Le coup de gueule de Grégory Prats, commandant de bord Canadair :
«Sur les douze Canadair que la France possède, nous n’en avons que cinq disponibles, c’est juste scandaleux»
«Deux avions pour un feu, c’est très insuffisant» (l’eau du premier se volatilise avec la chaleur, le 2e est un petit peu efficace), il faudrait au moins quatre.
On a dépensé 2 milliards d’euros pour la dépollution de la Seine, «alors qu’avec 2 milliards d’euros on peut acheter quinze Canadair et dix ans de maintenance»
L’avion militaire A400M mobilisé : un effet d’annonce «Il faut raisonner en nombre de tonnes délivrées sur un sinistre à l’heure.
Cet avion, ne pourra se poser qu’à Orléans, à Mont de Marsan ou à Istres. Il n’y aura trois bases pour couvrir toute la France, c’est à dire qu’il aura des rotations de plus de 45 minutes à 1 heure. Il va délivrer 20 tonnes sur un feu toutes les heures ou toutes les heures et demie, alors que quatre Canadair avec un plan d’eau qui en général se situe aux alentours de de 20 kilomètres du début du feu, nous on est capable de délivrer 120 tonnes à l’heure»