Les multiples cours-bénéfices actuels reposent sur des hypothèses folles concernant les marges bénéficiaires.

Ceci est un aspect des réflexions d’Hussman qui est peu developpé.

Seul Grantham avait pris la peine d ‘y réfléchir et il avait conclu que peut être les actions valaient structurellement plus cher que dans le passé parce que les marges bénéficiaires à notre époque sont plus élevées qu’elles ne l’étaient dan le passé; le partage de la valeur ajoutée est nettement plus favorable au capital qu’il ne l’était dans le passé.

Hussman avait répondu a ce débat en démontrant que sur le long terme, les marges bénéficiaires ne pouvaient rester au niveau élevé actuel et devaient baisser; retour aux moyennes de long terme.

Mais la réponse d ‘Hussman est a mon sens insuffisante car il ne raisonne pas en terme d’exploitation des salariés et donc n’a pas la bonne conception qui lui permettrait de voir les limites a stagnation des salaires. Il ne peut prouver que les marges bénéficiaires sont condamnées a rebaisser run jour ou l’autre; la surexploitation des salariés mise en place par le néo-libéralisme a un corolaire et ce corolaire c’est l’accroissement continu des dettes.

Si vous pesez sur les salaires , si vous les comprimez alors les salariés manquent de pouvoir d’achat pour acheter tout ce qui est produit en dehors des produits de luxe; et il faut que le pouvoir d’achat de salariés soit complété sans cesse par le recours à la dette; le système de surexploitation des salariés implique la croissance infinie et exponentielle des dettes dans un régime d ‘intérêt positif normal ; la limite aux marges bénéficiaire et au partage inegal de la valeur ajoutée, n’est pas au niveau de l’exploitation elle est au niveau de la croissance obligatoire de l’endettement privé et public qui en découle. J’ajoute endettement public et privé car faute de ressources fiscales suffisantes à cause des revenus salariaux insuffisants, les gouvernements doivent s’endetter.

La surexploitation -c’est à dire les marges élevées- implique une croissance sans fin des dettes privées et publiques donc une baisse continue des taux, et donc un franchissement de la borne du zéro et donc une explosion financière dans la mesure ou la valeur des actifs tend progressivement vers l’infini.

EN PRIME

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