Comprendre la vassalitude, en particulier la vassalitude européenne.

La vassalitude de l’Europe est maintenant reconnue .

Certes elle n’est pas débattue sauf par le petit bout de la lorgnette.

Elle n’est pas débattue car ceux qui devraient en débattre sont ceux qui profitent de cette vassalitude: les bourgeois compradores et leurs alliés qui en reçoivent les miettes..

Ils n’ont pas intérêt à braquer les projecteurs dessus.

Mais même si cette vassalitude est perçue, elle n’est pas comprise, ses origines sont mystérieuses, ses mécanismes sont non-connus, ses liens de causalité sont non décortiqués et surtout faute d’être logiquement exposée, cette connaissance est rejettée comme complotiste.

C’est l’opacité de cette vassalitude qui lui permet de durer et de s’enraciner. On la voit, on en souffre mais on ne peut lutter contre elle faute de connaissance suffisante de ses ressorts et de ses ramifications.

Au niveau de ce qui apparait, tout est complexe, confus, contradictoire, voire discutable.

Mais si on va à la racine, si on descend dans le Rabbitt Hole alors tout devient simple. Tout peut être compris même par la foule, même par ceux qui n’ont pas de connaissances monétaires, financières ou économiques.

Seule la radicalité c’est à dire la capacité à aller à la racine des choses est efficace.

Le Grand Mystere de nos sociétés modernes et post modernes c’est le Mystère Monétaire.

Le Mystère Monétaire c’est le mystère de l’Oeuvre au noir, le Mystère de l’Alchimie qui transforme le plomb en or. Le Mystère de la monnaie c’est le Mystère Méphistophelique, Faustien, Promethéen.

Comme dans les temps anciens, ceux qui gèrent les Mystères, les grands prêtres, détiennent le pouvoir, ils peuvent écremer les richesses, ils peuvent gaspiller la part maudite et s’attribuer le surplus social et faire plier les échines.

La monnaie, c’est quelque chose de très simple, c’est le gros rhinocéros gris dans la pièce, mais il faut être haut en surplomb pour le voir en entier et le comprendre. Mais elle n’est pas enseignée sauf sous une forme technique qui volontairement brouille tout.

Le gros rhino ne pénêtre pas dans les amphithéatres. La compréhension radicale de la monnaie c’est pour les gens d’en haut, du sommet, ils ont été élevés avec cette connaissance, surtout ceux qui n’ont pas fait d’études.

Les autres tous les autres ne connaissent que des romans, des théories, des histoires de la monnaie, des élucubrations ou des modèles dont la fonction ultime est de dissimuler le Mystère de la monnaie!

J’ai découpé en tranches une prestation de Michael Hudson et de Radhika Desai. Ils parlent de tout ce qui est important et de tout ce que les peuples devraient en ce moment, comprendre.

Voici la première tranche.

Traduction BB

RADHIKA DESAI : Bonjour à tous et bienvenue à cette heure de l’économie géopolitique. Je suis Radhika Desai.

MICHAEL HUDSON : Et je suis Michael Hudson.

RADHIKA DESAI : Tous les quinze jours, nous allons nous réunir pendant une heure pour discuter des évolutions majeures de l’économie géopolitique en mutation rapide de notre monde du XXIe siècle.

Nous discuterons des développements internationaux. Nous discuterons de leurs racines dans les différents pays et régions. 

Nous essaierons de découvrir la réalité qui se dissimule sous la représentation habituellement déformante de ces développements dans les médias occidentaux dominants.

Nous prévoyons d’aborder de nombreux sujets : l’inflation, les prix du pétrole, la dé-dollarisation, l’issue de la guerre contre l’Ukraine qui va déterminer tant de choses, les menaces que les États-Unis profèrent contre la Chine à propos de Taïwan, le rôle de plus en plus important de la Chine dans le monde , comment l’initiative chinoise « la Ceinture et la Route » va la remodeler, comment les alliances occidentales et le monde dominé par l’Occident qui s’est construit au cours des deux derniers siècles se fracturent si rapidement.

Nous parlerons de la financiarisation, du déclin productif de l’Occident. Beaucoup de choses importantes. Michael, est-ce que j’oublie des choses importantes ?

MICHAEL HUDSON : Eh bien, nous en parlons depuis de nombreuses décennies. Déjà en 1978, j’ai écrit un livre, Global Fracture , sur la façon dont le monde se divise en deux parties. 

Mais cette fois-ci, d’autres pays essayent de se libérer pour pouvoir suivre leurs propres développements.

Et aujourd’hui, ce sont les États-Unis qui isolent les autres pays – pas seulement la Chine, la Russie, l’Iran, le Venezuela, mais maintenant le Sud global – ce qui fait que les États-Unis eux même ont fini par s’isoler du reste du monde .

Ce dont nous allons parler, ce n’est pas seulement d’une division géographique, mais d’une division des systèmes économiques et des philosophies économiques. Nous allons parler des caractéristiques et des politiques qui façonnent cette nouvelle fracture mondiale.

RADHIKA DESAI : Ma collaboration avec Michael remonte à quelques décennies. En fait, même avant notre rencontre, j’avais lu des livres comme Global Fracture et Super Imperialism , qui étaient assez prémonitoires, et avec lesquels j’étais d’accord.

[Contrairement] à tous ces gens qui parlent de mondialisation et d’hégémonie américaine, Michael pouvait voir, et je pouvais aussi voir, les fractures sous-jacentes au système. Ma propre approche a été caractérisée par un scepticisme quant à la domination occidentale durable, l’hégémonie américaine, la domination du dollar, etc.

Et après avoir réfléchi et écrit sur de petits morceaux pendant quelques décennies, j’ai finalement abouti à ce livre, Geopolitical Economy , dont Ben [Norton] a également pris le titre de Geopolitical Economy Report , avec lequel nous collaborons bien sûr.

En économie géopolitique, je remets en question les conceptions dominantes du monde. 

Dans le « discours de la mondialisation », le monde est parfaitement uni par les marchés. Dans le « discours hégémonique américain », ou le « discours hégémonie-stabilité », le monde est uni par une seule puissance dirigeante.

Aucun de ces récits n’est vraiment vrai, et l’avancée de la multipolarité, dont j’ai soutenu qu’elle remonte au moins aux années 1870, se poursuit à un rythme soutenu. Bien sûr, aujourd’hui, la multipolarité est dans une phase de progression très rapide, et nous assistons à des changements majeurs dans l’ordre mondial.

Nous allons discuter de toutes ces choses, mais aujourd’hui, pour notre émission d’ouverture, Michael et moi avons pensé que nous pourrions introduire la grande idée qui encadre notre réflexion, qui est l’avancée de la multipolarité – ou si on veut, la difficulté de maintenir la domination occidentale.

La difficulté est si grande que non seulement les tentatives de l’Occident pour préserver cette domination sont futiles, mais elles sont même contre-productives. c’est ce qui se passe avec le conflit sur l’Ukraine ou bien d’autres choses comme les sanctions qui se retournent en fait contre l’Occident, ou commes comme les sanctions financières contre la Russie .

Donc, nous voulons essentiellement parler de cette grande idée, l’émergence de l’ordre mondial multipolaire – ou certains pourraient même dire bipolaire

Michael, voulez-vous commencer par quelques réflexions à ce sujet ?

MICHAEL HUDSON : Je pense que la force motrice la plus évidente qui divise le monde est la tentative américaine de créer un monde unipolaire sous son contrôle, [en particulier] d’imposer ses impératifs diplomatiques et ses intérêts financiers. Ils insistent pour monopoliser le système financier international afin que si les pays essaient de suivre une politique qui soutient leur propre développement, les États-Unis puissent simplement débrancher la prise et bloquer leurs transactions financières.

Note BB : voici formulée assez clairement mais de façon succinte la situation de la Construction Européenne; sa monnaie, l’euro, sa banque centrale, la BCE et surtout ses banques commerciales et banques d’investissement sont dollarisées.

Ce qui signifie que si les USA , la Fed ou le DOJ décident de les priver de dollars (débrancher la prise) – ils s’écroulent.

Les bilans de nos institutions financières sont dépendants du dollar pour se refinancer/ Il suffit de les couper de ce refinancement et ils chutent.

La situation de l’Europe sous l’apect de la dépendance à l’égard du dollar et des juridictions américaines est cent fois pire que celle de la Russie. L’Europe ne pourrait pas s’en remettre. elle est intriquée, prisonnière dans le maillage du tissus tissé par les américains avec le dollar.

Les États-Unis tentent de contrôler le commerce du pétrole. Le pétrole a toujours été, au cours du siècle dernier, une pièce maîtresse de la diplomatie américaine, car si les compagnies pétrolières américaines (avec British Petroleum et Dutch Shell) peuvent contrôler le pétrole, alors elles peuvent éteindre le courant, les lumières et les transport, de tout pays qui ne suit pas les plans américains pour imposer son ordre mondial.

Et aussi de la nourriture. Les États-Unis, depuis la création de la Banque mondiale, ont empêché les autres pays de développer leur propre production alimentaire et les ont poussés à produire des cultures d’exportation (cultures non alimentaires, cultures tropicales) afin qu’elles restent dépendantes des États-Unis pour leur céréales, afin que les États-Unis puissent les affamer s’ils essaient de suivre leur propre voie.

Ainsi, l’approche des États-Unis pour diriger l’ordre mondial consiste à diriger en étant l’agresseur – à menacer, à blesser d’autres pays – non pas en fournissant des gains mutuels [ou] en les aidant [à se développer], mais en disant : « Si vous ne faites pas ce que nous voulons, nous vous renverserons. Nous vous fomenterons un coup d’état. Nous vous ferons ce que nous avons fait avec Pinochet au Chili. Nous vous ferons ce que nous avons fait avec Boris Eltsine en Russie. Nous interviendrons ».

Le plus facile a été avec l’Europe car c’est probablement la région probablement la plus corrompue du monde. l’Europe occidentale est vassalisée, les responsables du Trésor américain m’ont dit qu’il leur a suffit de donner de petites enveloppes blanches remplies de billets d’un dollar pour contrôler la politique européenne.

Note BB: la corruption dont parle Michael est radicale à deux niveaux :

1-la bourgeoisie européenne est compradore; elle exploite pour le compte des USA et ses patrimoines familiaux sont aux USA

2- et la dépendance de la monnaie européenne à l’égard du dollar est totale comme je l’ai mille fois expliqué.

Je suis le seul d’ailleurs à l’expliquer et à la démonter en profondeur en profondeur.

L’image de Michael, car c’est une image, de l’enveloppe c’est cela, la dépendance à l’égard du dollar.

Les États-Unis essaient essentiellement d’utiliser leurs menaces et leurs sanctions, et ils croient qu’ils peuvent blesser un autre pays.

Derrière tout cela, bien sûr, il y a la menace militaire, comme vous le disiez, en Ukraine. Mais il s’avère qu’il n’y a pas vraiment de menace militaire de la part des États-Unis. Non seulement les États-Unis et l’OTAN sont à court d’armes militaires normales, mais l’Amérique ne peut vraiment plus monter une guerre terrestre.

Il n’y aura jamais d’autre Vietnam. On ne verra plus jamais les États-Unis envahir un autre pays, ou l’Europe envahir un autre pays, parce que depuis les mouvements anti-guerre.vous n’aurez jamais une population prête à être enrôlée.

Et sans cela, l’Amérique n’a qu’un seul atout militaire contre les autres pays : la bombe à hydrogène. Il n’y a rien entre la tentative d’assassinat ciblée et la bombe atomique.

C’est essentiellement ce qui a permis à d’autres pays, pour la première fois, de rompre leur dépendance . ces pays ne pouvaient pas faire cela dans les années 1970, lorsque Radhika et moi l’avons remarqué pour la première fois, car à ce moment-là, l’Indonésie, les Caraïbes et l’Amérique latine n’avaient pas la masse critique pour faire cavalier seul.

Maintenant, ils ont la masse critique pour faire cavalier seul, grâce à la Russie, la Chine, l’Iran, l’Inde. Ils sont capables de faire cavalier seul.

Il n’y a qu’une partie du monde qui n’est pas capable de faire cavalier seul, ce sont les États-Unis et l’Europe occidentale. Ils se sont désindustrialisés.

Dans leur guerre de classe contre le travail, à la recherche de main-d’œuvre moins chère à l’étranger, ils ont réduit leur propre main-d’œuvre industrielle, mais ils ont également déplacé le centre des fabrications, de la technologie, de l’agriculture – tout s’est déplacé vers l’Eurasie et l’hémisphère sud.

Les États-Unis s’avèrent s’être isolés. Le problème qui frustre les diplomates américains est le suivant : comment peut-on dominer le monde sans leadership industriel, avec une déflation provoquée par le poids des dettes, avec une dette beaucoup plus élevée que celle des autres pays? Comment diable peuvent-ils diriger quoi que ce soit , dans une position d’affaiblissement, et sans aucune armée ?

RADHIKA DESAI : Absolument. Je pense que tout ce que vous faites valoir – que la tentative des États-Unis de dominer le monde échoue de plus en plus – les États-Unis se révèlent être essentiellement un géant aux pieds d’argile.

Du point de vue d’aujourd’hui, il devient beaucoup plus crédible de le dire. Mais j’ai dit, et je pense aussi, qu’en réalité, quand les gens parlent d’« hégémonie américaine », de « domination américaine », «d’impérialisme américain » — ce que nous devons réaliser, c’est que ce que nous regardons, c’est ce que les États-Unis ont tenté de faire pendant plus d’un siècle, c’est tenter de dominer le monde. Mais cette tentative n’a en réalité jamais abouti. Ils ont échoué.

L’histoire que je raconte dans mon [livre] Geopolitical Economy est en fait une histoire assez différente, qui n’essaie pas de nier l’énorme étendue du mal que les États-Unis ont fait par les guerres, par la coercition économique, par la répression des tentatives de pays à se développer.

[Le livre] reconnaît que toutes ces choses se sont produites, mais le point clé est que les États-Unis n’ont jamais réussi à exercer pleinement leur domination. Ce que nous voyons aujourd’hui, ce que nous appelons la multipolarité, montre en fait l’échec de l’Amérique à dominer.

Ce que je soutiens dans Geopolitical Economy, c’est qu’au début du XXe siècle, il était très clair pour de nombreux observateurs que la domination britannique sur l’économie mondiale s’affaiblissait, et que les États-Unis avaient le sentiment qu’ils allaient prendre le relais de la Grande-Bretagne et être la puissance dominante dans le monde.

Mais ils savaient, bien sûr, qu’il était très clair qu’ils ne pourraient jamais égaler l’ampleur de la domination britannique ; ils ne pourraient jamais acquérir un empire, un empire formel, de la taille de la Grande-Bretagne. Rappelez-vous, la Grande-Bretagne avait un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais.

Donc, ce que [les élites dirigeantes américaines] ont décidé de faire, c’est plutôt de baisser les yeux et de dire : « Nous ne pouvons pas avoir un empire de cette taille, mais nous allons essayer de faire du dollar la monnaie du monde. la monnaie impériale.

La façon dont ils ont essayé de le faire après la Première Guerre mondiale, et le chaos financier qu’ils ont causé est une histoire vraiment intéressante sur laquelle j’ai écrit, Michael a également écrit.

Mais, après la Seconde Guerre mondiale, on dit que le dollar est devenu la monnaie mondiale, mais le fait est que la première tentative pour essayer de faire du dollar la monnaie mondiale s’est heurtée au très célèbre dilemme de Triffin. Les États-Unis ne pouvaient pas exporter de capitaux, puisqu’ils n’en avaient pas la capacité ils n’avaient pas d’excédents.

Note BB: La Grande-Bretagne pouvait exporter des capitaux parce qu’elle avait un empire, elle avait un empire dont elle tirait des excédents. Les États-Unis n’avaient pas un tel empire, pas de tels excédents, ils ont donc créé des liquidités en dollars en réalisant des déficits de leur commerce extérieur. Leur domination est produite par leurs déficits et l’acceptation servile des autres pays en particulier euopéens de ces deficits; la servitude européenne s’origine de cette acceptation des déficits et de la volonté scélérate des banques euros de gagner de l’argent sur ces déficits, en les recyclant. Naissance du marché de l’eurodollar, mutation et insertion sur ce marché de l’eurodollar ! Cette volonté de faire des profits grace aux déficits US fut la corde au cou de l’indépendance de l’Europe.

Et Robert Triffin l’a fait remarquer, plus les déficits sont importants, plus la valeur du dollar sera faible, et plus les attraits du dollar seront faibles.

Cette logique a finalement fonctionné et les États-Unis ont été contraints de rompre le lien entre le dollar et l’or, car les gens abandonnaient le dollar au profit de l’or. Les pays abandonnaient les dollars au profit de l’or, y compris des alliés occidentaux célèbres, des alliés européens.

Et depuis lors – ce que Michael et moi avons soutenu dans un article récent que nous avons intitulé « Au-delà de la créditocratie du dollar » – et soit dit en passant, c’est aussi mon argument dans l’économie géopolitique – [depuis 1971], le dollar est devenu dépendant d’une série de financiarisations, ou une série d’expansions de l’activité purement financière, de sorte que le manque d’attrait du dollar pour un usage économique normal, pour un usage commercial, etc., est contrebalancé/relayé par une expansion considérable de la demande financière pour le dollar.

Note BB: cette demande financière pour le dollar s’articule de la façon suivante/ les USA sont structurellement déficitaires mais ils paient les marchandises et services qu’ils importent avec des dollars. Ces dollars sont conservés par ceux qui les reçoivent: la demande de dollars est élevée à la fois pour les besoins du commerce et pour les besoins de réserves, d’investisssement ou de placement.

Les USA importent des marchandises et en contre-partie exportent des dettes ou des actions ou tout autre actif rentable . Ce qui fait que les détenteurs de dollars les gardent, c’est la rentabilité plus élevée des placements ou des investissements aux USA jointes à la sécurité . Les USA ont structurellement besoin d’offrir une rentabilité élevée du capital. et de créer du risque et de l’instabilité ailleurs.

Et c’est pourquoi cet âge (après 1971) de prétendue domination du dollar s’est en fait reposé sur une série de financiarisations, les unes après les autres. Ce fut aussi une époque de crises financières récurrentes.

Pour souligner : ce que nous regardons, ce sont des tentatives américaines de dominer le monde, mais ce sont toutes des tentatives qui ont échoué. 

Et c’est une autre histoire que nous allons raconter.

Fin de la première tranche.

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4 réflexions sur “Comprendre la vassalitude, en particulier la vassalitude européenne.

  1. Bonjour Monsieur Bertez

    Merci pour ce texte et l’éclairage qu’il apporte.

    Cela complète et corrobore le texte d’Oleg Nesterenko que vous avez publié il y a plusieurs jours sur les raisons sous-jacentes du conflit en Ukraine (je cite de mémoire) :
    * maintien de la domination du système financier US
    * affaiblissement de l’économie de l’UE par la destruction des liens entre la Russie et l’UE
    * affaiblissement de la Russie dans la perspective conflit à venir avec la Chine.

    Le texte que vous proposez aujourd’hui va encore plus loin, parce qu’il révèle que les USA n’ont plus les moyens d’imposer leur volonté par une action militaire conventionnelle. Et donc, je n’ose imaginer ce que deviendront les Européens dans un conflit futur avec la Chine.

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  2. Cher monsieur,

    Merci pour ce premier volet, très éclairant et suggestif! (et merci à Seb pour ses contributions toujours éclairées)

    Conclusion politique et existentielle: l’avenir des nations européennes est soit dans la (continuation) de la grande soumission, soit dans le grand sacrifice, ce dont nos élites ont le plus grand effroi (et les peuples, mais ils en sont largement inconscients)…

    Mais… Mais… Après l’Empire! Après l’Empire!

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  3. Monsieur Bertez,

    Si je peux me permettre il me semble que la phrase :
     » Et de créer du risque et de l’instabilité ailleurs »,
    est d’une très grande importance et mériterait d’être en caractères gras.

    L’Europe est l’objet d’attaques violentes et régulières de son allié américain ( en réalité son suzerain).

    On peut penser ce qu’on veut de l’euro mais la crise de 2011 qui l’a disqualifié pour longtemps était une attaque préméditée des anglo-saxons avec les banques d’affaires et les agences de notations en première ligne.

    De même le conflit en Ukraine a été provoqué par les américains et vise au moins autant à affaiblir l’Europe que la Russie.

    Je pense sincèrement que si on n’a pas compris ça on n’a rien compris.

    J’aime

    1. Je vous remercie d ‘insister sur ce point .

      Vous avez mille fois raison surtout lorsque vous rappelez:

      « On peut penser ce qu’on veut de l’euro mais la crise de 2011 qui l’a disqualifié pour longtemps était une attaque préméditée des anglo-saxons avec les banques d’affaires et les agences de notations en première ligne ».

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