Editorial. Ray Dalio a une vision du TOUT

Je vous cite souvent Dalio car tout en partant de bases différentes, nous convergeons.

Dalio a une vision du TOUT, historique, il a fait travailler des équipes pour mettre au point sa vision et tenter de la faire partager.

Il décrit grosso modo le même cheminement historique que moi avec en particulier le rôle central de la dette et la destruction des monnaies.

Mais Dalio s’arrete là!

Il ne va pas plus loin et ne s’interroge pas sur les forces internes des empires qui conduisent à leur destruction.

Pour lui c’est une observation et c’est tout.

Il n’ a pas accès intellectuellement à la dialectique matérialiste et à son analyse centrale du capital et du surproduit.

Tout au long de l’histoire la dialectique entre les droits acquis par certaines classes sociales et la rareté ou la finitude du surproduit ont été les moteurs du changements. Et les droits acquis cela va bien au dela du capital economique qui est au centre de la vulgate marxiste..

Les droits acquis c’est la contradiction entre l’accumulation des promesses incluses dans un ordre social et les moyens de les honorer.

C’est la dialectique des contradictions entre le mort et le vif, le jeu des forces contraires entre ce qui est accumulé et ce qui est disponible pour l’honorer.

Par exemple les promesses de retraite et de soins de santé dans nos régimes sont des droits acquis qui entrent en collision avec les moyens pour les honorer.

Par exemple la promesse contenue dans les diplomes que l’on aura un bon travail et un bon statut social est à notre epoque impossible à tenir.

Je pense que vous avez compris cette extension du concept de capital.

Et vous avez compris la logique des dettes qui sont un report dans le temps des promesses qu’un système ne peut tenir.

Bref c’est l’impossibilité pour un système d’honorer toutes les promesses sur lequel il repose.

Ce que Marx transpose a notre époque sous la forme de la dialectique de la suraccumulation capital economique et l’insuffisace du produit pour l’honorer.

Mon cadre est plus vaste que celui de Marx car j’ai introduit comme capital et droits acquis d’autres formes de capital non économqiue comme le capital symbolique de Bourdieu.

A lire https://zestedesavoir.com/articles/2421/les-capitaux-de-bourdieu/

Ray Dalio : « La guerre en Iran et le détroit d’Ormuz font partie du Grand Cycle qui se répète depuis 500 ans »

Dans une vidéo d’animation de 5 minutes publiée le 15 avril 2026, Ray Dalio, fondateur de Bridgewater Associates, explique pourquoi il voit les conflits actuels, notamment la guerre américano-israélienne contre l’Iran et la bataille pour le détroit d’Ormuz , non comme des événements isolés, mais comme un chapitre prévisible d’un Grand Cycle historique qui se répète depuis cinq siècles.

Les leçons de l’histoire en 8 points clés:

Dalio a analysé les 10 empires les plus puissants des 500 dernières années (néerlandais, britannique, américain, chinois, etc.) ainsi que les trois dernières monnaies de réserve (guilder, livre sterling, dollar).

Il en tire un schéma cyclique clair :

  1. Naissance d’un nouvel ordre : Une grande guerre ou un conflit majeur crée un nouveau leader incontesté et un nouvel ordre mondial.
  2. Paix et prospérité : Période de croissance où l’on parie sur la continuité.
  3. Endettement et bulle financière : On emprunte massivement ; la monnaie de l’empire devient monnaie de réserve.
  4. Creusement des inégalités : L’écart entre riches et pauvres s’élargit.
  5. Éclatement de la bulle : Impression monétaire, tensions internes, révolution ou guerre civile.
  6. Affaiblissement interne : L’empire perd de sa force relative.
  7. Conflits externes : Un rival ascendant (ici la Chine, la Russie, l’Iran dans le camp multipolaire) conteste le leader déclinant.
  8. Nouveau cycle : Les vainqueurs redessinent l’ordre mondial.

Ces cycles durent environ 250 ans, avec des périodes de transition chaotiques de 10 à 20 ans marquées par des guerres.

Pour Dalio, la crise actuelle au Moyen-Orient (blocus d’Ormuz, escalade avec l’Iran) n’est pas une anomalie : c’est le choc typique de fin de cycle.

Les États-Unis, comme tous les empires avant eux, font face à un affaiblissement relatif face à l’axe russo-chinois et au « Global Majority ». Les implications sont majeures :

  • Ordre monétaire : accélération de la dédollarisation.
  • Ordre politique interne : tensions sociales et polarisation aux États-Unis.
  • Ordre géopolitique : basculement vers un monde multipolaire.

Dalio conclut : « La plupart des gens voient les guerres comme des événements isolés. Moi, je les vois comme un film que j’ai déjà vu plusieurs fois. »

Cette animation de 5 minutes est une version condensée de son travail plus vaste («Principles for Dealing with the Changing World Order»).

Elle rappelle que l’histoire ne se répète pas exactement, mais que les mécanismes de cause à effet – éducation → innovation → puissance → déclin → conflit – restent les mêmes.

En une phrase : Nous ne sommes pas face à une simple guerre au Moyen-Orient, mais à la phase classique de transition d’un empire dominant vers un nouvel ordre mondial.

La plupart des gens considèrent les guerres comme des événements isolés.

Je les vois comme faisant partie d’un Grand Cycle qui s’est répété de nombreuses fois, si bien que pour moi, observer ce qui se passe est comme regarder un film que j’ai vu bien des fois auparavant.

Ce que nous voyons actuellement avec l’Iran et la bataille du détroit d’Ormuz fait partie de ce cycle et est lié à ce qui se passe dans le monde entier, avec de grandes implications.

J’explore ces questions avec ceux qui dirigent les gouvernements, des experts en géopolitique et des personnes du monde entier, et presque tous s’accordent à dire que cela aura de grandes conséquences pour l’ordre monétaire, l’ordre politique intérieur et l’ordre géopolitique international.

C’est pourquoi je crois qu’il est important de voir la guerre avec l’Iran comme faisant partie d’une plus grande guerre mondiale et d’observer comment elle évolue en tant que grand cycle.

J’ai créé cette animation condensée de cinq minutes pour donner un aperçu de ces schémas et des relations de cause à effet qui les sous-tendent. Pour une compréhension plus approfondie, j’ai lié la vidéo complète de 45 minutes, « Principes pour faire face à l’ordre mondial changeant », dans les commentaires.

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