Appliquant les idées de la Dow Theory au monde moderne on pourrait avancer l’idée que la divergence entre d’un côté le S&P ex IA et énergie et le S&P AI est significative de la vulnérabilité de la hausse actuelle et du niveau des indices.
La hausse manque de jambes, de support.
Ceci aurait du sens.
En effet le fait que l’IA soit autant recherchée pour les gains de productivité futurs dans l’ensemble de l’économie, mais que ces gains espérés ne soient pas anticipés par le marché dans son ensemble est inquiétant.
Il y a quelque chose de dystopique à anticiper une chose pour l’IA mais à ne pas l’anticiper pour toute l’économie.
On joue les causes courtes, on refuse d’anticiper les longues.
En fait on anticipe un grand boom sur l’IA mais on n’en anticipe pas les retombées, les bienfaits esperés sur l’ensemble de l’économie.
le
| Depuis janvier, la totalité des gains du S&P 500 provient de seulement deux secteurs du marché, l’IA et l’énergie, tandis que tout le reste se négocie en fait à un niveau inférieur à son niveau initial (voir graphique ci-dessous). |
| Remarque : L’indice S&P AI est un panier représentatif d’entreprises exposées aux technologies d’intelligence artificielle et comprend 84 sociétés. Celles-ci incluent des entreprises impliquées dans le développement et la mise en œuvre de l’IA dans des domaines tels que les semi-conducteurs, les logiciels, les plateformes Internet et l’infrastructure informatique. Ce panier est appliqué de manière uniforme sur toute la période étudiée. |
Torsten Slok économiste en chef d’Apollo |

