Editorial, jour après jour le vrai système mondial se révèle, d’implicite il devient explicite.

Lors de la conférence de presse quotidienne du ministère chinois des Affaires étrangères le mardi 25 août 2026, le porte-parole Lin Jian a réagi à l’offensive économique américaine annoncée la veille par le secrétaire au Trésor Scott Bessent (opération surnommée « Economic Outcast » / « D-Day économique » contre l’Iran).

Interrogé sur ces nouvelles sanctions et menaces de sanctions secondaires visant les partenaires commerciaux de Téhéran (dont la Chine), Lin Jian a déclaré :

« La coopération entre la Chine et l’Iran s’inscrit dans le cadre du droit international et ne doit faire l’objet d’aucune ingérence ni perturbation. »

Il a ajouté :

« Pékin suit de près l’évolution de la situation et prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre fermement ses propres droits et intérêts. »

Ces formules ont été reprises quasiment mot pour mot par de nombreux médias internationaux (Reuters, Straits Times, Al Arabiya, CNA, etc.).

La veille, Washington a annoncé un nouveau paquet de sanctions ciblant une soixantaine d’individus, entités et navires (certains liés à la Chine et à Hong Kong), dans le but de « couper les dernières lignes de vie financière » de l’Iran.

Bessent a explicitement menacé de sanctions secondaires les pays qui continueraient à commercer avec Téhéran, en particulier les acheteurs de pétrole iranien.

La Chine est de très loin le principal client du pétrole iranien (plus de 80 % des exportations maritimes selon certaines estimations antérieures au conflit).

Ces déclarations de Lin Jian s’inscrivent dans une position chinoise constante depuis le début de l’escalade américano-iranienne de 2026 :

Opposition de principe aux sanctions unilatérales
Pékin rappelle systématiquement qu’il rejette les sanctions non autorisées par le Conseil de sécurité de l’ONU. C’est une ligne rouge diplomatique classique de la Chine.

Défense des intérêts économiques concrets
La formule « prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre fermement ses propres droits et intérêts » est diplomatiuement ferme. Elle signale que la Chine n’entend pas se plier aux pressions américaines sur son commerce avec l’Iran, tout en gardant une marge de manœuvre .


En affirmant que la coopération sino-iranienne se déroule « dans le cadre du droit international », Pékin refuse le principe même des sanctions secondaires américaines, qu’il considère comme une extension extraterritoriale illégale de la juridiction américaine.


Dans les conférences de presse des jours précédents, Lin Jian a régulièrement insisté sur la nécessité de revenir au dialogue et à une solution politique, en rejetant à la fois les moyens militaires et la « guerre économique ».

Les propos de Lin Jian du 25 août constituent une réponse mesurée mais ferme.

  1. La Chine :
  • ne cède pas sur le principe de ses relations commerciales avec l’Iran,
  • rejette l’ingérence américaine,
  • se réserve le droit de réagir si ses intérêts sont touchés,
  • tout en continuant d’appeler à une désescalade diplomatique.

C’est une position classique de « résistance passive mais déterminée » face aux tentatives américaines d’imposer un isolement total de l’Iran.

Les sanctions sont un acte de guerre moderne , dans les temps anciens on faisait le siege des places fortes pour affamer les résistants et les forcer à se rendre, a notre époque on fait la meme chose mais a une échelle plus vaste et plus abstraite par les sanctions.

il est evident que toute la stratégie utilisée par les Etats Unis est une projection de pouvoir vers la Chine et que les dirigeants chinois ne s’y trompent pas ; de la meme façon que les les USA testent et repètent, les Chinois testent , organisent et structurent des defenses.

De plus en plus le monde sera coupé en deux, polarisé, c’est une question de temps.

Le secrétaire américain au Commerce, Scott Bessent, chargé de présenter ces mesures, a notamment précisé que les contrevenants seraient exclus du système financier libellé en dollars.

L’essentiel est dit; l’arme américaine c’est le système financier libellé en dollars, structuré en dollars avec infrastructures, superstrctures et architecture juridique en dollars donc, c’est ce systme que le Reste du monde doit d’abord éviter, puis concurrencer.

Ce qui se passe en ce moment n’est pas nouveaiu, tous les spécialistes le savent depuis longtemps, mais la guerre agit comme un revelateur de tout ce qui était implicite et caché aux peuples. Le système dollar centré, il n’est pas neutre il est articulé autour d’un centré et ce centre a produit tout un ensemble de péripheries. Ces périphéries pour l’instant sont piégées, en transition, mais au fil des jours a la faveur des expériences, à la faveur des nouvelles technologies elles produisent un nouveau système, diversifié qui ne ressemble absolument pas à l’ancien.

Les USA dans leur competition stratégique avec la Chine ont commis l’erreur de se decouvrir trop tot.

Par railleurs on le verra plus tard ils ont radicalement négligé le role universel et éternel de l’or et son inscription dans les archétypes qui habitent le psychisme humain,

En revanche les USA ont correctement identifié l’importance du pétrole , de ses origines et de ses routes, sur ce point les Chinois se sont un peu fait prendre de vitesse. L’issue du combat pétrolier n’est pas évidente.

Comptage

La Chine est depuis plusieurs années le principal acheteur de pétrole iranien.

Une rencontre entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping est prévue à Washington fin septembre et de nouvelles sanctions à l’encontre des banques chinoises pourraient compromettre les perspectives de prolongation de l’accord conclu en novembre dernier visant à maintenir l’approvisionnement en terres rares chinoises et à plafonner les droits de douane américains.

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