FOMC: Kevin parle mais ne fait rien

La réunion du FOMC du 17 juin 2026 marque le premier grand rendez-vous de Kevin Warsh en tant que nouveau président de la Fed

Conformément a mes analyses, Kevin a laissé les taux inchangés. Et il changé la réthorique et le ton comme prévu également.

Principaux points: Warsh cherche a gagner du temps;


1. Le communiqué de politique de la Fed plus court vise à « vous donner les faits »

2. L’orientation prospective dans le communiqué de la Fed « ne convient pas bien » à l’état actuel de la politique

3. Établit de nouvelles « groupes de travail indépendants » dans 5 domaines clés

4. Les groupes de travail proposeront les étapes suivantes, y compris des modifications au Résumé des projections économiques

5. La Fed maintiendra son objectif d’inflation de 2 % 6.

La politique de la Fed semble restrictive pour le logement, mais pas pour les marchés financiers

Une nouvelle ère de la politique de la Fed s’annonce devant nous

Voici un résumé .de ce qui s’est passé lors de la réunion

  • Taux inchangés : Le Fed funds rate reste dans la fourchette 3,50 % – 3,75 % (décision unanime 12-0). C’est la 4e pause consécutive.
  • Changement de ton clair : Le communiqué a été très raccourci , environ 130 mots et on a supprimé le biais « accommodant » , langage indiquant une possible baisse future. La Fed insiste maintenant sur la lutte contre l’inflation, jugée « élevée » par rapport à l’objectif de 2 %
  • Projections plus hawkish : Le « dot plot » montre que 9 membres sur 18 anticipent au moins une hausse d’ici fin 2026. Le taux médian pour fin 2026 est remonté à 3,8 %. L’inflation PCE est vue plus haute (3,6 %). barrons.com
  • Discours de Warsh : Il a répété plusieurs fois que « l’inflation est un choix » et que le comité « livrera la stabilité des prix ».
  • Il a annoncé la création de 5 groupes de travail pour réformer la communication, les données, les cadres d’analyse de l’inflation, etc. Il veut plus d’ambiguïté stratégique et moins de guidance précise.

Réaction des marchés : Baisse marquée des actions (Dow -500 pts environ), hausse des rendements obligataires surtout à court terme, mais les longs ont relativement bien tenu.

Cela colle exactement à ce que l’on pouvait attendre

Sur Kevin Warsh est connu depuis longtemps comme un monétariste prudent, méfiant vis-à-vis d’une politique trop laxiste. Il critique depuis des années les erreurs passées de la Fed sur l’inflation et veut recentrer l’institution sur sa crédibilité.

Son style : moins de discours, plus de débats internes, et une communication plus sobre. Il n’a pas donné sa propre prévision de taux (il est sceptique sur le dot plot). .

L’analyse de Michael Howell ci dessous est : pertinente; Howell a globalement raison :

  • Passage à une phase de « Spéculation » dans le quadrant qu’il utilise pour imager sa politique conseillée : actions plus volatiles et rendements faibles, obligations longues sous pression relative, matières premières qui performent mieux, courbe des taux qui s’aplatit, et intérêt pour la liquidité.
  • Focus sur les obligations : les longs ont mieux résisté que les courts → message relativement bien accueilli par le marché obligataire.
  • Dynamique réelle : l’économie tient, inflation qui revient sur les radars.

Howell voit un « spectre menaçant » sur Wall Street. Il craint le manque de liquidités face aux ponctions de refinancement énormes, selon lui le pic de liquidités est passé

Warsh veut restaurer la crédibilité anti-inflation de la Fed et il le fait par la rethorique, pas par des actes comme je le pensais.

De toutes façons c’est au pied du mur que l »on voit le maçon et franchement pour l’instant nous n’en sommes pas là; il n’y a aucune urgence devant notre Kevin il peut tchatcher tranquillement sans conséquences !

.Un nouveau président de la Fed :

il s’appelle « Bond »

Le spectre menaçant plane sur Wall Street

Michael Howell
18 juin∙

Était-ce la surprise qui n’en était pas vraiment une ? 

Lors de la première réunion du FOMC présidée par Kevin « Hard Money » Warsh, la Fed a maintenu ses taux directeurs inchangés, tout en abandonnant sa politique monétaire accommodante.

Face à des données inflationnistes plus fermes et aux convictions monétaristes de Warsh, les décideurs politiques n’avaient guère le choix.

Les marchés obligataires ont subi une forte baisse, mais l’important est que les échéances longues aient mieux résisté. 

Relativement parlant, elles ont bien accueilli le message.

Les perspectives d’investissement se tournent désormais de plus en plus vers les obligations.

Wall Street ne pourra se maintenir à un niveau élevé que si les obligations restent stables, ce qui semble problématique.

Pour résumer brièvement notre perspective d’investissement : nous nous trouvons dans la phase de « Spéculation » du quadrant d’investissement. 

Durant cette phase, les actions tendent à offrir des rendements plus faibles, une volatilité plus élevée et une moindre prévisibilité.

Les obligations à long terme sont souvent en difficulté, tandis que les matières premières affichent généralement de bonnes performances.

L’économie réelle se dynamise et les inquiétudes liées à l’inflation commencent à se faire sentir. 

Globalement, la courbe des taux tend à s’aplatir , et il est judicieux de détenir davantage de liquidités.

La dernière annonce du FOMC a entraîné une nouvelle baisse des rendements des obligations du Trésor à 10 ans par rapport à ceux à 2 ans. Voir le graphique :

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