Via Nick Timiraos
Stanley Druckenmiller exprime un avis défavorable sur l’utilisation par le secrétaire au Trésor Scott Bessent des rachats pour se défendre contre des rendements plus élevés sur un marché qui fonctionne normalement.
« J’ai passé cinq décennies à trader sur un principe simple : les marchés agrègent des informations que nulle commission ne possède, et les prix sont la manière dont ces informations parviennent aux décideurs. Le rendement à long terme du Trésor est le prix le plus important au monde. C’est aussi le seul moyen de discipline budgétaire qu’il reste aux États-Unis. » « Chaque point de base de répression artificielle des rendements est une subvention à la procrastination. »
Voila, tout est dit par Druckenmiller dont on connait pourtant la proximité avec Bessent.
Mais l’exercice du pouvoir fait pénétrer dans un autre monde, change tout et crée une autre réalité à laquelle on répond en promouvant encore une autre réalité et ainsi de suite, en chaine ce qui fait qu’au bout du compte on a perdu de vue la réalité de départ et on s’adapte aux récits que l’on a tenu précédemment.
La chose la plus importante que dit Druckenmille c’est celle-ci: « C’est aussi le seul moyen de discipline budgétaire qu’il reste aux États-Unis. »
« Ramenez les rachats à leur objectif déclaré : de petites opérations de liquidité programmées et hors norme annoncées lors des remboursements trimestriels, jamais de réponses hors cycle aux niveaux de rendement. Allongez la maturité de la dette honnêtement et payez le prix fixé par le marché. »
« Si le 30 ans doit s’échanger à 5,5 % pour s’équilibrer, ce n’est pas une crise. C’est une facture. Alors, faites la seule chose qui abaisse durablement les rendements à long terme : traitez le déficit primaire. »