Document. L’offre d’actifs financiers (obligations et actions) proposés sera largement supérieure à la capacité d’absorption de la demande en 2027 et 2028.

Résumé

Ray Dalio (Bridgewater Associates), document publié le 13 octobre 2026.

Les pays « font faillite » lorsque l’offre de titres de créance dépasse largement la demande et/ou lorsque le service de la dette (intérêts + principal) absorbe une part croissante des revenus, comprimant les autres dépenses.

Ces deux dynamiques s’amplifient et s’aggraveront en 2027-2028 : l’offre d’actifs financiers (dette souveraine, dette privée et actions) sera structurellement supérieure à la capacité d’absorption de la demande.

Encours de Treasuries américains ≈ 32 000 Md$ fin septembre 2026 (+8 %). Émissions nettes prévues ≈ 2 100 Md$ en 2026. Part des bons à court terme portée à ~50 % (contre ~20 % historiquement). Dette fédérale par ménage : de ~240 000 $ à ~270 000 $ d’ici 2028 ; avec la dette privée, fardeau total ≈ 430 000 $.

Une hausse de 1 point de taux coûte ~310 Md$ d’intérêts annuels supplémentaires.

Charges d’intérêts 2027 estimées à 21-23 % des recettes ; service total de la dette pouvant atteindre ~200 % des recettes.

Une récession modérée doublerait le déficit.

Demande affaiblie : investisseurs étrangers (~32 % du stock) réduisent leurs positions (Chine, Japon). Besoins de financement US 2027 ≈ 4 400 Md$.

Émissions d’entreprises (notamment IA) et actions non financières en forte hausse, en concurrence pour les mêmes flux d’épargne.

Europe, Japon et Chine également en tension sur leurs émissions.Nous sommes au milieu du cycle : taux réels en hausse avant effets complets sur marchés et économie.

Historiquement, ce déséquilibre conduit à hausse des taux, élargissement des spreads, pression sur les actions et ralentissement, ou à monétisation dévaluatrice.

La situation est défavorable aux détenteurs d’actifs de dette. .

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