Editorial: si Powell choisissait d’être un vrai faucon, ce serait le suicide américain.

Je viens de livrer une analyse de l’intervention de Powell après la réunion du FOMC.

La thèse que je défends dans cette analyse est claire et simple:

Powell fait de la politique, on lui dit qu’il faut maintenant lutter contre l’inflation des prix des biens et services , et donc il parle contre l’inflation. Il fait la grosse voix. Il joue au faucon.

Hélas la stabilité financière est tellement précaire qu’il ne peut absolument pas mettre ses actes en accord avec ses paroles.

Donc il louvoie et il tergiverse; il gagne du temps en espérant secrètement que l’évolution économique lui donner raison, que la conjoncture va se refroidir, que la demande va chuter et que l’offre va s’améliorer ce qui permettra de vérifier que l’inflation n’était bien que transitoire.

Powell espère un ralentissement spontané et un retour des forces de déflation.

Forecast for real GDP growth (%) by the Conference Board.

2020202120222023
US-3.45.73.83.0
Europe-6.65.04.11.7
Japan-4.72.53.31.4
ACE-4.65.13.92.3
China2.25.03.33.2
India-7.17.58.54.3
LA-7.56.42.21.7
EME-2.15.24.03.2
World-3.35.13.92.8

https://www.conference-board.org/topics/global-economic-outlook/global-economic-outlook-2022-infographic

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Si en sens inverse Powell avalait l’hameçon de la lutte contre la hausse des prix , ce ne serait pas seulement le risque pour la stabilité financière qui se manifesterait, non, cela c’est pour la propagande, le risque qui se manifesterait ce serait de la destruction économique; ce risque depuis longtemps repoussé car cataclysmique.

La fonction réelle mais dissimulée de la politique monétaire:

éviter la destruction créatrice.

Tout simplement parce que la fonction de la politique monétaire et financière non conventionnelle est d’empêcher la destruction créatrice, maintenir en vie les zombies, créer une demande artificielle supérieure à la demande spontanée, financer les dépenses de soutien social du gouvernement pour booster la demande et éviter de hausser les impôts sur les entreprises et finalement en dernière analyse pour maintenir un taux de profit apparent du système supérieur à la fois au taux réel et au taux sans artifice.

Powell est arque bouté pour éviter non pas la chute du marché boursier, cette chute il la tolèrerait volontiers , elle serait un moindre mal, mais elle entrainerait la destruction créative.

Supposons que les autorités de la banque centrale décident qu’il est temps, comme le voulait Mellon en 29, de tolérer la destruction de toute la pourriture, que se passerait-il?

Les entreprises zombies feraient faillite après qu’une hausse des taux d’intérêt, conçue pour y parvenir, les rendraient incapables d’assurer le service de leur dette, les marchés chuteraient en boule de neige, les actifs bancaires s’écrouleraient, les collatéraux fondraient comme neige au soleil, les patrimoines se dégonfleraient laissant le système crouler sous les dettes irrécouvrables..

Historiquement, cela ressemblerait aux années 20 ou aux années 1930. Certainement en pire car la finance représente maintenant plus de 200% des GDP.

La destruction créatrice conduirait à des licenciements massifs et à une longue période de chômage alors que les systèmes sociaux et politiques sont deja très fragilisés par le populisme et les inégalités.

La fragilisation occidentale interviendrait précisément au moment ou les tensions géopolitiques sont exacerbées, ou la compétition stratégique a laissé la place à la guerre froide et à la préparation des grands affrontements pour l’hégémonie globale.

Non seulement nos arrangements sociaux et politiques internes ne résisteraient pas à une vague de destruction créatrice, mais ils seraient fracassés par la contestation sociale alors que la compétition stratégique est en cours de développement accéléré.

les classes aisées, riches et ultra riches savent tout cela. Elles avent que le système, fragile, fissuré, a bseoinde tenirencore quelque temps apr le dopage en attedant les chocs historiques quise profilenta l’horizon.

3 réflexions sur “Editorial: si Powell choisissait d’être un vrai faucon, ce serait le suicide américain.

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