Les promesses masquent les piètres résultats économiques.

Jeffrey Snider et Rosenberg ne croient pas a la reprise et encore moins au retour durable de l’inflation des prix des biens et des services. Chacun pour des raisons différentes. Snider pour des raisons monétaires, Rosenberg pour des raisons plus économiques.

Vous savez que je pense plus ou moins la même chose, mais a partir d’un autre cadre d’analyse fondé sur l »insuffisance du profit, et la suraccumulation de dettes .

Vous pouvez relire cette analyse en suivant le lien ci dessous:

 Pourquoi je reste fondamentalement déflationniste. Records boursiers, records de marge, baisse de la profitabilité du capital.

Snider et Rosenberg analysent en profondeur les données et démontrent à quel point elles sont faibles et trompeuses.

Il n’y a eu aucune bonne surprise dans les données du PIB américain publiées hier. 

Comme prévu, la production a fortement décéléré, manquant modestement des attentes pourtant très réduites. Le taux de variation annuel composé pour le troisième trimestre de 2021 par rapport au deuxième trimestre était inférieur à 2% (1,99591%) alors que les attentes les plus récentes étaient plus proches de 3%. Il y a seulement deux mois, à la mi-août, le consensus Blue Chip évaluait la croissance trimestrielle à mieux que 7%.

Les estimations du PIB et les données sous-jacentes ne font qu’ajouter aux craintes concernant la croissance » , craintes déjà illustrées sur les marchés obligataires par l’aplatissement de la courbe des taux d’intérêt. Les données plus fréquentes pointaient déjà de la même manière vers le sud..

Regardez , la courbe des taux 5/10 ans, en gris s’aplatit depuis le moi d’avril/Mai:

Snider intitule d’ailleurs son commentaire; Red Flag, Drapeau Rouge.

En termes réels, écrit Snider, le PIB réel du troisième trimestre reste inférieur de plus d’un demi-trillion à son niveau de référence pré-COVID (taux annuels), donc c’est un déficit important par rapport à ce niveau minimum de reprise. Un économiste honnête effectue les comparaisons non par apport au trimestre précédents mais par rapporta ce qui aurait du se passer si les tendances antérieures n’avaient pas été brisées. On voit clairement le manque, le gap sur le graphique ci dessous fournis par Snider.

Ce qui devrait être le plus préoccupant, surtout dans ce contexte de « stimulus », c’est que cet énorme écart demeure malgré des niveaux historiques d’intervention gouvernementale et de la Banque Centrale.

Il devient très difficile pour la presse économique de cacher la situation réelle . Elle la signale mais elle minimise ce qui se passe.

La catastrophe économique affecte tout le monde profondément. Si un républicain était président, c’est ce que la presse dirait; n’entendrions rien d’autre, et à juste titre. Mais les médias veulent protéger Biden ,

« L’économie américaine a connu des problèmes dans le secteur automobile au troisième trimestre », a déclaré Bloomberg.

La production automobile est tombée d’une falaise avec une baisse de 41%, principalement en raison de la pénurie de puces. Cela a à son tour fait une énorme brèche dans le PIB . Sur une base annualisée, le PIB a grimpé d’à peine 2,0 %. C’est pathétique quand on considère le krach de 9,3 % qui s’est produit l’année dernière.

À l’heure actuelle, juste pour compenser ce gâchis, vous auriez besoin d’une croissance constante de 5 à 8 % juste pour récupérer ce que nous avons perdu.

Il semble pour l’instant que les pertes ne seront jamais rattrapées. . Il y a d’énormes coûts invisibles là-bas, dans la technologie, l’éducation, l’art et la santé.

Les résultats nétant pas au rendez vous, on multiplie les promesses pour compenser :

  • L’économie va rebondir au quatrième trimestre !
  • L’inflation est transitoire !
  • Le surendettement sera résorbé !
  • Nous ne taxerons que les riches !
  • Le vaccin éliminera le virus !

La réalité, déflatée de la propagande est sinistre:

Chaque fois que l’on croit isoler le problème qui freine la reprise et pénalise la production économique, un autre apparaît. On bouche un trou et deux autres apparaissent.

Nous entendons des promesses que c’est temporaire. Nous les avons déjà entendues.

Une réflexion sur “Les promesses masquent les piètres résultats économiques.

  1. Pour moi ces graphiques sont les plus importants et les plus édifiants pour comprendre ce qui se passe. Ils montrent que la crise terminale est la crise de 2008. Nous n’en sommes jamais sortis et les BC sont alors entrées dans une fuite en avant. Le déficit de création de richesse est artificiellement compensé par une inflation fabriquée des actifs. L’économie est comme un sportif qui se doperait de plus en plus sans jamais retrouver ses performances antérieures mais sans jamais réaliser que son dopage même abime chaque jour un peu plus son organisme et son potentiel de performance. Nous sommes dans la triche.

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