Pourquoi on rentre dans le peuple comme dans du beurre, même plus besoin d’y mettre de la pommade. Macron insulte le peuple, il ne prend même plus la peine de le flatter.

Je suis fasciné par les NPC, les Non Playing Character: ils peuplent les jeux vidéos mais ils expriment une réalité du monde actuel.

Les NPC n’ont pas de vie propre, leurs déterminations sont ailleurs, ils sont agis par le concepteur du jeu c’est à dire, dans le monde actuel, qu’ils sont agis par le Système, par la Structure.

Les NPC ont néanmoins l’illusion d’exister.

Les idiots disent même qu’ils sont individualistes parce qu’ils ont brisé leurs liens sociaux, liens de famille, liens de classe. Ce n’est pas être individualistes que d’etre seul et d’être un tableau noir sur lequel le système écrit ce qu’il veut.

Parce qu’ils se croient être des individus! On le leur a dit dans les pubs. Vous êtes « vous », soyez « vous même », et « vous le valez bien. » Et vous le « valet » bien.

Mais non les NPC, sont simplement l’incarnation de la mêmitude; qui convient au système.

Quand on vous dit pour vous vendre un nouveau rasoir » faites ressortir votre moi profond » on vous dit soyez le consommateur que nous souhaitons, bien docile qui nous donne son pognon. Soyez le même que tous ces millions de connards!

Le système les programme tous « Même », et leur inculque l’îllusion d’être différents, d’être autonomes, de s’autoriser d’eux même. Le secret du diable c’est de vous faire croire qu’il n’existe pas. Ou comme le disait le salopard de Rumsfeld , plus mauvais secretaire d’état que l’Amerique ait connu. « nous fabriquons notre propre réalité et le reste s’adapte ».

La modernité a déplacé le sujet, le fameux sujet cartésien celui qui disait, « je pense donc je suis« .

Freud a tué cet imbecile cartésien quand il a découvert l’inconscient et qu’il a dit « le sujet n’est pas là ou on le croit, il est ailleurs »l Et il ne le sait pas!

Lacan est allé plus loin quand il a asséné « la ou je crois être, je ne suis pas, je suis un effet de miroir, un leurre, un effet de coupure introduit par le langage, je suis un effet…

Le structuraliste avec Althusser et Levi-Strauss est encore plus radical il fait sortir le sujet de lui même, le sujet est une structure, un système, élément d’une structure, d’un système ….

Finalement peu importe car l’essentiel c’est l’écart entre le monde dans lequel vit le peuple et la théorie, l’intelligibilité que les élites projettent sur le monde. Le peuple et les élites vivent dans le même monde mais ils pratiquent des représentations du monde différentes.

Celles des élites sont sous de nombreux aspects plus efficaces que celles du peuple car les élites ont le pouvoir, le pognon, les media, le prestige, les écoles, le droit qui dit ce que l’on peut et ce que l’on ne peut pas faire; le peuple vit dans un monde ringard que les élites déconstruisent afin de généraliser la servitude volontaire. Le meilleur exemple c’est évidement le Woke qui est une colossale entreprise de destruction des peuples, de fracassement de leur colonne vertébrale, avec comme axe principal l’émasculation, la féminisation, la soumission, la des-héroisation. Le nouveau héros,c’est l’anti-héros, c’est la victime!

Face aux progrès de la connaissance le peuple est en retard. Les élites ont accès à des armes dont le peuple ne soupçonne même pas l’existence. Et quand un enfant du peuple monte dans l’échelle du savoir et accède aux connaissances qui pourraient tirer le peuple vers le haut, le système le débauche, il le transforme en harki qui finalement au lieu d’élever la conscience du peuple, le trahit et aide à le baiser.

Il n’est pas impossible que Macron ait été l’un ces harkis, c’est à creuser:

Le peuple est dans le zig alors que les élites sont dans le zag.

Il y a coupure entre les deux mondes, coupure entre les pratiques, coupure entre les codes.

Les élites disposant des leviers brisent les codes du peuple, ils le laissent désemparé, sans repères ce qui fait que les moyens traditionnels dont disposait le peuple pour se faire respecter disparaissent. Il lui reste à faire l’imbécile, le Gilet Jaune …

La modernité a conceptuellement détruit le « sujet », elle l’a déconstruit, elle l’ a tué et elle pense sans le sujet. Et le peuple vit encore dans cette illusion du sujet, le peuple croit que lui même est un sujet alors qu’il est deja un objet, un artifact, une fabrication. J’ai cessé il y a bien longtemps d’employer le concept de Société Civile à la Burke, car il n’y a plus de Societe Civile, il n’y a plus qu’un troupeau, dé-civilisé car fabriqué, massifié.

La modernité instrumentalisée par les pouvoirs pense en terme de système et de structure, elle ne pense plus en terme de sujet qui fait l’histoire. Le sujet n’est plus le sujet de l’histoire puisque ce sujet on le fabrique,: on produit le sujet avec ses illusions sur lui même, on produit le sujet qui convient à la reproduction du système: on produit le NPC, on produit le « Même ».

Il faudrait bien sur élaborer sur ce « ON » que j’utilise mais c’est une autre histoire.

Le système tient à cause de cet écart, à cause du développement inégal qui fait que les élites pensent d’une certaine façon alors que les peuples pensent d’une autre façon. Le peuple croit qu’il existe, que la monnaie c’est une richesse, qu’il y a bien eu un Contrat social, que la démocratie cela existe, que les élites veulent son bien ::: que les mots ont un sens. Le peuple n’a pas compris l’écart qu’il y avait entre une verité et une opinion, que les mots et les choses ne coincident plus, que les opinions ne se forment plus sur la base de la raison mais grace à la répétition etc.

La représentation du monde que le peuple a, est fausse, éclatée, chaotique, morcelée, brouillée, attardée, inadequate et comme elle est fausse et que les elites en ont une autre, en pratiquent une autre meilleure , alors on rentre dans le peuple comme dans du beurre, et on le baise sans même avoir besoin d’y mettre de la pommade.

Macron insulte le peuple, il ne prend même plus la peine de le flatter.

Voila notre monde, celui de la mêmitude qui se fait passer pour individualiste

La Grande Réification, ou le remplacement covidien des humains par des artefacts

Campana.

A ceux qui lui demandent de prouver le Grand Remplacement, Renaud Camus répond : « fiez-vous à vos yeux ! ». Le problème est que le réel est aujourd’hui refoulé lorsqu’il contredit sa représentation falsifiée.

Il est préférable, désormais, de ne plus distinguer les allochtones des autochtones, de ne plus différencier une femme d’un homme, de ne plus discerner les chrétiens et les musulmans, de ne plus reconnaître les Blancs et les Noirs. Bref, il est préférable d’être aveugle. Le réel est obsolète et, pour être tranquille, il vaut mieux ne plus s’y référer.

Voyez bien le chemin parcouru depuis que la révolution dite “française“ a sonné la charge contre le réel. L’abolition des distinctions a touché les ordres, les religions, les communautés, la famille, les races, les nations, la sexualité, les sexes… Aujourd’hui, elle estompe les frontières entre l’animal et l’humain, celui-ci étant assigné à n’être qu’un animal comme les autres. Pensez-vous que ce processus d’abolition des distinctions en restera là ?

Le Forum de Davos et Klaus Schwab n’ont pas caché leur volonté de profiter du Covid-19 pour réinitialiser l’économie et accélérer la « quatrième révolution industrielle ». On le sait, cette révolution repose essentiellement sur « l’internet des objets » et l’attribution à chaque objet connecté d’une « identité numérique » et d’une « personnalité virtuelle » (ce sont les mots qu’ils emploient). Les objets communiqueront des informations sur le web, notamment toutes les données les concernant, comme le lieu où ils se trouvent ou leur environnement physique. L’ensemble des données ainsi collectées grâce à des « capteurs » permettront, nous dit-on, une « grande réinitialisation », un “Great Reset“ d’à peu près tout ce qui existe, vers un monde meilleur et probablement le meilleur des mondes. 

Le problème est que dans l’esprit du Forum de Davos, chaque être humain doit également posséder une « identité numérique ». Les passes sanitaires, les passes vaccinaux, les QR-Code et la vaccination ont précisément pour objectif de nous préparer à cette identité numérique. Du point de vue de la révolution numérique et du traitement des données, quelle sera alors la différence entre un objet et un être humain ? Finalement, l’un comme l’autre peuvent être réduits à un ensemble de données numérisables. On peut considérer qu’un humain a comme un objet une fonction, une machinerie interne, un degré d’obsolescence, des dysfonctionnements, une localisation, bientôt un système RFID “embarqué“, etc. De plus, un humain, d’autant mieux s’il est pucé, communiquera avec des objets comme les objets communiqueront entre eux et avec lui. Pourquoi la personnalité numérique d’un humain serait-elle alors différente de la personnalité numérique d’un objet ? Tout étant « données », pourquoi le monde numérique devrait-il les appréhender différemment ?

Par le biais du numérique le biologique réintègre la matière inanimée et ne s’en distingue plus. Faire de l’homme un objet sans âme est un vieil espoir transhumaniste. Attali ne s’en cache pas : « l’histoire de l’humanité est une longue traduction de l’être vivant en un objet, en un artefact » et il pose la question : « serons-nous un jour des objets comme les autres ? » (source) .

Nous assistons évidemment à une offensive qui vise au Grand Remplacement des humains par des artefacts. L’artefact sera doté d’une « technologie embarquée » (nanoparticules de graphène, puces électroniques RFID implantées ou injectées, tatouages connectés…). En temps réel, cette technologie indiquera à Big Data tout ce qu’il convient de connaître sur l’artefact : son statut vaccinal par exemple mais aussi sa pression artérielle, son temps de sommeil, sa localisation, les identités numériques (objets ou artefacts) qu’il croise, les achats qu’il fait et peut-être même, un jour, ses pensées les plus intimes. Cette technologie aura également de nombreuses autres applications. L’argent étant lui aussi numérique, Big Data pourra facilement interdire certains achats à l’artefact, si celui-ci a par exemple dépassé son quota d’empreinte carbone. Big Data pourra également interdire à l’artefact de démarrer sa voiture, si par exemple il n’a pas payé une amende de stationnement. Il pourra également lui interdire d’aller au restaurant ou de prendre un TGV si son statut vaccinal n’est pas à jour. Enfin, il n’est pas exclu que cette technologie soumette l’artefact a une obsolescence programmée qui pourrait, le moment venu, prendre la forme d’une thrombose ou d’un arrêt cardiaque.

On comprend bien qu’il n’était pas possible de passer de l’humain à l’artefact sans avoir préalablement réalisé la déconstruction de l’ordre traditionnel, mais aussi la déconstruction de l’Eglise, de la famille, de la nation, des sexes, du spécifiquement humain et du peuple lui-même par l’immigration de peuplement. Ces déconstructions ont été faites méthodiquement depuis deux siècles, depuis que l’oligarchie s’est emparée de tous les leviers du pouvoir.   

On ne peut donc dissocier le Grand Remplacement de l’humain par des artefacts (la Grande Réification) du Grand Remplacement des autochtones par des allochtones. La disparition des peuples et de leurs discours sur la finalité de l’existence est la condition du transhumanisme. Défendre notre autochtonicité et nos droits en tant que peuple autochtone n’a aucun sens si nous ne défendons pas dans le même temps notre humanité. Inversement, défendre notre humanité n’a aucun sens si cette humanité est dissociée de ce qui spécifie l’humain, à savoir la propension à s’organiser autour de valeurs culturelles qui identifient et distinguent les groupes. Les valeurs identitaires prouvent l’existence authentiquement humaine et l’existence authentiquement humaine implique la production de valeurs identitaires. Le XXe siècle a vu l’avènement de l’humain sans appartenance, de l’être déraciné. La crise Covid nous laisse entrevoir l’avènement de l’individu déshumanisé, de l’individu réifié, réduit à l’état de chose et d’objet numérique. Cette réification interdira tout retour en arrière. Les peuples ne pourront plus renaître et les individus perdront définitivement leur liberté. De ce point de vue, nous sommes avec le covidisme à un moment charnière de notre histoire.

Ici, n’en déplaise à certains de nos lecteurs, il nous faut souligner une ambigüité dans la pensée d’Eric Zemmour. Celui-ci ne voit pas, ou se refuse à voir, que l’immigrationisme et le covidisme proviennent des mêmes cercles oligarchiques et poursuivent les mêmes objectifs d’ingénierie sociale et de contrôle social. Lutter contre l’immigrationisme mais laisser le covidisme tracer tranquillement sa route vers le meilleur des mondes n’a aucun sens : les artefacts ne seront pas plus Français qu’Algériens ou Sénégalais. Ils n’auront pas d’identité autre que l’identité numérique attribuée par Big Data. Le « monde d’après » imaginé par le Forum de Davos sera un monde entièrement numérisé sans nations, sans cultures, sans religions. Le Grand Remplacement démographique deviendra littéralement impensable car il ne sera plus question d’hommes mais de données numériques. La Grande Réification équivaut à une fin de l’Histoire, à un Great Reset historique.  

Eric Zemmour doit donc sortir de cette contradiction et délivrer un discours clair sur les injections de produits expérimentaux, sur le passe sanitaire et le passe vaccinal, sur le QR-Code, prototype d’identité numérique, et sur l’idéologie covidiste en général. S’il ne le fait pas (et cela vaut pour tous les anti-remplacistes), la contradiction que nous pointons révélerait sans doute a minima une faiblesse rédhibitoire de la pensée. Nous sommes à un carrefour existentiel pour l’humanité : chacun doit maintenant indiquer la direction qu’il voudrait lui faire prendre.  

Antonin Campana

2 réflexions sur “Pourquoi on rentre dans le peuple comme dans du beurre, même plus besoin d’y mettre de la pommade. Macron insulte le peuple, il ne prend même plus la peine de le flatter.

  1. Merci.

    Jamais un pouvoir n’aura eu autant de moyen technologique pour la propagande et ceci arrive après des décennies de travail de sape déjà réalisé par la télé.

    La publicité ne nous vend plus du rêve, elle représente juste le monde rêvé par l’oligarchie, celui qu’on nous impose tout en n’ayant pas le droit de le nommer. Le grand remplacement il est dans la pub. La dernière pub Amazon fait apparaitre 5 ou 6 personnages sans qu’il y ait un seul blanc. Ai-je le doit de dire que c’est du foutage de gueule ? Dans une pub Aramis Auto on voit un noir qui a fait une bonne affaire et son voisin blanc jaloux ( je ne l’aurais sans doute pas remarqué si je ne savais qu’ il serait interdit d’inverser les rôles sous peine d’être taxé de racisme). On pourrait faire un roman…. Nous sommes plus que jamais dépossédé de tout et surtout de tout esprit critique.

    C’est comme ces pseudo débats à la télé qui sont un café du commerce reconstitué où des gens ( toujours les mêmes) viennent penser à notre place et dont on a juste le droit de se dire de temps en temps « il a raison ». Quand j’étais ado, on avait des débats de qualité, le plus souvent avec 2 interlocuteurs qui laissaient le temps à la réflexion. Là on commente l’actualité à 4 autour d’une table et on raconte n’importe quoi,

    Et puis il y a aussi les séries télé sur Netflix notamment qui sont un puissant outil de perversion. J’ai souvent le sentiment désagréable qu’on veut me faire penser quelque chose quand j’en regarde une. Ce n’est pas nouveau, il y a toujours un partie pris dans un film ou un documentaire et c’est d’ailleurs très bien quand c’est assumé mais aujourd’hui c’est plus vicieux, plus subliminal. On veut vous faire croire à la fin que vous pensez par vous même ce qu’on a voulu vous faire penser.

    Il faut sans arrêt être sur ses gardes, l’ennemi est partout.

    Si je pouvais me permettre un conseil aux jeunes je leur dirais ; n’ayez pas peur de vous faire traiter de complotiste. Quand c’est le cas c’est souvent que vous avez un théoricien de la coïncidence face à vous. Vous pouvez vous tromper mais à sa différence, vous réfléchissez.

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