Oracle invoque la « force majeure » sur un data center géant

Oracle invoque la «force majeure» sur un data center géant destiné à OpenAI : les actions chutent.

Oracle a envoyé une notification de force majeure au développeur du projet Jupiter, un campus de data centers de 2,45 GW au Nouveau-Mexique (comté de Doña Ana).

L’objectif : se protéger et reporter certains paiements si le site n’entre pas en service en 2028 comme prévu.

Bloomberg: Le projet, développé par une filiale de Blue Owl Capital (Stack Infrastructure), s’inscrit dans le vaste accord d’environ 300 milliards de dollars entre Oracle et OpenAI pour fournir de la puissance de calcul IA.

Il fait partie de l’initiative Stargate. Le campus de 1 400 acres a déjà levé environ 18 milliards de dollars de prêts bancaires.

Le chantier rencontre des obstacles : refus de permis pour un gazoduc, préoccupations sur l’eau et la qualité de l’air, et contestation locale. Les prêts liés au projet se négociaient déjà en territoire « stressé » (autour de 89-91 cents pour un dollar) quelques jours plus tôt, les banques peinant à les revendre.

Oracle précise que le projet reste « dans les délais prévus » et qu’il est « pleinement engagé » au Nouveau-Mexique.

Blue Owl indique que la notification ne modifie pas les engagements financiers. Une clause de force majeure vise généralement à préserver des droits contractuels face à des événements hors contrôle ; elle ne signifie pas forcément un abandon.

Les actions Oracle ont reculé d’environ 4 à 6 % jeudi 24 septembre 2026 après la publication de l’information par Bloomberg. Le titre était déjà sous pression depuis l’annonce du grand contrat avec OpenAI.

Cette annonce s’ajoute à d’autres signaux : OpenAI a reporté son introduction en Bourse et projette un cash burn d’environ 278-280 milliards de dollars d’ici 2030, principalement pour l’infrastructure de calcul.

Larry Ellison, cofondateur d’Oracle, a récemment annulé un plan de vente d’actions pouvant atteindre 7,5 milliards de dollars, sans explication détaillée.

EN PRIME

Laisser un commentaire