Editorial important. Les ÉAU obtiennent des lignes de swap…. pour obtenir des USD afin de ne pas avoir besoin de vendre des actions et obligations américaines…Analyse

C’est la Banque de John Law qui prête de la monnaie qu’elle émet pour éviter l’effondrement des cours de la Compagnie du Mississipi sur laquelle toute l’Experience est batie!

Les ÉAU obtiennent des lignes de swap…. pour obtenir des USD afin de ne pas avoir besoin de vendre des actions et obligations américaines…

La BOJ obtient constamment des USD pour pouvoir maintenir le USDJPY plafonné à 160 alors que l’inflation dépasse probablement les 5 % maintenant avec des taux inférieurs à 1 %…

Le reste du monde obtiendra également des lignes de swap en USD pour qu’ils ne vendent pas d’actifs en USD, en particulier la Corée du Sud….

Le Trésor rachète de la dette à long terme pour émettre plus de bons du Trésor à court terme alors que la FED achète ces bons…

Cela fait des années que je vous explique que l’expérience monétaire actuelle est calquée, sous une forme moderne et technologique, sur la fameuse Expérience de John Law; les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Le Regent du temps de Law était insolvable comme le sont les USA maintenant.

1720-21…..La France de John Law…. non seulement les marchés boursiers et les marchés obligataires s’effondreront mais la monnaie aussi.

Bessent a lié le destin du dollar américain au destin du marché boursier et obligataire…. 100 %… et il n’a aucune idée de ce qu’il faut faire quand la marée tourne…

Les lignes de swap USD sont un outil pour éviter la vente forcée d’actifs américains. Les lignes de swap sont des accords temporaires (ou permanents pour certains pays) entre la Réserve fédérale (Fed) et d’autres banques centrales.

Concrètement : la banque centrale étrangère échange sa monnaie locale contre des dollars américains auprès de la Fed, pour une durée limitée, souvent renouvelable. Elle peut ensuite prêter ces dollars à ses banques nationales.

L’objectif ? Fournir des liquidités en dollars sans obliger le pays à vendre ses réserves d’actifs en USD, actions américaines, obligations du Trésor US, etc..

Pourquoi c’est crucial aujourd’hui ?

Dans un contexte de guerre au Moyen-Orient , conflit Iran-USA et blocage partiel du détroit d’Ormuz, plusieurs pays alliés subissent une pénurie de dollars (moins d’exportations de pétrole donc moins de revenus en USD). Sans swap, ils seraient forcés de vendre massivement des actifs US pour obtenir des liquidités, ce qui ferait chuter les cours des actions et des obligations américaines et donc monter les rendements obligataires US.

Bessent l’a dit explicitement en audition au Sénat le 22 avril 2026 : les swaps servent « à maintenir l’ordre sur les marchés de financement en dollars et à empêcher la vente d’actifs américains de manière désordonnée ».

C’est exactement ce que je décris depuis des années, l’utilisation de mécanismes pour « colmater » les fuites de dollars sans provoquer un krach sur les marchés US.

Les EAU ont entamé des discussions avec le Trésor US et la Fed pour une ligne de swap en dollars. La guerre avec l’Iran a endommagé leurs infrastructures énergétiques et bloqué des exportations de pétrole via Ormuz, réduisant leurs entrées de dollars. Le gouverneur de la banque centrale des EAU, Khaled Mohamed Balama, a évoqué cela en marge des réunions FMI/Banque mondiale à Washington la semaine dernière avec Bessent.

Trump lui-même a confirmé que c’était « à l’étude ». Bessent a ajouté que cela bénéficierait aux deux pays en évitant une vente désordonnée d’actifs US par un allié du Golfe. Les EAU ont des réserves solides, mais préfèrent un « filet de sécurité préventif » plutôt que de liquider leurs portefeuilles américains.

Pas de panique immédiate, mais cela illustre mon analyse : les actifs financiers sont surévalués, ils sont fragiles et instables ; pour faciliter le financement des déficits américains les alliés obtiennent des dollars « imprimés » par la Fed pour ne pas toucher aux marchés US.

C’est un tourniquet , on vous donne des dollars pour que vous mainteniez nos actifs surévalués et que vous financiez nos déficits.

Il n’y a pas que les Emirats dans cette situation.

La paire USD/JPY oscille actuellement autour de 159-160, un seuil psychologique et historique où le ministère des Finances japonais (MOF) et la BOJ menacent d’intervenir massivement (vente de dollars contre yens) pour empêcher une dépréciation excessive du yen.

La BOJ a une ligne de swap permanente avec la Fed (l’une des cinq seules au monde avec les grandes banques centrales). Elle peut donc obtenir des dollars « à volonté » si besoin de liquidités. Cela permet de maintenir artificiellement le yen (plafonner USD/JPY à 160) sans épuiser totalement les réserves japonaises.

Or :

  • Taux directeur BOJ : 0,75 % (très bas).
  • Inflation : elle accélère (prévisions révisées à la hausse pour 2026, autour de 2,4 % core selon les dernières projections BOJ, avec impact du pétrole dû à la guerre). Les données récentes montrent une accélération avec le choc énergétique. Le différentiel de taux avec les USA est énorme, ce qui pèse sur le yen.

La BOJ « obtient » donc constamment des dollars (via swaps ou réserves) pour financer ses interventions ou stabiliser le financement en dollars de ses banques.

Sans cela, le yen s’effondrerait et l’inflation importée exploserait..

Le reste du monde et surtout la Corée du Sud sont dans la même situation Bessent a confirmé le 22 avril que « de nombreux » alliés du Golfe et d’Asie ont demandé des lignes de swap.

La Corée du Sud est souvent citée : elle a déjà bénéficié de swaps temporaires en 2008 et 2020 (jusqu’à 60 milliards USD). Avec les tensions géopolitiques et la dépendance aux importations énergétiques, Séoul veut éviter de vendre ses énormes réserves d’actifs US (elle détient des centaines de milliards en Treasuries). Le but global est le même : empêcher une vague de ventes d’actifs américains qui ferait monter les taux longs US et déstabiliserait Wall Street.

Bernanke a fait croire que les taux bas étaient causés par un excèdent d’épargne dans le Reste du Monde, voila que cet excédent d’épargne disparait mais on ne veut pas que les taux montent!

Les Swaps sont une extension mondiale du « filet de sécurité dollar » certes mais surtout une extension mondiale du filet de sécurité pour les actifs financiers américains!

Pour couronner le tout, le Trésor US rachète de la dette longue pour émettre plus de T-bills… pendant que la Fed les achète

C’est la partie la plus technique et la plus « Law-like » de ma thèse :

Le Trésor américain mène des rachats , des buybacks records de dette à long terme (obligations 10-30 ans) pour la retirer du marché. Exemple : opérations de 15 milliards USD en une seule journée en avril 2026, répétées plusieurs fois.

Il émet en parallèle plus de bons du Trésor (T-bills) à court terme.

La Fed, de son côté, a arrêté le QT (réduction de bilan) fin 2025 et achète maintenant des T-bills via des « Reserve Management Purchases » (environ 40 milliards/mois initialement, en train de ralentir à ~20 milliards).

C’est une forme discrète de QE sur la partie courte de la courbe.

Résultat : on « raccourcit » la dette publique (plus de court terme), la Fed la monétise indirectement, et les taux longs restent artificiellement « contenus ».

C’est une manipulation de la courbe des taux pour éviter un krach obligataire tout en finançant les déficits massifs.

Le parallèle avec l’expérience de John Law (1720-1721)est total: c’est l’un des premiers exemples modernes de bulle monétaire adossée à des actifs spéculatifs.

John Law, financier écossais, a en son temps convaincu le régent Philippe d’Orléans de créer la Banque Générale (1716) qui émet des billets papier adossés non pas à l’or, mais aux actions de la Compagnie du Mississippi (monopole sur le commerce avec la Louisiane).

La spéculation explose : les billets financent l’achat d’actions, les actions montent, on imprime plus de billets…c’est un tourniquet, Inflation monétaire galopante, bulle boursière, puis krach en 1720. La monnaie papier s’effondre, la confiance disparaît, la France est ruinée pour des décennies.

Aujourd’hui, le dollar , monnaie de réserve mondiale est lié à 100 % aux marchés actions et obligataires US via ces mécanismes swaps, buybacks + achats Fed, interventions BOJ, etc..

Comme je l’explique le marché mondial de la monnaie-actifs financiers est unifié on passe de la finance à la monnaie et de la monnaie à la finance, la finance est devenu quasi monnaie, monnaie-like et on peut ainsi alimenter la pompe à tout faire léviter. L’essteiel est que cela ne soit pas trop visible; il faut maintenir les fictions.

Bessent, en poussant ces swaps, lie explicitement la stabilité du dollar à la non-vente d’actifs US par les étrangers. Si la « marée tourne » (récession, perte de confiance, inflation hors contrôle ou vente massive), tout s’effondre ensemble : actions, obligations et dollar.

C’est une version moderne, technologique et globale de Law : au lieu d’une compagnie coloniale, on a les marchés US comme « actif sous-jacent ».

La Fed/Trésor jouent le rôle de la Banque Générale. Les swaps sont les nouveaux billets-papier.

Conclusion, le risque est opaque, plus complexe mais il est réel; la résilience du système n’est qu’une apparence! .

Ma thèse, développée depuis la crise des années 2000 et renouvelée lors de la crise immobilière est cohérente et surtout elle se donne plus en plus à voir : l’architecture qui maintient la stabilité à court terme (pas de ventes forcées, pas de krach immédiat),devient évidente et au fil du temps on voit de plus en plus clairement qu’elle crée une dépendance mutuelle toxique circulaire entre dollar, actions et obligations. Caressez un cercle et il devient vicieux!

J’ai été confirmé dans ce que j’avais compris quand un jour Bernanke a expliqué que les capitaux qui sortaient des Etats Unis y reviendraient quand la rentabilité se redresserait et que la Bourse serait bonne. Il a lui même tracé le lien.

Un jour ou l’autre la circularité décrite peut se briser, c’est une certitude logique et c’est une question de catalyseur. Le financement des Etats Unis peut se dérober : deja il est de moins en moins spontané et plus en plus forcé et contraint ! Trump a tordu le bras de tous les gros créanciers.

La révulsion peut intervenir n’import quand, quand on est entré dans les phases critiques de l’Experience ; les fenetres d’instabilité sont ouvertes.

Bessent n’a pas détaillé de « plan B » si la confiance s’évapore. Mais il faut remarquer qu’il y a quelques jours, Henry Paulson a réclamé la préparation d’un tel plan B.

Les propos récents d’Henry Paulson sont pertinents, alarmants et surtout crédibles.

Il ne s’agit pas d’un énième économiste ou d’un hedge fund manager en quête de buzz : Paulson a été secrétaire au Trésor sous George W. Bush (2006-2009), il a géré la crise de 2008 (TARP, sauvetage des banques) et il connaît mieux que quiconque les mécanismes internes du marché des Treasuries et la psychologie des investisseurs étrangers.

Ses déclarations du 16 avril 2026 (interview Bloomberg Wall Street Week) ne sont donc pas à prendre à la légère.

Paulson a déclaré textuellement qu’il faut préparer un « emergency break-the-glass plan » (un plan d’urgence « brise-la-vitre ») :ciblé,de courte durée, prêt à être activé « quand on va heurter le mur » (« when we hit the wall »).

Le scénario qu’il redoute est un effondrement de la demande pour les bons du Trésor américains. Sce ario dans lequel à ce moment-là :

  • le Trésor n’arrive plus à placer sa dette à des taux raisonnables,
  • la Fed devient le seul acheteur significatif,
  • les prix des obligations chutent violemment,
  • les taux longs explosent,
  • et cela déclenche une spirale « vicieuse » (« vicious ») qui touche à la fois les marchés actions, l’immobilier et l’économie réelle.

Il a insisté : «Quand on va heurter ce mur, ce sera violent. Il faut s’y préparer.»
Il rappelle que, contrairement à 2008 où l’État avait encore de la marge fiscale pour intervenir, une crise de la dette publique paralyserait précisément la capacité de l’État à agir.

Tout résonne avec ce que je décrit depuis des années!

On n’invente rien: les mêmes causes produisent les mêmes effets et les hommes sont ce qu’ils sont; stupides et lâches, ils répètent les imbécilités parce que ce sont des solutions de facilité. C’est le principe du moindre effort qui gouverne.

Nous sommes dans une Expérience monétaire à la John Law 2.0 : le dollar et les marchés US sont devenus dépendants les uns des autres via les swaps, les rachats de dette longue par le Trésor, les achats discrets de T-bills par la Fed, et le fait que Bessent lie explicitement la stabilité du dollar à la non-vente d’actifs américains par les étrangers (EAU, Japon, Corée du Sud, etc.) est un indice supplémentaire.

Paulson vient valider ma thèse :

  • Même l’establishment commence à admettre que la « Plan A » actuelle (émettre toujours plus de dette en comptant sur la confiance infinie des acheteurs étrangers et la Fed comme backstop) n’est plus garantie.
  • La dette publique frôle les 39 000 milliards de dollars (dette brute). Les intérêts annuels dépassent déjà 1 100 milliards. Les rollovers massifs arrivent en 2026-2027.
  • La demande étrangère faiblit (géopolitique, diversification, guerre Iran/Ormuz qui réduit les pétrodollars). D’où les swaps massifs dont vous parliez : ils servent précisément à éviter que les alliés vendent leurs Treasuries pour obtenir des dollars. C’est déjà un symptôme du problème que Paulson pointe.

Le mécanisme « swaps + buybacks + Fed en dernier ressort » que Bessent orchestre est exactement la forme moderne de l’ingénierie de John Law . Paulson dit, en substance : « Attention, ce système peut se briser. Préparez le Plan B avant qu’il ne soit trop tard. »

Un vrai Plan B crédible devrait être fiscal et structurel :

  • Réforme profonde des dépenses (entitlements, défense, etc.).
  • opération de restructuration rééchelonnement des dettes
  • Hausse ciblée des recettes sans tuer la croissance.
  • Ou, plus radicalement, un accord politique bipartisan sur un cadre de dette comme une règle de ratio de dette/PIB ou une commission indépendante).

Ce Plan B ne doit pas consister en

  • Une nouvelle dose massive de monétisation par la Fed (achats illimités de Treasuries) , cela accélérerait précisément la spirale Law et deboucherait sur ….Weimar avec impression , perte de confiance , fuite hors du dollar, inflation importée , ventes forcées etc .
  • Un simple « on va faire plus de swaps » ou « la Fed va tout absorber » : ce serait encore plus de la même chose.

Le problème, c’est que personne ne veut payer l’addition politique que couterait ce retour à la soutenabilité!

Ni les Républicains (qui veulent baisser les impôts), ni les Démocrates (qui veulent dépenser plus).

Paulson le sait parfaitement : il a vu en 2008 que la politique prime toujours sur la raison économique.

Les propos de Paulson sont en fait une prédiction apocalyptique qui ne veut pas se présenter comme telle , il sait qu’il n’y a pas de solution.

On reproduit, sous une forme high-tech et globale, l’expérience de John Law.

Paulson vient de le dire publiquement, avec le poids de son expérience.

EN PRIME

L’objectif de la future Fed de Kevin Warsh : un perpétuel haut plateau pour la Bourse par la cavalerie.

Les Etats Unis prêtent pour qu’on leur prête, le tourniquet ne se cache plus! Chantage et manipulation!

EN PRIME

Comparaison entre la situation monétaire actuelle aux États-Unis (2026) et l’hyperinflation de Weimar (1923) L’analogie avec John Law est déjà forte ; celle avec Weimar 1923 est encore plus dramatique

Weimar est un cas classique d’hyperinflation (destruction totale de la monnaie), tandis que la politique US actuelle ressemble davantage à une manipulation sophistiquée de liquidités et de marchés d’actifs pour éviter un krach, sans hyperinflation visible.

Points communs clés :

  • Les deux cas impliquent une monétisation de la dette pour éviter un ajustement douloureux (réparations à Weimar ; ventes d’actifs + hausse des taux longs aux US).
  • Boucle auto-renforçante : plus on imprime/swap pour stabiliser, plus la confiance dépend de cette ingénierie.
  • Lien avec la géopolitique : occupation Ruhr → impression ; guerre Iran/Ormuz → swaps pour alliés pétroliers.

Ce qui s’est passé à Weimar et ce qui pourrait arriver aux USWeimar :

  • Destruction des épargnes (rentiers, classes moyennes ruinées).
  • Redistribution : débiteurs (État, entreprises) gagnants ; créanciers perdants.
  • Chaos social : émeutes alimentaires, criminalité, effondrement de la confiance dans les institutions.
  • Conséquences politiques : montée des extrêmes (Hitler profite du ressentiment).
  • Fin : introduction du Rentenmark (1924), adossé à des actifs réels, avec réformes fiscales.

US aujourd’hui :

  • Risque principal : si la confiance s’effondre (récession + perte de statut du dollar), on pourrait voir une spirale actions/obligations/dollar comme vous le dites. Bessent a explicitement lié le dollar à la non-vente d’actifs US par les étrangers.
  • Pas encore d’hyperinflation, car la liquidité va d’abord dans les actifs financiers (bulle actions/obligations) plutôt que dans les biens de consommation.
  • Risque de « Weimarisation » : si les swaps deviennent permanents et massifs, et si le Trésor/Fed continuent à raccourcir la dette tout en la monétisant, on crée une dépendance toxique.
  • Une perte de confiance étrangère devient probable (Chine, Japon, EAU vendant malgré tout) ce qui pourrait forcer à plus d’impression avec inflation importée puis hausse des taux.

3. Pourquoi ce n’est pas encore Weimar

  • Institutions modernes : Fed indépendante en théorie, marchés dérivés, outils macro-prudentiels. Weimar n’avait rien de tout ça.
  • Statut du dollar : permet d’exporter l’inflation tant que les alliés acceptent les swaps au lieu de vendre.
  • Vitesse : Weimar est allé très vite (ruine en mois). US gère par étapes (buybacks records de 15 Md$ en une journée, swaps ciblés).

Cependant, comme dans John Law ou Weimar, la confiance est tout. Et maintenant a cause de Trump elle est remplacée par la force, la violence et le chantage.

Une fois la confiance perdue par choc géopolitique majeur, par récession profonde ou dette incontrôlable, le système peut s’emballer rapidement.

Bessent semble miser sur « l’ingénierie permanente » pour éviter que la marée tourne, mais sans plan B clair si les alliés exigent plus ou si les marchés obligataires US se rebellent. c’est la révulsion qui conduit à Weimar.

En résumé : Weimar c’est l’hyperinflation par impression brute pour survie étatique. Etats Unis 2026 c’est le soutien artificiel des prix actifs via la liquidité swap/buyback pour préserver le dollar comme pilier.

Le risque n’est pas encore la destruction totale du dollar, mais son prelude; une bulle couplée actions – obligations -dollar qui, si elle éclate, pourrait produire des effets sociaux/politiques comparables à ceux de 1923.

C’est une version « technologique et globale » des expériences historiques.

EN PRIME

J’ai demandé à l’IA un Résumé sérieux de mon texte

avril 2026

Bruno Bertez développe une thèse cohérente et radicale : la politique monétaire et financière américaine actuelle reproduit, sous une forme moderne, technologique et globale, l’expérience de John Law de 1720-1721.

Les mêmes causes (monnaie adossée à des actifs spéculatifs et à une bulle auto-alimentée) produiront les mêmes effets : effondrement couplé des marchés boursiers, obligataires et de la monnaie elle-même.

1. Les mécanismes actuels (« le tourniquet »)

  • Lignes de swap USD : La Fed et le Trésor (Scott Bessent) accordent des swaps aux alliés (EAU, Japon via BOJ, Corée du Sud, etc.) pour leur fournir des dollars sans qu’ils vendent leurs réserves d’actions et obligations américaines.
    Objectif avoué (Bessent au Sénat, 22 avril 2026) : éviter une vente désordonnée qui ferait chuter les cours des actifs US. C’est un chantage/manipulation institutionnalisée : on prête des dollars « imprimés » pour que les étrangers financent indirectement les déficits américains et maintiennent les prix des actifs surévalués.
  • BOJ et USD/JPY : La Banque du Japon utilise sa ligne de swap permanente pour obtenir des dollars et défendre le seuil de 160, malgré des taux très bas (0,75 %) et une inflation accélérée par le choc énergétique.
  • Opérations du Trésor et de la Fed :
    Le Trésor rachète massivement de la dette longue (buybacks records de 15 milliards USD en une journée) pour en retirer du marché et émettre davantage de T-bills à court terme.
    La Fed achète ces T-bills (« Reserve Management Purchases ») après avoir arrêté le QT.
    Résultat : raccourcissement de la dette publique, monétisation discrète de la partie courte de la courbe, et maintien artificiel des taux longs.

C’est un cercle vicieux : finance-monnaie

Les actifs financiers sont devenus « monnaie-like ».

La Fed/Trésor jouent le rôle de la Banque Générale de Law ; les marchés US remplacent la Compagnie du Mississippi comme actif sous-jacent.

2. Le parallèle historique avec John Law

Le Régent était insolvable, comme les États-Unis aujourd’hui (dette ~39 000 milliards USD, intérêts >1 100 milliards/an).
On émet de la monnaie (billets papier hier, dollars/swaps aujourd’hui) pour soutenir les cours des actifs spéculatifs.
La bulle se nourrit d’elle-même jusqu’à ce que la confiance disparaisse. Bessent a explicitement lié le destin du dollar au destin des marchés actions et obligataires à 100 %.

Il n’a pas de Plan B visible quand la marée tournera (récession, perte de confiance étrangère, choc géopolitique).

3. Confirmation par Henry Paulson

Paulson (ex-secrétaire au Trésor, gestionnaire de la crise 2008) a alerté le 16 avril 2026 : il faut préparer un « emergency break-the-glass plan » pour le jour où le Trésor ne pourra plus placer sa dette à des taux raisonnables. La Fed deviendrait alors le seul acheteur significatif, déclenchant une spirale vicieuse (chute des obligations → explosion des taux longs → krach actions et immobilier).


Bertez y voit une validation de sa thèse : même l’establishment admet que le «PlanA » (confiance infinie + ingénierie permanente) touche ses limites.

4. Risques et comparaison avec Weimar

  • Pas encore Weimar 1923 (pas d’hyperinflation visible, liquidité absorbée par les actifs financiers plutôt que les prix à la consommation, statut de réserve du dollar, outils modernes).
  • Mais risque de « Weimarisation » si la confiance s’effondre : monétisation accrue → perte de confiance étrangère → ventes forcées malgré les swaps → inflation importée → spirale.
    Les effets sociaux/politiques pourraient alors ressembler à ceux de 1923 (ruine des rentiers, chaos, montée des extrêmes).

Conclusion de Bertez

L’architecture actuelle maintient une stabilité apparente à court terme (pas de krach immédiat), mais elle crée une dépendance mutuelle toxique entre dollar, actions et obligations.

La « révulsion » (perte brutale de confiance) peut survenir à tout moment dans cette phase critique de l’expérience.


Les solutions faciles (plus de swaps, plus de monétisation, chantage géopolitique) retardent l’ajustement mais l’aggravent.

Un vrai Plan B doit être fiscal et structurel (réforme des dépenses, recettes, cadre de dette), pas une nouvelle dose de la même ingénierie qui mène à Law ou Weimar.

Bertez insiste : on n’invente rien. Les hommes répètent les mêmes erreurs par principe du moindre effort.

La bulle est plus opaque et plus technologique qu’en 1720, mais la logique est identique.

La confiance, remplacée par la force et le chantage sous Trump, reste l’élément clé qui peut tout faire basculer.

Ce texte est une synthèse puissante et alarmiste, mais rigoureusement construite sur des faits récents (swaps EAU, buybacks, auditions, déclarations Paulson).

Il mérite attention car il relie des événements disparates en une narration historique cohérente.

Une réflexion sur “Editorial important. Les ÉAU obtiennent des lignes de swap…. pour obtenir des USD afin de ne pas avoir besoin de vendre des actions et obligations américaines…Analyse

  1. Nous sommes entrés dans un nouvelle phase, une aggravation ou une extension du domaine du faux.

    Ce que je trouve le plus significatif c’est que l’on ait recours à de tels artifices sur des hauts de marché…

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