L’ACTUALITE DE LA DETTE ET DES DEFICITS EN FRANCE
Si la France ne parvient pas à adopter un budget 2027 approprié avant l’élection présidentielle, le déficit pourrait se détériorer d’au moins 0,5 point de pourcentage supplémentaire du PIB, a averti l’organisme de contrôle des finances publiques – Bloomberg

L’État français ne cesserait évidemment pas de fonctionner, car une Loi Spéciale permettrait au gouvernement de continuer à percevoir les impôts existants, d’émettre de la dette et de financer les dépenses essentielles. Cependant, ce mécanisme est conçu comme une solution temporaire, et non comme un moyen de gérer le pays pendant neuf ou dix mois. Certaines dépenses, en particulier les dépenses sociales, se poursuivent presque automatiquement, tandis que de nouvelles mesures d’épargne, des réformes fiscales ou des programmes d’investissement deviennent beaucoup plus difficiles à mettre en œuvre.
Le problème est que la France pourrait entrer dans 2027 avec un déficit déjà proche de 5 % du PIB, une charge de dette très élevée et des taux d’intérêt à long terme bien au-dessus des niveaux observés au cours de la décennie précédente. La France accumule actuellement, dans des conditions économiques relativement normales, des déficits que de nombreux pays ne connaissent que lors de récessions ou de crises majeures. Parallèlement, les dépenses pour les retraites, la santé, la défense et, de plus en plus, le service de la dette continuent d’augmenter.
Comme indiqué, ce 0,5 point de pourcentage supplémentaire n’est probablement qu’un plancher. Une période prolongée sans budget clair pourrait également retarder les investissements des entreprises, inciter les ménages à épargner davantage et affaiblir la croissance économique. Une croissance plus faible signifie des recettes fiscales moindres, ce qui pourrait pousser le déficit encore plus haut.
La France pourrait même se retrouver dans une situation plutôt désagréable où elle dépenserait plus tout en investissant moins, car les dépenses automatiques se poursuivraient tandis que certaines nouvelles dépenses en matière de défense, de rénovation, de construction ou de recherche pourraient être retardées. Inutile de sombrer dans le catastrophisme et de commencer à parler de la France au bord de la faillite. Cependant, traiter cela comme un simple théâtre politique serait tout aussi naïf. Le jour où les marchés commenceront à exiger une prime significativement plus élevée, la contrainte budgétaire ne viendra plus vraiment du Parlement, mais du marché obligataire.
Via Christophe Barraud
LA DETTE ET LES DEFICITS AMERICAINS
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Ajoutons que les Gilts sont au dessus de 5 % soit bien au dessus de la crise qui avait valu à Liz Truss de démissionner.
Une tension supplémentaire sur les taux français à l’automne pourrait servir de chausse pied à une candidature de Christine Lagarde à laquelle je crois depuis des années.
Qui mieux qu’elle pour faussement incarner l’apparence de compétence et poursuivre l’œuvre de notre Mozart ?
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