Lecture indispensable. C’est vraiment le moment de ressortir mon credo: « Vive les crises »!

BRUNO BERTEZ

Le 29 Mars 2026

J’ai plusieurs credo que je développe et enrichit depuis leur naissance.

Mes écrits se lisent comme un livre pas comme des news au jour le jour

Je suis cohérent et pour comprendre on a besoin de connaitre les chapitres précedents.

La continuité est une contrainte absolue pour moi et c’est la condition de la crédibilité.

Parmi mes credos il y a

Le fameux : « Vive les Crises  »

La comparaison avec le système de John Law

Le champ de la monnaie et des actifs financiers est unifié

La disjonction entre l’Imaginaire financier et le Réel économique

Le pacte Mephisptophelique des grands prêtres du système

Le plus important lancé en 2009 ; « Un jour ou l’autre il faudra qu’il y ait la guerre , on le sait bien … »

Le thème « Vive les crises, elles nous enrichissent » (ou variantes : « elles enrichissent les déjà riches », « elles permettent de s’enrichir », « hausse de misère », etc.) est un de mes credo récurrents depuis plus de 20 ans.

Je l’utilise de manière ironique, à peine provocatrice pour dénoncer le mécanisme structurel : les crises financières (ou systémiques) sont «sauvées» par les banques centrales via la création monétaire massive.

C’est le régime dit de « l’inflationnisme » qui prétend, depuis Greenspan, que tous les problèmes, tous, peuvent être résolus par la création de monnaie et de dettes.

L’inflationnisme se pratique par la création de dettes et par la diffusion à partir des canaux financiers.

Les chocs et les crises produisent des pertes mais ces pertes ne provoquent pas l’assainissement du système car celui ci est impossible dans un régime de « too big to fail ». Les pertes sont toujours socialisées par la dilution de la masse de monnaie et de dettes.

Cette socialisation des pertes, symétrique de la privatisation des gains, provoque un enrichissement sans cause des déjà-riches , un profit de guerre contre la crise en quelle que sorte .

C’est un enrichissement asymétrique des ultra-riches et détenteurs d’actifs, au détriment des salariés, des épargnants et des classes moyennes.

2002 : Le texte princeps, texte fondateur de mon credo

Titre : « Vive les crises, elles nous enrichissent » (ou « Vive les crises… elles permettent à ceux qui sont riches de s’enrichir encore plus »). Il a été publié dans L’AGEFI.

Les crises ne sont pas des accidents pour tout le monde. Traitée par injections massive de liquidités, et effondrement des taux ‘intérêt, chaque crise permet aux élites financières de s’enrichir davantage grâce à la hausse mécanique du prix des actifs (actions, immobilier, etc.), tandis que les pertes sont socialisées.

Ce processus dissymétrique est structurel depuis que nous sommes dans le régime de la financiarisation permise par la dérégulation financière de la fin des années 70 et du début des années 80.

Dans un régime fondé sur la dette en perpétuelle croissance , pour la rendre supportable il faut sans cesse baisser les taux d’intérêt réels et de temps à autre quand un surendettement se manifeste il faut arroser de liquidités. Il faut faire remonter le niveau de la mer pour cacher ceux qui se baignent nus. Le remède aux manifestations de surendettement périodique est toujours le même, on masque par des déluges de liquidités.

Ce texte de 2002 est le « texte princeps », le « credo de plusieurs décennies » c’est l’ « article inaugural ».

En 2011-2012 j’ai publié les premières reprises explicites:

  • 9 janvier 2011 (sur Le Blog A Lupus) : « Retour sur 2010, l’année du NO EXIT ». J’analyse le « no exit » du système surendetté et le recours systématique à la création monétaire.
  • 1er février 2012 (Le Blog A Lupus) : « Les Clefs pour Comprendre : De “Vive les crises” au Manège Enchanté ». Reprise et développement du thème de 2002.

En 2015 j’ai procédé à une extension du thème aux crises non économiques

  • 21 novembre 2015 (ou 23 novembre selon les références) : « De “Vive les crises” à “Vive les attentats” ».
  • Lien : https://brunobertez.com/2015/11/21/de-vive-les-crises-a-vive-les-attentats/ Je fais le parallèle cynique : les crises (économiques ou géopolitiques/terroristes) sont instrumentalisées de la même façon par les élites pour maintenir ou renforcer leur contrôle et leurs avantages.

En 2019 je vais plus loin dans l’indignation

En 2020 dans le contexte Covid et hyper-liquidités je fais à nouveau appel à cet outil intellectuel forgé il y a deux decennies:

En 2021 je suis encore plus précIs dans mon analyse des causalités des hausses boursières

En 2023, nouvelle crise, nouvel occasion d’enrichissement

En 2025 : Multiples reprises dans un contexte de bulles

Voici l’évolution globale du thème

  • 2002-2015 : Formulation ironique sur le mécanisme monétaire et l’enrichissement asymétrique.
  • 2015 : Extension aux crises « utiles » (attentats, géopolitique).
  • 2020 et après : Accent mis sur l’inversion totale (actions vs économie réelle), le Ponzi permanent, la « hausse de misère » et l’impossibilité d’un reset sans crise majeure.

Je répète que ce régime dure parce qu’il bénéficie aux ultra-riches et aux élites qui le soutiennent. L’inflationnisme est un moyen, comme l’a dit Bernanke à deux reprises en s’auto congratulant, c’est un moyen « de sauver l’Ordre mondial »

La question est donc la suivante: avec les guerres en cours, la rareté pétrolière, la folie destructrice de l’IA, la crise financière du Crédit Privé qui menace, le surendettement généralisé des gouvernements, la crise politique américaine de rejet du trumpisme, avec la crise européenne … mon credo est il toujours valable?

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