensemble. Aujourd’hui, le peuple, ce sont les minorités, ils sont notre nouvelle mauvaise conscience. C’est ainsi que Trump a récupéré les petits Blancs méprisés et piétinés par l’establishment d’Obama. La France est blanche à 90 %. Emmanuel Macron doit en tenir compte s’il ne veut pas avoir de mauvaises surprises aux prochaines élections.

Quel est l’impact du mouvement « woke » et de la « cancel culture » ?

Nous sommes comme des lapins pris dans les phares d’une voiture, absorbés par tout ce qui vient d’Amérique. Ce mouvement « woke » et la « cancel culture », nés aux Etats-Unis, ont redessiné l’humanité. Il y a les minorités identitaires. Et au sommet, il y a les minorités intersectionnnelles. Plus une personne coche de cases, plus le statut de victime est incontestable. Par exemple, une femme noire, musulmane, lesbienne obtient un excellent score victimaire. Rokhaya Diallo avait dit dans un article dans le Monde que j’incarnais le vieux mâle blanc occidental. Pour elle, c’est l’infamie absolue ! L’homme blanc doit accepter une identité de contrition. Sa compagne blanche, également. Les donneurs de leçons, néoféministes, indigénistes, décoloniaux pullulent et invitent les visages pâles à se repentir.

L’affaire Assa Traoré a-t-elle été l’illustration de ce parti pris ?

L’affaire Assa Traoré a été le symptôme terrible du caractère influençable des journaux. Il y a eu des portraits apologiques d’Assa Traoré, la nouvelle sainte, lancée comme un produit de mode. La mort de son frère, Adama en 2016, a eu lieu dans des circonstances bien différentes de celle de George Floyd aux USA. Les rapports d’experts ont établi qu’Adama Traoré est probablement mort d’une maladie. Ce n’était pas un enfant de cœur, mais un voyou, un violeur, un maître chanteur. Toute la presse s’est aveuglée volontairement, à part un article du Point et des articles dans Le Figaro. L’Affaire Assa Traoré restera dans l’histoire du journalisme un exemple de désinformation volontaire. Avec le mouvement « Black Lives Matter », l’homme blanc est désigné comme le coupable. En règle générale, la haine des Blancs débouche toujours sur la haine des Juifs. Les Black Lives Matter flirtent avec l’antisémitisme. Mais ce n’est pas affiché.

Le péché mignon de Macron est de serrer la main à tous les camps, de mal s’entourer.

Emmanuel Macron parle de « déconstruire l’histoire ». On débaptise les rues, on change le titre des classiques de la littérature. Tout cela procède de la « cancel culture ». Qu’en pensez-vous ?

Emmanuel Macron a décidé de ne pas déboulonner les statues. Aussitôt, tout s’est arrêté, tout le monde s’est calmé. La parole des intellectuels a peu de portée au regard de celle d’un Président ! Le péché mignon de Macron est de serrer la main à tous les camps, de mal s’entourer. Il devrait choisir une ligne d’action et s’y tenir. Yassine Belattar au début du quinquennat, Pascal Blanchard, Benjamin Stora ne sont pas les meilleurs conseillers. Le Président a renoncé à ce que Gisèle Halimi entre au Panthéon. Joséphine Baker y aurait toute sa place !

Vous estimez que nous seuls battons notre coulpe au contraire de la Russie, de la Chine, du monde Arabe. Que faire pour que l’Europe, la France ne disparaissent pas ?

Les Européens ont été éduqués dans l’autocritique. Nous avons dominé le monde pendant quatre siècles. Un certain nombre d’empires voudraient s’absoudre de leurs propres crimes en nous rejetant la faute. La Turquie estime que la loi sur le séparatisme est une loi quasi génocidaire. Les Russes n’ont jamais renoncé à leur empire, ils désirent dominer l’Europe. La Chine, évidemment, veut dominer le monde. Alors comment se défendre, résister ? On peut revendiquer que l’on préfère la justice sociale à la justice raciale. Il y a l’idée dans la gauche de la répartition des richesses et de l’assistance aux plus faibles. C’est plus noble que de faire de l’homme blanc le responsable de tous les malheurs du monde, d’en faire un raciste ou un horrible machiste alors que le machisme est la chose au monde la mieux partagée de tous les peuples. La France gronde, se révolte. Il est urgent de demander à l’Europe de mettre des barrières aux frontières face à l’immigration.

Vous distinguez le surmâle, caïd, barbu, porteur d’une saine et puissante virilité du bobo romantique, qui roule à vélo, mange bio et s’excuse d’exister. Sont-ils l’incarnation de deux mondes qui s’opposent ?

La cérémonie des César 2020 en est l’illustration, voulant désigner le Satan masculin. Roman Polanski, a obtenu le prix du meilleur réalisateur pour J’accuse. C’est un petit homme blanc d’1m65 considéré par certains comme le Landru, le tueur de Londres, le mal absolu. Fanny Ardant a soutenu chaleureusement Polanski. Ladj Ly, avec son film Les Misérables, a raflé le prix du meilleur film. Ce sont de grosses brutes viriles, protégées par leur statut d’opprimé professionnel qui l’emportent. Ladj Ly a été condamné à trois ans d’emprisonnement en 2011 pour tentative d’enlèvement et de séquestration. Il a été, à nouveau, dans le viseur de la justice en 2021. Le cinéma français se complait dans la défense des minorités raciales.

Parmi les représentantes du néoféminisme, lesquelles sont les plus virulentes et influentes en France ?

Toutes les profs féministes qui enseignent aux États-Unis sont particulièrement grotesques. Elles viennent en France ressasser comme des perroquets les concepts qu’elles ont appris là-bas.

Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, a épousé ce mouvement anti-homme blanc. Au lieu de garantir la qualité et le talent du service public, elle a déclaré « On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans, et ça, il va falloir que ça change ». Devant tant de sottise, je ne comprends pas qu’elle n’ait pas été virée ! Iris Brey s’érige en censeur sur le genre et la sexualité au cinéma. Laure Murat fait la police dans la littérature française, elle voudrait tailler dans les œuvres classiques où elle estime qu’il n’y a que des agresseurs, des violeurs. Sans parler de Virginie Despentes, sorte de notable, qui adore les tueurs islamistes ! Si pour la militante Caroline De Haas « un homme sur trois est un agresseur », les agresseurs sont toujours blancs. Cette ex-dirigeante de l’UNEF devrait être au tribunal pour répondre des viols qui ont été perpétrés pendant qu’elle en était la secrétaire générale. Alice Coffin a créé la polémique en écrivant dans « Le Génie Lesbien » : « Il faut éliminer les hommes de nos esprits, ne plus lire leurs livres, ne plus regarder leurs films, ne plus écouter leurs musiques. » Heureusement il y a des femmes comme Caroline Fourest et d’autres, courageuses et lucides.

Que pensez-vous de la parité dans les conseils d’administration, les associations ?

Je pense que c’est une bonne chose, mais toutes les femmes ne recherchent pas la parité. Je prends l’exemple du prix Goncourt que j’ai rejoint en 2020. Pour le moment, il y a trois femmes et sept hommes au Goncourt. Je milite pour qu’il y ait la parité. Nous n’avons pas la même sensibilité, les femmes apportent un autre éclairage, une autre richesse. Il a été proposé à de nombreuses femmes écrivains d’être membre de l’Académie. Elles ont refusé pour deux raisons. D’une part, parce que cela représente beaucoup de travail et, d’autre part, parce qu’elles n’ont plus aucune chance de décrocher le Goncourt si elles font partie du jury.

Des romans sont publiés en écriture inclusive. Votre avis sur cette nouvelle façon d’écrire ?

Une énorme connerie ! C’est un charabia illisible. Sous couvert d’égalité, l’écriture inclusive est un moyen d’exclure de l’écriture et de la lecture les gens qui ont déjà des difficultés à embrasser l’orthographe et la grammaire. C’est une machine d’exclusion pour réserver la lecture à une petite élite de gens qui se croient au-dessus de la masse. Le fait que l’on mette des points médians et des e entre parenthèses ne changera pas grand-chose à la condition des femmes. C’est une contrainte de plus qui s’ajoute à l’ensemble des contraintes pour bien écrire.

Vous concluez votre livre sur le suicide ou le sursaut de l’Occident. Comment en est-on arrivé là ?

Pendant des décennies, les intellectuels les plus influents d’Europe et des Etats-Unis ont décrit la société occidentale comme le summum de la barbarie, tout en louant les barbaries étrangères comme le summum de la civilisation. Le partage des dépouilles de l’Europe a déjà commencé entre La Chine, La Russie et la Turquie. Combien de villes chez nous sont déjà, en partie soumises à la charia, aux règles des gangs, et soustraites à la loi démocratique ? Une partie de nos élites veut la mort de l’Occident au nom de la justice raciale, climatique, de la revanche des peuples opprimés. Mais nous ne souhaitons pas tous disparaître ! Nous sommes encore nombreux à préférer les Lumières de la Raison aux ténèbres de la Race.

Comme d’autres intellectuels, vous vous êtes rapproché de Nicolas Sarkozy en 2007. Pour qui voterez-vous à l’élection présidentielle, en 2022 ?

Je soutiendrai Emmanuel Macron, par défaut. Il nous a épargné Marine Le Pen, très largement incompétente, et Mélenchon, le dingo. Mon ambition est d’influencer le parti présidentiel plutôt que de chercher un hypothétique homme ou femme miracle à moins d’un an du scrutin. Un autre président pourrait être pire. Emmanuel Macron est un peu vaniteux, il n’aime pas trop qu’on le contredise. Mais il a changé à 180 degrés depuis le début de son quinquennat. Il est arrivé Américain libéral. Maintenant, il est républicain chevènementiste. En tout cas, c’est ce qu’il dit.

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Auteur(s): Corine Moriou, grand reporter, pour France Soir

7 réflexions sur “De l’Oedipe au parricide, à la haine et à la déconstruction de la France

  1. « La classe ouvrière n’est plus mise en avant, mais les minorités identitaires sont portées au pinacle par le discours politique de gauche »

    Est-ce l’air du temps, celui du renversement?

    Le zeitgest occidental est un compromis entre 2 forces celle qu’impulse le sentiment d’injustice sociale et qu’épousait en amont mai’68, non pas que l’injustice sociale fut le combustible des revendications d’alors mais que les cicatrices de la 2nde guerre mondiale annexaient à elle le renfort purulent d’une jeunesse trop gatée par des parents dépassés qui, ayant connu la privation et l’humiliation avant de surseoir la résistance et la victoire, ne pouvaient concevoir les lignes de fracture libertaires qui se développaient par contre coup de la privation et de ce qui pouvait être perçus comme les scléroses d’un temps soldé… soldé par la destruction et acté depuis par la reconstruction. Les 30 glorieuses offraient aussi au menu une inversion des valeurs. C’est dire que la jeunesse glissait dans un avenir radieux, sans chômage, sans contrainte. Aux excès visibles du totalitarisme d’enfermement du communisme, s’instaurait une vision aveugle d’un Mal systémique qui devait assembler « faustement » l’alchimie libérale des démocraties au communautarisme tribal des factions d’ultra-gauches. On désirait, en même temps, jouir outre-mesure, disposer d’un déverrouillage total de la contrainte morale -qui freine les attentes contenues en germe dans les désirs consuméristes et libidiques-
    Il en est ainsi d’animer ses désirs portées aux nues par des verrues sentimentales qui relevaient avant tout d’un hédonisme habillé de toutes les vertus juvéniles qui avait besoins d’un ciment tribal pour faire corps de résistance face à une France conservatrice, encore enracinée dans l’Histoire. L’Histoire, c’est un poids bien trop lourd pour la légèreté capricieuse d’une enfance embourgeoisée dans la facilité et l’opulence industrielle qui se précisait chaque jour. On se voulait maître de son destin et le faire rythmer avec festin. Tandis que le libéralisme écrasait la pédale d’accélérateur du progrès technique, on croyait le cornaquer et vivre dans un compromis cardinal entre un Gandhi et un Marquis de Sade. La puissance du Système n’évolue pas, ce qui évolue c’est l’intime du Système ou l’écosystème d’une élite orgueilleuse et déracinée. Une élite qui se rêve à travers le prisme d’une lecture socio-ingénierique. Maîtresse et traîtresse d’un peuple soumis qu’on pousse à la flagellation volontaire et l’exorcisme du passé. La dévaluation de soi passe par l’amendement d’événements et de personnages choisis, mis sur la place publique et élevés en totem que l’on brûle médiatiquement pour pouvoir mieux l’effacer de la mémoire collective… Faire de ses cendres un engrais fertile à la réécriture de l’Histoire et se dégager ainsi l’horizon meuble pour la promesse d’un monde enveloppé du linceul de la justice sociale, de la contrition genrée et d’un génocide civilisationnel. On construit un totalitarisme sous nos yeux mais leurs yeux, à ces contempteurs, sont embrumés de valeurs renversées.
    « Les combattants d’hier « nous avaient dit: la France en guerre, ce fut la résistance, même s’il y eut , hélas, des collabos. Et on nous disait désormais: la collaboration ce fut la France, même s’il y eut des résistants ». »
    Aujourd’hui, avec le regard d’hier ce sont les collabos, la médiocrité humaine qui font les valeurs consensuelles de la France. Ce n’est plus une nation mais une région du monde ou tout flotte à défaut d’être arrimé à une Histoire. Ce n’est plus avec l’Histoire que l’on fait sens mais c’est le sens de l’Histoire qui se fait sens sans nous… Nous sommes les passagers clandestins d’une terre inconnue ou la banalité de l’ensauvagement emplit les lieux ou il est exigé de « vivre pour manger » plutôt que de « manger pour vivre »… L’inversion est complète dans cette immense serre ou les tomates cireuses baignent leurs racines dans un jus nutritif préparé par une science sans conscience… Assurément, celle de la ruine de l’Ame.

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  2. Entretien intéressant à l’exception du dernier paragraphe : un tombereau d’arguments anti-Macron pour finalement conclure à voter pour lui, incohérence quand tu nous tiens.

    Je profite de cette piqûre de rappel antiraciste/décolonialiste pour faire la promotion du projet autochtone d’Antonin Campana, qui a cela d’intéressant qu’il s’agit d’un projet juridique.

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  3. ‘ il est arrivé Américain libéral . Maintenant , il est républicain Chevénementiste ‘ …. franchement , croire ceux qu’il dit … un vrai acteur de théâtre … il vous dira que la terre est plate , que les saucissons poussent dans les arbres …
    Un psychopathe comme Hitler , Staline , Mao …etc… un gars en enfermé au plus vite … ça OUI

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