Les dépêches lundi matin; le dernier Taco de Trump, un point sur la situation en Iran

LE DERNIER TACO DE TRUMP EFFRAYE DE LA HAUSSE DES PRIX DU PETROLE

Le dernier « TACO » (Trump Always Chickens Out) de Donald Trump fait déjà beaucoup parler.

Après près de deux semaines de frappes américaines quasi quotidiennes sur l’Iran, le président a ordonné la suspension des attaques depuis vendredi 24 juillet 2026.

C’est désormais la troisième nuit de pause.Cette décision, prise sur conseil de hauts responsables militaires, vise à laisser de la place à la diplomatie (médiation omanie, discussions sur le détroit d’Ormuz).

Téhéran a également suspendu ses ripostes tant que les Américains restent silencieux.

C’est un nouveau recul classique de Trump après des menaces maximales, tandis que l’administration affirme que les États-Unis restent « locked and loaded » et que la pause n’est que temporaire.

https://x.com/KobeissiLetter/status/2081500308077732006?s=20

UNE INTERVIEW DE MARANDI FAIT LE POINT

Ce que dit Mohammad Marandi sur les « boots on the ground » en Iran et l’escalade actuelle

Le 26 juillet 2026, le professeur Seyed Mohammad Marandi, enseignant à l’Université de Téhéran et ancien conseiller de l’équipe de négociation nucléaire iranienne, est intervenu en direct depuis Téhéran dans une émission organisée par Alex (Reporterfy Media) et Cyrus Janssen.

Le thème central : les rumeurs et les spéculations sur une éventuelle stratégie américaine de « boots on the ground » (troupes au sol) en Iran, dans un contexte d’escalade militaire et de tensions maximales au Moyen-Orient.

Marandi a livré une analyse ancrée dans l’histoire récente et la situation sur le terrain.

Voici les principaux points qu’il a développés.

Marandi a rappelé que les États-Unis interfèrent en Iran depuis le coup d’État de 1953. Ils ont soutenu le Shah, créé la SAVAK (police secrète), puis appuyé Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak, y compris l’utilisation d’armes chimiques contre les Iraniens.

Selon lui, la narration occidentale dépeint depuis des décennies l’Iran comme un régime corrompu et au bord de l’effondrement, alors que le pays a toujours résisté aux agressions étrangères.

L’échec de la stratégie de « house of cards »Il a estimé que la récente « guerre de 12 jours » et les escalades qui ont suivi ont échoué parce que Washington pensait que l’Iran s’effondrerait « comme un château de cartes ».

La réalité, selon Marandi, est tout autre : une stratégie de défense solide, un soutien populaire et une résilience nationale ont empêché tout effondrement. Les médias occidentaux et les think tanks, a-t-il ajouté, perpétuent des narratifs faux ; même des journalistes qui, en privé, reconnaissent la force de l’Iran, changent de discours à l’antenne.

Aucun grand média occidental n’admet la légitimité ou la solidité de la position iranienne.

L’impact économique et le détroit d’Ormuz

Un des points les plus marquants de son intervention concerne l’économie mondiale. Le trafic dans le détroit d’Ormuz est sévèrement restreint (moins d’1 million de barils par jour contre environ 20 millions avant le 28 février).

Des pénuries d’huile, d’engrais et d’hélium s’aggravent.

Les frappes yéménites sur les infrastructures saoudiennes et la fermeture du Bab el-Mandeb amplifient la crise.

Marandi a souligné que l’Iran ne cherche pas à faire s’effondrer l’économie mondiale, mais qu’il pourrait empirer la situation en fermant complètement le détroit ou en ciblant les infrastructures du Golfe.

Il a également accusé les États-Unis d’avoir violé un accord récent (retrait du Liban, levée de sanctions, corridor alternatif dans le détroit), ce qui a poussé Téhéran à frapper des navires.

Dans des posts publiés le même jour, Marandi a renforcé ce message : « Le détroit d’Ormuz restera entre les mains de l’Iran. Il n’y a rien que Trump puisse y faire. La République islamique est préparée à une guerre totale et sait qu’elle peut et va écraser l’économie américaine si Trump prend la décision ultime et stupide. »

Il a aussi averti que la poursuite de la fermeture d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, combinée à des champs pétrolifères en flammes, provoquerait une panique pure sur les marchés.

iSur une éventuelle invasion au sol

Marandi a affirmé que l’Iran se prépare à une escalade majeure, y compris une possible invasion terrestre. Le pays dispose de bases souterraines, de drones et de missiles. Toute invasion se heurterait à un terrain montagneux et à des défenses qui infligeraient de très lourdes pertes. « Trump ne peut pas vaincre l’Iran, a-t-il déclaré. Il fait face aux forces combinées de la République islamique et de l’Axe de la Résistance. Le Yémen peut briser le dos du régime saoudien, et la résistance irakienne peut libérer de vastes pans de territoire dans la région. »

Le programme nucléaire et la société iranienne

Il a répété que le programme nucléaire iranien est pacifique, qu’il précède la Révolution et qu’il a été sous surveillance intensive dans le cadre du JCPOA, sans preuve de militarisation depuis 2003. Les accusations américaines relèvent, selon lui, de la propagande destinée à justifier l’agression (il a cité des déclarations d’officiels comme Tulsi Gabbard et Joe Kent).

Enfin, Marandi a tenu à décrire la société iranienne telle qu’il la voit : résiliente, éduquée, moderne (métro de Téhéran, vie quotidienne qui continue malgré les sanctions et les bombardements, magasins pleins, circulation dense).

Les funérailles massives montrent, selon lui, un peuple déterminé, loin des stéréotypes occidentaux de pays arriéré.

Pour Marandi, les États-Unis sous-estiment gravement la capacité de résistance de l’Iran et de ses alliés régionaux. Une escalade vers des troupes au sol serait non seulement extrêmement coûteuse en vies humaines, mais risquerait de provoquer un choc économique mondial via le détroit d’Ormuz.

Il présente l’Iran comme un acteur qui ne cherche pas le chaos total, mais qui est prêt à y répondre s’il y est forcé, tout en maintenant que les narratifs médiatiques occidentaux masquent la réalité du rapport de force.

Cette intervention s’inscrit dans une série d’apparitions de Marandi ces derniers jours, où il insiste sur la préparation iranienne à une guerre totale et sur l’incapacité de Washington à imposer sa volonté sans conséquences désastreuses.

https://brunobertez.com/2026/07/26/hausse-des-taux-longs-tensions-inflationnistes-instabilite-obligataire-et-perspectives-sombres-mais-les-actions-resistent-bien/

[CNBC] Les contrats à terme sur actions grimpent, les prix du pétrole baissent après la suspension des attaques américaines et iraniennes :

[CNBC] Le pétrole chute de 5 % après que l’Iran aurait annoncé un moratoire sur ses attaques si la suspension américaine est maintenue.

[Reuters] Les actions et les obligations progressent prudemment tandis que le prix du pétrole baisse.

[NYT] La guerre en Iran oblige les acheteurs d’énergie à se libérer des chaînes des marchés mondiaux

[WSJ] L’atmosphère d’incertitude qui s’installe sur les marchés

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