Musalem (Fed de Saint-Louis) sur CNBC : ouverture d’esprit pour septembre, mais préférence pour une politique plus restrictive

Le 20 août 2026, Alberto Musalem, président de la Réserve fédérale de Saint-Louis, s’est exprimé sur CNBC dans l’émission Squawk on the Street, face à Sara Eisen, Steve Liesman et Carl Quintanilla.

Il a détaillé les raisons de son soutien à une hausse du taux directeur lors de la réunion de juillet du FOMC et a précisé qu’il restait ouvert à toutes les options pour la prochaine réunion de septembre.

Musalem a rappelé que sa recommandation et son action lors de la réunion de juillet avaient été en faveur d’une hausse du taux des fonds fédéraux (alors dans la fourchette de 3,5 % à 3,75 %).

Selon lui, la politique monétaire reste actuellement accommodante.

Le taux réel (ajusté de l’inflation) se situe en dessous du niveau que le comité estime neutre à long terme, tandis que les conditions financières restent globalement favorables.

Il a insisté sur la nécessité de ramener l’inflation à l’objectif de 2 % dans un horizon d’environ 18 mois.

Les pressions inflationnistes sous-jacentes se situent selon lui entre 2,5 % et 3 %.

Le président de la Fed de Saint-Louis distingue deux principaux scénarios :

  • L’inflation s’assouplit progressivement.
  • Elle reste « collante » autour des niveaux actuels.

C’est ce second scénario, qu’il juge plus probable, ce qui l’avait conduit à soutenir une hausse en juillet. Il a souligné qu’une approche progressive de hausses de taux serait préférable et moins disruptive que des resserrements plus importants et plus brutaux ultérieurs.

Pour la réunion des 15 et 16 septembre, Musalem a clairement indiqué qu’il ne préjugeait de rien : « Je veux garder l’esprit ouvert à chaque réunion. » Sa position dépendra des données à venir.

Interrogé sur les tensions observées sur le marché obligataire, Musalem a écarté l’idée d’un doute sur la crédibilité de la Réserve fédérale. Selon lui, la pression sur les rendements s’explique principalement par :

  • le volume important de financements publics (emprunt brut de l’État),
  • la forte demande de capitaux liée au déploiement de l’intelligence artificielle, financée aux États-Unis et à l’échelle mondiale.

Il a noté que les anticipations d’inflation restent bien ancrées, ce qui confirme que la crédibilité de la Fed n’est pas remise en cause.

Musalem a également abordé la situation du marché du travail dans le cadre plus large de l’équilibre entre le contrôle de l’inflation et le soutien à l’activité économique. Son message central reste clair : ramener durablement l’inflation à 2 % constitue une priorité, et la politique monétaire doit rester calibrée en conséquence, sans rigidité excessive face aux nouvelles données.

Alberto Musalem se positionne comme un membre relativement hawkish du FOMC : il a voté pour une hausse en juillet, considère la politique actuelle comme encore trop accommodante, et préfère des ajustements graduels.

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