La lévitation des marchés n’est pas mécanique, elle repose sur une croyance … que les actifs risqués sont meilleurs que le cash.

Il y a quelques jours je vous au offert un texte intitulé; « un jour viendra ou la croyance se révèlera fausse ». Je vous le conseille à nouveau car il va au fond du problème que constitue la spécificité de la situation présente.

Dans ce petit texte fondamental j’essaie de vous faire comprendre quelque chose que n’est jamais abordé à savoir est ce que ce sont les liquidités crées et gratuites qui produisent la hausse des cours de la bourse. Les liquidités ne sont jamais détruites il faut toujours que quelqu’un les détienne.

Je réponds non, ce en sont pas les liquidités qui produisent la hausse de la bourse , il n’y a pas de lien mécanique, entre les deux phénomènes Ce qui produit la hausse des cours de la Bourse c’est une croyance;

D’ou le titre de mon article.

Voila ce que j’écris d’important dans cet article , impregnez vous en .

Les autorités bluffent, en réalité elles n’ont pas les moyens de soutenir éternellement les prix des actifs, elles n’en ont les moyens que grâce à une croyance: toujours les détenteurs de capitaux préfèreront acheter des actifs plutôt que de garder la monnaie. Toujours posséder des actifs qui rapportent un peu et performent sera préférable à garder du cash qui ne rapporte rien et subit l’érosion de l’inflation.

Et cela c’est le mythe , c’est l’invariant qui est à la base de la croyance en l’efficacité et aux pouvoirs des banques centrales. C’est un mythe , il y a des moments, souvent terribles dans l’historie ou le cash est préférable, ou l’attrait du cash devient irrésistible.

Cette croyance que le cash n’est pas désirable est une croyance fausse et cette fausseté un jour se révèlera , brutalement. Après les premiers 20% de baisse des marchés, les idiots reviendront acheter « the dip », mais pour une fois, ils auront tort, ils se feront « tarter » et ceci sera le grand signal. .. le signal qu’il vaut mieux ne rien gagner sur son cash mais ne pas perdre son capital ; ce sera le signal que le temps ou tout était désirable sauf le cash est révolu.

Ce jour l’excellent John Hussman publie un texte qui me fait une agréable surprise ; il reprend le thème de cette croyance que j’ai élaboré la semaine dernière. Il le fait sous le titre « Croyances inadaptées »;

« L’une des questions les plus persistantes que j’entends est de savoir pourquoi nous ne nous adaptons pas simplement à la réalité que la Réserve fédérale ne « laissera » plus jamais le marché baisser sérieusement . 

Le problème avec ce point de vue est qu’il repose sur la prémisse que la politique de la Réserve fédérale soutient le marché de manière claire et mécanique , alors que son efficacité repose en réalité uniquement sur la psychologie spéculative des investisseurs.

Nous pouvons certainement admettre, et nous devons en effet admettre, que remplacer une montagne d’obligations du Trésor portant intérêt par une montagne d’argent de base à taux zéro peut à la fois manipuler modifier et manipuler la psychologie des investisseurs. 

C’est un simple fait qu’une fois qu’un dollar de base monétaire a été créé, quelqu’un dans l’économie doit le détenir à tout moment, sous forme de base monétaire , jusqu’à ce que cette base monétaire soit retirée. 

À condition que les investisseurs soient enclins à spéculer et qu’ils oublient le potentiel de pertes en capital significatives, l’inconfort lié à la détention de monnaie de base à intérêt zéro encourage chaque détenteur successif à rechercher des titres de plus en plus risqués qui, selon eux, leur procureront un rendement positif et plus élevé.

Chaque fois qu’un acheteur place de l’argent de base « dans » le marché boursier, un vendeur lui le retire tout de suite. L’argent de base à rendement zéro a simplement changé de mains. L’argent de base c’est une patate chaude. On s’en débarrasse mais il faut que quelqu’un le reçoive. Celui qui vend le titre reçoit l’argent de base dont l’acheterur du titre veut se débarrasser.

Ce qui « maintient le marché boursier », ce n’est pas la liquidité à taux zéro, du moins pas de manière mécanique. C’est une forme de psychologie spéculative particulièrement déformée qui exclut la possibilité de perte, quelle que soit l’extrême gonflement des valorisations. Ce qui maintient le marché ce ne sont pas les liquidités mais la croyance sur laquelle repose l’esprit spéculatif.

Il est important de noter que les politiques d’assouplissement de la Fed ne profitent au marché boursier que si les gens sont enclins à spéculer. Si l’aversion au risque augmente ils ne spéculent pas. . Dans cet environnement, d’aversion au risque les investisseurs considèrent les liquidités sûres et à faible taux d’intérêt comme un actif souhaitable, et non comme un actif inférieur dont il faut se débarrasser.. Ainsi, comme nous l’avons vu lors des effondrements de 2000-2002 et 2007-2009, créer plus de monnaie ne provoque pas de manière asurée le retour de la spéculation.

La chose la plus impressionnante ici n’est pas que les président dela Fed fassent toujours la même chose encore et encore comme s’ils n’avaient en quelque sorte aucune mémoire, non la chose la plus impressionnante c’est la confiance que la communauté financière a en eux, malgré le fait qu’ils aient été déçus à deux reprises dans le passé . Ces revers n’étaient pas négligeables. Le crash technologique a été brutal. La crise immobilière a été impitoyable. Et pourtant, c’est comme si cela n’était jamais arrivé.

Il est terriblement dangereux de supposer que l’extrême biais haussier de la psychologie spéculative est permanent. 

Dans notre travail, l’indicateur le plus fiable pour savoir si les investisseurs penchent vers la spéculation ou l’aversion au risque est l’ uniformité des données internes du marché à travers des milliers d’actions, d’industries, de secteurs et de types de titres, y compris les titres de créance de solvabilité variable. 

Lorsque les investisseurs sont enclins à spéculer, ils ont tendance à être aveugles à ce sujet. Au cours d’un siècle de cycles de marché, y compris le cycle de marché de pic à pic de 2007 aux récents sommets du marché, la totalité du gain du S&P 500 au-delà des bons du Trésor s’est produite dans des périodes où notre principal indicateur des données internes du marché a été favorable. , tandis que les pertes de marché les plus importantes, y compris celles du récent cycle de marché, se sont produites alors qu’elles ne l’étaient pas.

Au milieu des valorisations les plus extrêmes de l’histoire, nous avons observé une détérioration progressive de nos mesures internes au cours des derniers mois, avec une accélération des ruptures entre les actions individuelles au cours de ces dernières semaines. Pour cette raison, nos positions d’investissement actuelles peuvent être qualifiées de clairement défensives. Ces perspectives s’assoupliront également immédiatement si nos mesures des données internes du marché venaient à s’améliorer. Nous nous attendrions à adopter au moins une perspective modérément constructive si l’amélioration des paramètres internes du marché faisait suite à un recul important des valorisations, même si les valorisations sont loin des normes historiques.

Une réflexion sur “La lévitation des marchés n’est pas mécanique, elle repose sur une croyance … que les actifs risqués sont meilleurs que le cash.

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