On exploite le public des épargnants comme on exploite les salariés.


Si les masses n’étaient pas aussi crédules et aussi paresseuses, les élites ne pourraient pas les exploiter comme elles le font.

Ce texte n’est pas un bien de consommation, c’est un bien d’investissement.

Mais la récompense quand  on a compris est énorme.

Le marché financier n’est pas un lieu d’enrichissement pour le public, non c’est un lieu d’exploitaion de lui même et de son épargne et un lieu de destruction des signes monétaires, quasi-monétares et money-like excédentaires.

La véritable fonction d’un marché, de tout marché, au travers des excès, des aberrations,  des essais et erreurs c’est la découverte des vrais prix. Et sur le long terme, les vrais prix s’imposent toujours, c’est radical.

Les prix subventionnés, les prix bloqués, les prix soutenus, les prix trafiqués finissent toujours par s’effondrer, il n’y a  aucune exception dans l’histoire.

La chute par exemple de l’Union  Soviétque c’est la chute d’un système de prix qui n’avait tenu que par l’artifice du rationnement. La chute du système chinois, système de prix faussés qui ne traduisent pas les besoins et désirs des gens, sera de même provoquée par un mouvement vers la vérité des prix.

La chute du système occidental actuel et son remplacement par un autre, se fera au terme d’une opération de vérité des prix des biens patrimoniaux, par une remise à zéro des compteurs de la richesse.

Pour tourner, le système doit d’une part faire ressortir une profitabilité suffisante, au moins pour le Très Grand Capital et pour tourner il doit émettre beaucoup de papier, beaucoup  de promesses de plus-values et de rendement.

Je précise que le Très Grand Capital, n’est pas évalué en masse de pognon, non il est évalué en Pouvoir. Il détient le Pouvoir. Le Capital c’est Argent +Pouvoir.

Pour comprendre une fois pour toutes comment tourne le système, imaginez un âne, on fixe un baton, au dessus de son crane et à ce baton horizontal , devant son nez on fixe une carotte. La carotte se balance, hors de portée devant son nez.  Notre âne va sans cesse avancer pour attraper la carotte, carotte qu’il n’attrapera jamais, mais ce faisant il va fournir un travail produire une plus value. Ses propriétaires  vont retirer la carotte le soir et lui donner une poignée de foin.   Les propriétaires vont non seulement déguster  la  carotte le soir mais en plus les mets  qu’ils  se seront payés avec le produit du travail de l’âne. Ils vont ripailler, se goberger, déguster après lui avoir donné sa petite poignée de foin.  Il ne faut pas confondre le produit du travail qu’accomplit l’âne avec la petite poignée de foin qui sert à le nourrir.

Le marché financier est un lieu d’exploitation cela veut dire  que comme en matière de travail, on fait levier sur lui, on paie l’épargne qu’il draine  au minimum et « on » engrange la plus value et la rentabilité de l’argent que l' »on » fait travailler au maximum.

Il y a d’un  côté les épargnants sur lesquels Bernard Arnault fait levier et il y a Bernard Arnault qui s’est construit un capital de 100 milliards avec une petite mise de 10 millions.

Le marché financier, actions et obligations est le lieu ou le Très Grand Capital vient exploiter/tondre  la petite épargne, les caisses de retraite, les assurances-vie  etc. Le marché financier est l’équivalent du marché du travail: il fixe, par la concurrence,  un prix bas du travail et ayant payé le travail un prix bas, il s’octroie la plus-value. Aux uns , la portion congrue, c’est dire la poignée de foin, aux autres, le caviar,  les oeuvres de maitre et le portefeuille de politiciens aux ordres.

Je n’ai pas le temps de vous montrer comment le Très Grand Capial extrait la plus value  mais sachez que c’est grace à l’alchimie boursière;  intuitivement vous le savez puique vous constatez que lui, Arnault devient très riche et que vous vous léchez la glace! Un jour j’y reviendrai.

C’est ce que j’ai découvert il y a plus de 55 ans dans un article que j’ai alors intitulé: « l’exploitation de ceux qui financent les investissements ».

Je  démontrais alors que le Très Grand Capital, celui qui contrôle les  entreprises, se servait du petit capital des épargnants comme d ‘un marche-pied,  pour bonifier son propre profit, il s’en servait comme d’un levier. Et il écrème.

Passons à la suite.

Le marché financier est un lieu de destruction, cela veut dire qu’il rend tout bio-dégradable : quand on a émis trop de promesses , trop de papier, trop de titres actions ou obligations, la chute des marchés vient remettre les choses au niveau correct, la chute remet la masse de papier en proportion des richesses réelles qui servent à l’honorer. En 1929 on a remis les cours au bon niveau, on a chuté de 89%, en 2000 on a chuté de 83%.  En …. à une date indéterminée, on chutera de plus de 50%. C’est le minimum .

Je ne cherche pas à vous convaincre, après tout c’est votre problème  si vous avez envie de vous ruiner … simplement il faut que ce soit dit ! Il faut que vous compreniez une fois pour toutes pourquoi le système veut toujours vous attirer en Bourse, pourquoi  il agite les grelots/gros-lots de la loterie,  pourquoi il salue la hausse des cours, pourquoi il dirige fiscalement votre épargne  vers les placements à risques.

Vous êtes l’âne.

Il fait cela parce que cela fait baisser le coût apparent, je dis bien apparent du capital, parce que cela enrichit les ultra-riches et parce que, quand vient la baisse cela permet l’accomplissement  de ce que l’on peut appeler la fonction d’assainissement/nettoyage/destruction.. la destruction  c’est ce qui permet de purger et de repartir pour un tour.

Tout cela constitue non pas une opinion, mais un savoir;  c’est le résultat de plus de 50 ans d’étude et de reflexion pratique et théorique sur le marché financier. Faites en ce que vous voulez.

Maintenant passons à autre chose: la valeur, les évaluations.

J’affirme que la surévaluation du marché boursier fait partie de votre exploitation, on vous vend beaucoup , beaucoup trop cher tout ce qui est coté en bourse . Tous les produits financiers. Et quand viendra le temps du « grand reset », du « grand coup d’accordéon », un grand transfert de richesses   sera réalisé de votre poche vers la leur.

Quand les gouvernements, les élites, les médias disent qu’il faut que vous preniez des risques, traduisez immédiatement :

il faut que vous preniez des pertes!

Les risques sont déversés sur vous, on les répartit , on les dissémine dans le cadre d’une politique délibérée qui consiste sauver les ultra riches et le système bancaire et shadow bancaire en socialisant .

2 réflexions sur “On exploite le public des épargnants comme on exploite les salariés.

  1. Bonjour,
    Sommes-nous en train de naviguer sur un joli paquebot qui vient de heurter un iceberg (covid) … ?
    L équipage (élites et gouvernements occidentaux) propose petits fours et champagne à profusion à tous les passagers pendant que l orchestre joue ses plus belles partitions.
    Heureusement que tout est sous contrôle… pour l instant.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s