| Les perspectives haussières restent valables, mais la prochaine étape dépendra davantage du financement, de la baisse des taux et du maintien des bénéfices .Stephen Innes ![]() Les dernières recherches de Goldman Sachs montrent un cycle de bénéfices extraordinaire, de plus en plus dépendant du financement externe, tandis que les marchés du crédit, le positionnement et le contexte du marché du travail américain commencent à rendre la prochaine phase de cette activité considérablement plus complexe.Points clés de Dark Side of the Boom™ Le boom de l’IA ne s’essouffle pas, mais il est de plus en plus gourmand en capitaux. Goldman Sachs estime les dépenses d’investissement des hyperscalers à environ 1 100 milliards de dollars en 2027, avec un écart d’environ 150 milliards de dollars par rapport aux flux de trésorerie opérationnels et potentiellement 400 milliards de dollars d’émissions de dette nécessaires pour le financer. La circularité devient le principal risque. Les dépenses en IA contribuent à hauteur d’environ la moitié à la croissance du BPA des entreprises du S&P 500, mais à mesure que ces dépenses dépendent davantage de financements externes, le coût du capital devient un élément de plus en plus déterminant dans le calcul des bénéfices. Le crédit commence à poser des questions plus complexes que les actions. Goldman Sachs note que les spreads des émetteurs liés à l’IA sont superieurs à ceux de leurs homologues non liés à l’IA, car les investisseurs obligataires anticipent un cycle de dépenses d’investissement élevé sur plusieurs années. Il ne s’agit pas d’un signal de krach, mais d’un changement important dans la structure du marché. Le positionnement est bien moins optimiste que ne le suggèrent les indices. Les investisseurs non courtiers ont vendu un montant record de 21,6 milliards de dollars de contrats à terme Nasdaq lors de la hausse du 28 juillet au 4 août, tandis que l’effet de levier brut fondamental (positions longues/courtes) demeure proche de son plus bas niveau sur un an. Le contexte macroéconomique sous-jacent aux investissements dans l’IA s’affaiblit. Selon les estimations de Goldman Sachs, la création d’emplois sous-jacente aux États-Unis n’est plus que d’environ 5 000 par mois, ce qui laisse à la Fed une plus grande marge de manœuvre pour assouplir sa politique monétaire, mais soulève également la question de la durée pendant laquelle les marchés pourront compter sur les liquidités pour compenser le ralentissement de la dynamique économique. |

