Document :L’impérialisme canadien, les complices ukrainiens d’Hitler et la guerre OTAN-Russie. Révélations.

Le Parti de l’égalité socialiste (Canada) se joint à ses partis frères au sein du Comité international de la Quatrième Internationale pour appeler la classe ouvrière à s’opposer à la guerre imprudente et sans cesse croissante des États-Unis et de l’OTAN contre la Russie. 

Sans l’intervention révolutionnaire de la classe ouvrière internationale, les puissances impérialistes plongeront l’humanité dans une conflagration mondiale, comme elles l’ont fait deux fois auparavant au siècle dernier. 

L’impérialisme canadien joue un rôle particulièrement provocateur et belliqueux dans la guerre d’Ukraine, comme il l’a fait dans la préparation et l’instigation de la guerre. Au cours du dernier quart de siècle, sous les gouvernements libéraux et conservateurs, le Canada a soutenu avec enthousiasme la campagne menée par les États-Unis pour encercler la Russie et lier l’Ukraine à l’OTAN et à l’Union européenne. À partir de 2015, des centaines d’entraîneurs des Forces armées canadiennes ont été déployés en Ukraine, où ils ont travaillé aux côtés de militaires américains et britanniques pour réorganiser les forces armées ukrainiennes. Cela comprenait l’aide à l’intégration et à la formation des fascistes du bataillon Azov.  

Le gouvernement libéral de Trudeau a mené la charge de la guerre économique totale contre la Russie. Travaillant en tandem avec le régime conservateur britannique, il a fait pression pour l’exclusion de la Russie du système bancaire SWIFT et la saisie des actifs de la banque centrale russe. Depuis janvier, le Canada s’est engagé à fournir 618 millions de dollars d’aide militaire à l’Ukraine au plus tard en mars prochain. La première cargaison d’armes lourdes est arrivée la semaine dernière.  

Derrière un écran de fumée de propagande de guerre empoisonnée, la classe dirigeante canadienne poursuit les objectifs économiques et géopolitiques les plus prédateurs. Dans des conditions de crise capitaliste systémique, il est déterminé à renforcer son alliance de sécurité militaire vieille de huit décennies avec Washington, qu’il juge essentielle pour sécuriser et étendre ses vastes intérêts impérialistes mondiaux. Le Canada a également sa propre rivalité stratégique avec la Russie. C’est particulièrement vrai dans l’Arctique, où le changement climatique rend l’exploitation des ressources naturelles et des voies maritimes de plus en plus viable.

Mais il y a un troisième facteur important qui propulse le rôle démesuré du Canada dans la guerre entre les États-Unis et l’OTAN contre la Russie : l’alliance de longue date de l’État canadien avec l’extrême droite ukrainienne.

Après la chute du Troisième Reich d’Hitler, le Canada a servi de refuge à des dizaines de milliers de fascistes ukrainiens qui avaient collaboré avec les nazis dans certains des crimes les plus monstrueux du 20e siècle et ont perpétré leur propre massacre de Juifs et de Polonais à la poursuite d’un État ukrainien « pur ».

L’impérialisme canadien a utilisé ces forces comme outils dans sa politique étrangère et intérieure de la guerre froide. Cela incluait de les aider à dissimuler et à blanchir leurs crimes. À la fin des années 1980 et 1990, l’extrême droite ukrainienne-canadienne a été déployée pour faire pression pour la restauration capitaliste, la dissolution de l’Union soviétique et, par la suite, pour la transformation de l’Ukraine « indépendante » en vassale des puissances impérialistes occidentales. 

Le Congrès ukrainien canadien (UCC) a longtemps servi de lien de collaboration entre l’État canadien et les nationalistes ukrainiens d’extrême droite. L’UCC, écrit un éminent historien canadien d’origine ukrainienne, a placé « la glorification » des collaborateurs fascistes ukrainiens des nazis « au centre même du projet d’identité nationale ukrainienne ». 

L’alliance entre l’impérialisme canadien et l’extrême droite ukrainienne est incarnée de la manière la plus frappante en la personne de Chrystia Freeland, vice-première ministre du Canada, ministre des Finances et architecte en chef de sa politique étrangère féministe. Freeland a souvent écrit et parlé de son éducation au nationalisme ukrainien par son grand-père bien-aimé. Décrire le grand-père maternel de Freeland, Michael Chomiak, comme un collaborateur nazi, c’est être charitable. De janvier 1940 aux premiers mois de 1945, il a édité le seul journal de langue ukrainienne dans la Pologne occupée par les nazis. Krakivs’ki Visti (Krackow News) a adoré Adolf Hitler, a célébré la guerre d’extermination nazie contre l’Union soviétique, a incité à la haine des Juifs et a promu la formation d’une division ukrainienne de la Waffen SS.

Le principal faucon de guerre anti-russe du gouvernement canadien, Freeland, en est venu à jouer un rôle important dans la politique intérieure ukrainienne. Chaque soir, elle s’entretient par téléphone avec le Premier ministre et le ministre des Finances ukrainiens. Lors de rassemblements de ses alliés ukrainiens-canadiens, Freeland invoque régulièrement des symboles et des rituels associés aux fascistes ukrainiens de la Seconde Guerre mondiale.

Lorsque son ascendance politique a été révélée en 2017, l’ensemble de l’establishment politique et des médias d’entreprise s’est joint à Freeland pour le rejeter sèchement comme de la « désinformation russe ». Aucune enquête sur le patronage de l’extrême droite ukrainienne par l’État canadien ne devait être autorisée, surtout sur son itération contemporaine – que ce soit l’utilisation de fascistes ukrainiens comme troupes de choc lors du coup d’État de 2014 orchestré par les États-Unis et aidé par le Canada qui a renversé l’Ukraine démocratiquement président pro-russe élu; la formation par les Forces armées canadiennes des fascistes intégrés aux forces armées ukrainiennes; ou le rôle du Congrès ukrainien canadien parrainé par l’État dans la promotion idéologique et matérielle de l’extrême droite ukrainienne et de son nationalisme exclusiviste et violemment anticommuniste.

Les dénonciations unanimes de la « désinformation russe » dans l’affaire Freeland étaient une petite anticipation de la fièvre guerrière anti-russe qui unit désormais tout l’establishment politique canadien, de droite à ostensiblement gauche, fédéraliste et indépendantiste québécois.

Les sociaux-démocrates du Nouveau Parti démocratique, avec l’appui sans réserve des syndicats, ont réagi au déclenchement de la guerre en formant une alliance gouvernementale avec Trudeau et Freeland. Au nom de la « stabilité politique », le NPD s’est engagé à maintenir le gouvernement libéral minoritaire au pouvoir jusqu’en juin 2025, alors qu’il fait la guerre, augmente considérablement les dépenses militaires et s’oriente vers l’imposition d’austérité et de réductions des salaires réels motivées par l’inflation.

Il s’agit d’une continuation et d’une escalade du rôle que les syndicats et le NPD ont joué tout au long de la pandémie. En mars-avril 2020, ils ont soutenu l’acheminement par le gouvernement Trudeau de centaines de milliards de dollars dans les marchés financiers, les banques et les coffres des entreprises, puis ont contrôlé la politique ruineuse de retour au travail et de retour à l’école qui a abouti à six vagues d’infection massive et de décès qui ont officiellement tué plus de 39 000 Canadiens.

Écrivant dans le Programme de transition, Léon Trotsky a observé qu’en temps de crise extrême comme la guerre, les dirigeants syndicaux deviennent des ministres bourgeois. L’alliance syndicale-NPD-libérale vise à réprimer la lutte des classes, afin de donner à la classe dirigeante canadienne les mains libres pour mener la guerre impérialiste à l’étranger et la guerre des classes au pays.

Ils ne réussiront pas. La pandémie, la guerre, leurs retombées économiques ruineuses et des décennies d’austérité et d’inégalités sociales toujours croissantes poussent les travailleurs du Canada, comme leurs frères et sœurs de classe du monde entier, à la lutte. De plus, ces luttes éclatent de plus en plus en opposition et en dehors des syndicats corporatistes et des faux partis de gauche de l’establishment.

Le grand défi est de donner à ces luttes un programme et une perspective socialiste internationalistes clairs. C’est la tâche du CIQI et de ses partis de l’égalité socialiste. Je vous appelle à nous rejoindre dans ce combat.

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