Point de vue sur le pétrole: l’autruche.

Point de vue sur le pétrole

Lorsqu’on lui demande pourquoi les prix du pétrole ne sont pas plus élevés qu’ils ne le sont, compte tenu de la grave situation en Ukraine, un gestionnaire d’un fonds spéculatif d’un milliard de dollars a une réponse effrayante : c’est parce que les traders n’ont tout simplement pas encore réalisé à quel point les choses vont mal.

Andurand a comparé ce qui se passe actuellement avec la crise russo-ukrainienne à l’effet d’autruche qui a eu lieu au début de la crise du Covid-19: personne ne veut croire à quel point les choses vont mal.

Indépendamment de ce que certains pensent, cependant, Andurand, directeur des investissements chez Andurand Capital Management, mise sur le fait que les prix du pétrole brut resteront élevés, voire augmenteront.

Mais cela n’a pas empêché Andurand de croire qu’il est encore possible de sanctionner le pétrole russe.

En supposant que la Russie exporte 6,5 millions de barils de pétrole par jour, 2 millions de barils se dirigent vers la Chine et continueront à aller en Chine – sanctions ou pas de sanctions. 

Cela laisse 4,5 millions de barils par jour. 

Si l’Oural continue de vendre à un prix très avantageux, la Chine pourra augmenter ses achats, jusqu’à 1,5 million de barils supplémentaires par jour. 

Les 3 millions de barils restants par jour qui affluent normalement vers les pays qui adhéreront probablement aux sanctions représentent ce dont le marché manquerait. 

Les producteurs du Golfe pourraient augmenter la production de pétrole de 1,5 million de barils, estime Andurand, laissant 1,5 million de barils par jour à compenser avec des ponctions coordonnées sur les SPR – les SPR, les stockages-.

La première partie est raisonnable – en particulier que les contrats à terme sur le pétrole sont toujours décalés alors qu’il est très possible que nous voyions un contango. Le déport signifie que les prix à terme sont plus bas pour les livraisons futures qu’actuellement ; contango est le contraire. 

Compte tenu de la forte demande et de l’offre insuffisante, cela n’a aucun sens que le déport soit toujours là, à moins que vous ne pensiez qu’il ne s’agit que d’une « inflation temporaire ».

La 2ème partie cependant, c’est de la foutaise.

L’OPEP+ est déjà incapable de respecter ses quotas de production.
Notez que dans le passé, les combats visaient à augmenter le quota. Alors d’où viendraient exactement 1,5 mbj alors que l’OPEP+ ne peut même pas respecter son augmentation de quota de 400 kbj ? [bd = barils par jour. m = million, k = mille]

Ensuite, il y a le non-sens des SPR. Ok, disons que Biden crache encore 50 mbj du SPR – ce serait environ 30 jours à 1,5 mbd.

Il semble plus qu’idiot de penser qu’un régime de sanctions pétrolières contre la Russie ne durerait que 30 jours. Les sanctions de l’Iran ont duré pratiquement une génération à ce jour.

Nous avons donc une version fantasmatique du SPR combinée à une augmentation de la production fantastique de l’OPEP. 

Est-ce que 2 fantasmes deviennent réalité ?

Cela ne tient même pas compte du fait fait que TOUT le Moyen-Orient n’a pas signé pour le régime de sanctions US/EU.


Ni les Émirats arabes unis, ni l’Arabie saoudite, ni l’Iran, ni Israël.
Je ne pense pas que ces 4 pays se soient mis d’accord sur une position conjointe..

Une réflexion sur “Point de vue sur le pétrole: l’autruche.

  1. Les effets notoirement néfastes sur l’inflation mondiale des prix de l’énergie rentrent dans le cadre pro-climat des engagements de la Cop 21, de l’agenda 2030 de l’U.E avec à l’intérieur la grosse matraque socio-économique masochiste du programme FIT FOR 55. Ils nous promettent la chute de 55% d’émission carbone et biensur un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM). Le concept de « frontières » s’entend et s’étend aussi pour tous les individus puisque la création d’une identité numérique règlera par tracking et tracing nos achats qui seront quantifiés en « valeur carbone ». S’appliquera l’intendance des bons et des mauvais sujets avec la technique (déjà éprouvée par la Chine) du « bonus-malus » pour tout citoyen/consommateur/producteur. A l’inverse vous deviendriez ce « non citoyen » dans un régime hybride: communiste et capitaliste. Le régime de Poutine nous apparaîtrait, après coup, comme un havre de démocratie!

    Le préalable à ce climato-fascisme social et sociétal fut le passeport sanitaire/vaccinal avec son QR code d’identification numérique pour marquer la « bete ». La suite logique s’entend comme un contrôle totalitaire de nos « démocraties » vertueuses. Ce que nous avons vécu avec l’expérience du covid 19 dans sa version socio-hypnotique de masse a vu l’exemple récent de Trudeau élevé à la sauce « woke » qui n’a pas hésité à faire légalement bloquer les comptes bancaires des manifestants pour les faire basculer en une catégorie honnie de « non citoyens » pour dissidence idéologique face à l’état (assurant ainsi leur « mort sociale »). Dans une tonalité harmonisée, Macron, qui est issu du meme terreau davosien (global young leader), n’hésita pas à insulter en les « emmerdant » les désignés « irresponsables » non vaccinés pour en faire aussi des « non citoyens ». Typiquement pour les soignants non vaccinés, ciblés comme des parias, ils furent exclus de toute vie sociale, de possibilité d’accéder à un travail ou de tout recours en aides d’état (Meme les clandestins sont mieux soutenus!).
    Ceci représente un avant-gout du système tyrannique qui se met en place et que la population dans sa majorité aveugle va consentir car son indifférence d’hier vaut aussi pour sa lacheté d’hier jpointe à celle de demain. Les contre-coups d’inflation, de manque face à des chaines d’approvisionnement perturbées et aux flux réduits de produits/matières 1ères nous préparent déjà au monde merveilleux de Davos ou le sacrifice est à l’honneur, la soumission une exigence.

    La guerre actuelle en Ukraine nous annonce un durcissement politique national et un renforcement paradoxal de la légitimité des chefs d’état qui nous envoient dans le mur de la dette et de l’enfer économique… C’est que le poisson rouge n’a rien à envier à l’humain pour sa mémoire. Rassurez-vous, leur cul restera propre pendant que nous nous coltinerons la merde parce que eux aussi nous emmerdent… mais c’est pour notre bien.

    Si je suis inquiet pour notre situation sociale et économique dans un avenir assez proche, je le suis aussi concernant les conséquences géopolitiques que manage la bonne d’abrutis qui nous gouvernent, celle de France mais aussi et surtout celle de Bruxelles car ils ne sont que les soudards de l’Empire.

    Nous savons, sur ce blog, que Poutine avait des revendications sécuritaires légitimes en ce qui concerne l’Ukraine. La neutralité espérée de ce pays devait faire positivement tampon et frontière limitante aux poussées hégémoniques des USA/GB/OTAN. Cette garantie de neutralité si elle avait été ouvertement soutenue par des pays européens et garantie par Zelensky aurait pu aboutir à une paix durable… au lieu de cela, tout a été fait pour se servir des cobayes ukrainiens pour faire progresser la stratégie d’isolement et d’affaiblissement de la Russie tout en l’éloignant de l’Allemagne définitivement.
    Ce qui est à craindre, c’est la guerre invisible que mène l’occident contre l’orient pour s’assurer la victoire totale. La prochaine phase pourrait être la main mise sur la Mer noire par l’OTAN en jouant sur un allié réticent: la Turquie.

    Je vous propose un extrait (08.02.2021) d’analyse du « grand jeu » dont nous sommes les pions ignorants et qui feront si bien les frais de l’agressivité occidentale:
    https://archive.is/GHfxJ

    « La Russie, l’Ukraine et la Turquie doivent s’opposer catégoriquement à la prise de contrôle de la mer Noire par les États-Unis et l’Europe et bloquer tous les chemins qui mènent à cette fin.
    Si nous ne le faisons pas, la deuxième étape de la crise consistera à monter la Turquie et la Russie l’une contre l’autre. C’est le but ultime de l’Occident. Après l’Ukraine, ils s’efforceront de dresser la Turquie contre la Russie. Si les États-Unis et l’Europe s’installent en mer Noire, une guerre entre la Turquie et la Russie sera inévitable. Si cela se produit, la Russie et la Turquie seront incapables d’empêcher le conflit.
    L’Occident identifie désormais la Turquie comme une menace, tout comme la Russie. Ils prévoient d’épuiser les deux pays avec un seul complot, en utilisant l’un contre l’autre, pour éliminer les deux.
    La Turquie en est consciente ».
    Le contrôle par la Turquie des détroits des Dardanelles et du Bosphore l’autorise à bloquer les navires de pays en guerre en vertu de la Convention de Montreux de 1936.
    Pour la Russie, être empêché de naviguer vers la Méditerranée pourrait être problématique puisque l’accès au Moyen Orient et à l’Afrique serait impossible. Leur seul atout légal est de pouvoir rejoindre leur port d’attache en mer Noire. On comprend alors que la Turquie otanesque dispose d’un pouvoir sur l’équilibre stratégique russe dans cette région. On peut imaginer que l’OTAN fera pression sur la Turquie pour bloquer l’accès à la Méditerranée et si elle devait obtempérer, l’OTAN aurait les mains libres pour agir dans cette région et fragiliser la stratégie militaire russe en fomentant des actions grace par exemple à de nouveaux « printemps arabes » téléguidés (d’autant que la FAO s’inquiète de la hausse des prix et de ses effets sur des pays importateurs).

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