La fonction de la finance est de prolétariser, déposséder, aliéner, exemple la santé.

L’industrie pharmaceutique n’est pas « méchante » volontairement pour reprendre un langage à la Platon.

Le « bien » est toujours désirable …mais, selon les systèmes la conception du « bien  » évolue, comme la conception du « beau » !

La financiarisation touche tout, rien n’y résiste , aucune déontologie, aucune éthique. La financiarisation définit et impose le nouveau « bien ».

La financiarisation est le mode de survie pervers vers lequel le système capitaliste a évolué pour se survivre, pour se prolonger lorsqu’il a buté sur ses limites internes dans le milieu des années 60 puis en 2008.

Le système du capitalisme financier s’est imposé au détriment de la forme ancienne du capitalisme productif dans lequel le profit était un résidu, compatible avec la satisfaction des besoins socialement reconnus.

Dans le système du capitalisme financiarisé, les financiers et gérants de fortune , catégorie qui oeuvre dans l’abstrait des chiffres et des signes, les financiers dis-je ont pris le pouvoir ultime sur une réalité concrète dont ils ignorent tout..

Je soutiens après Michel Clouscard que même les cadres, les hauts cadres, les managers et les scientifiques sont, dans ce système , prolétarisés c’est à dire qu’ils sont dépossédés du sens de leur travail. Ils sont dépossédés et aliénés. Ce sens est accaparé par des prédateurs d’un genre nouveau, sorte de grands prêtres de la nouvelle religion du Pognon à tout prix.

Ces grands prêtres de l’optimisation monétaire ont un maître eux aussi et ce maître, c’est le Marché financier avec son fétiche, le cours de la Bourse. La Bourse est un espace alchimique qui transmute tout , qui inverse tout, et surtout inverse les consciences que l’on peut avoir du « bien » et du « mal ».

C’est parce que les règles du jeu du système « capitaliste », système de l’accumulation sans fin, système de la recherce du profit maximum et système dans lequel l’attribution des richesses dépend d’un rapport social et non de l’utilité sociale, c’est parce que ces règles ont été bouleversées que la meilleure des choses et la plus noble , soigner son prochain a été avilie en son contraire: exploiter sa faiblesse.

En matière de santé et de pharmacie il y a maintenant conflit avéré entre les besoins de santé et les objectifs d’optimisation des cours de Bourse des firmes du secteur.

Une alliance terrible, effroyable dans son fondement et dans ses conséquences a été nouée entre les firmes pharmaceutiques et les pouvoirs politiques.

L’humain, la vocation, le dévouement, la compassion ont été évacués au profit des statistiques, des bilans et des sordides calculs entre soi disant bénéfices imaginaires et couts réels . Les choix sont régulés par des préoccupations de plus en plus étrangères au bien être et à la survie des populations . Les couts sont des dégats collatéraux infligés aux individus dans leur ensemble, infligés aux peuples tandis que les bénéfices sont garantis aux firmes et à leurs banquiers. Avec bien entendu, on l’a vu avec le contrait léonin Pfizer, transfert des risques sur le public, pourtant non averti pour les comprendre.

Quand je vous explique que le nouveau système est un « système capitaliste monopolistique d’état, de copains, de coquins et de banque centrale réunis », c’est exactement ce type de situation que je vise.

La santé, la pharmacie, la vieillesse, sont des espaces privilégiés ou se déploient ces alliances sordides.

Il y en a hélas beaucoup d’autres, de plus en plus.

Bientot il y a aura l’escroquerie du siècle, la de-carbonation. Non qu’elle soit mauvaise en soi, bien sur que non, mais parce qu’elle aura subi elle aussi la torsion/torture du système, cette torsion qui fait de l’accumation de profit monétaire le critère suprème.

Contrairement à ce qui disent les gens de la gauche dirigiste et étatiste, ce n’est pas le système de la libre entreprise qui est en cause, non ce qui est en cause c’est l’alliance que je décris ci dessus; une alliance qui d’ailleurs n’est possible que parce que, de la même manière que nos systèmes ont cessé d’être vraiment capitalistes, ils ont aussi cessé d’être démocratiques.

Une réflexion sur “La fonction de la finance est de prolétariser, déposséder, aliéner, exemple la santé.

  1. Comment valoriser quelques économies durement cumulées ? environ 10.000 euros en ne sachant pas ce qu’ils deviendront (perte de valeur – chute de l’euro -) N’étant pas une financier(e) je crains le pire et désire faire don de ce dont il m’est seulement possible ( ayant 82 ans !). Puis je donner mon parking et ma cave à ma fille dès à présent. ? Est ce raisonable ? et lui remettre en espèces les dix mille euros ?

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