Du bien-être animal au bien-être de l’état.

À la mi-octobre, la Suède, actuellement candidate à l’adhésion à l’OTAN, a annoncé qu’elle garderait pour elle les résultats de son enquête sur l’événement ; la cote de sécurité de ses découvertes était trop élevée «pour être partagée avec d’autres États comme l’Allemagne».

Quant à l’Allemagne, le 7 octobre, le gouvernement a dû répondre à une question d’un membre de Die Linke Bundestag sur ce qu’il savait des causes et des auteurs des attentats à l’oléoduc. 

En plus de déclarer qu’il les considérait comme des « actes de sabotage », le gouvernement a affirmé n’avoir aucune information, ajoutant qu’il n’en aurait probablement pas non plus à l’avenir. 

En outre, « après mûre réflexion, le gouvernement fédéral est parvenu à la conclusion que des informations supplémentaires ne peuvent être fournies pour des raisons d’intérêt public » (en allemand, aus Gründen des Staatswohls, littéralement : pour des raisons de bien-être de l’État)

Le bien être de l’Etat est un concept nouveau apparemment construit sur le modèle d’un autre néologisme, Tierwohl, bien-être animal. Le bien être animal dans le jargon juridique allemand récent fait référence à ce que les éleveurs de poulets et de porcs doivent être gentils avec leurs animaux pour que leurs pratiques d’élevage puissent être considérées comme « durables ». 

Cette réponse continue, et proclame que « les informations demandées sont soumises aux restrictions de la « règle des tiers », qui concerne l’échange interne d’informations par les services de renseignement ». Elles « affectent les intérêts du secret qui nécessitent une protection d’une telle manière que le Staatswohl l’emporte sur le droit parlementaire à l’information, de sorte que le droit des députés de poser des questions doit exceptionnellement passer au second plan par rapport à l’intérêt au secret du gouvernement fédéral ». 

Ouf!

À la connaissance de l’auteur, il n’y a eu aucune mention de cet échange dans les médias orientés vers Staatswohl. » 

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Une réflexion sur “Du bien-être animal au bien-être de l’état.

  1. Bonsoir M. Bertez

    Il n’est pas admissible de ne pas être auzi chentils afec fos ministres und fongtionaires que afec vos poulets und cochons! Tierwohl uber alles!
    Verstanden?

    Cordialement

    J’aime

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