L’exubérance est compréhensible, elle est fondée sur une croyance: l’invincibilité!
Cette invincibilité n’est qu’apparente , elle est uniquement fondée sur le crédit, le terme « crédit » étant ici à prendre en son sens propre , pas en son sens financier.
Ni les droits de douane, ni les guerres commerciales, ni les vraies guerre, ni les craintes inflationnistes, ni les deficits, ni le stock de dettes , ni l’instabilité géopolitique devenue profonde et durable, ni les problèmes liés à la personnalité de Trump ni les doutes quant à la future politique de la Fed, n’ont d’importance .
La complaisance des marchés est totale.
Ceux qui se sont permis d’en douter et ont joué contre les marchés ont été punis, ils ont payé très cher soit financièrement soit en terme de carrière.
Je soutiens que tout l’édifice repose sur la persistance de conditions financières ultra accommodantes. Il y a de l’argent pour tout et quand il y a de l’argent pour tout et que tout le monde s’enrichit l’esprit critique, que dis je le simple bon sens disparaissent.
La résilience est fondée sur la conviction non formulée mais enracinée que jamais la Fed ne retirera le bol de punch toujours on pourra planer, se saouler.
La perspective de quelques hausses de taux de la Fed n’effraie personne, on se souvient qu’entre mars 2022 et juillet 2023, la Fed a relevé ses taux d’intérêt de près de zéro à une fourchette de 5,25 % à 5,50 %.
Ce cycle de resserrement monétaire d’une ampleur exceptionnelle que j’ai immeditament qualifié de « bidon », de « Canada Dry » n’a pas durci significativement les conditions financières. La Fed a distribué de la main gauche ce qu’elle faisait semblant de retirer de la main droite!
Les cours des actions ont continué de progresser tout au long de cette période de resserrement, notamment les valeurs technologiques. Du 16 mars 2022 (première hausse) au 26 juillet 2023 (dernière hausse), l’indice MAG7 a progressé de 24,9 %.
La persistance de la croissance du crédit et la souplesse des conditions financières ne constituent pas une énigme. Les emprunts annuels du Trésor ont dépassé les 2 000 milliards de dollars en 2023, 2024 et 2025, assurant ainsi un soutien important au système de crédit et à l’économie. Le Tresor crée la liquidité qui permet de financer ses dettes! Et comme ses dettes servent de collateral pour alimenter le levier sur d’autre opérations , le pognon coule à flots. Le Tresor ne prelève jamais de liquidité, il en crée et elle se multiplie!
Pendant ce temps Wall Street, stimulée par l’appart du gain multiplie les innovations : « crédit privé » et prêts à effet de levier ; « repo », opérations de base et de portage des fonds spéculatifs, effet de levier spéculatif et produits dérivés, options au jour le jour…
Sur trois ans (de 2023 à 2025), le bilan des courtiers a progressé de 1 902 milliards de dollars, soit 44 %, tandis que les actifs des fonds monétaires ont connu une hausse spectaculaire de 2 967 milliards de dollars, soit 57 %. Les emprunts « repo » des fonds spéculatifs ont explosé de 2 152 milliards de dollars, soit 175 %, pour atteindre 3 379 milliards de dollars.
Je vous le dis et je vous l’explique encore dans les deux liens ci dessus, il y a de l’argent pour tout, c’est le secret de la finance et de la monnaie post moderne. La finance a découvert le mouvement perpétuel, les besoins produisent leur offre et vice versa!
La finance vit dans un récit, dans un conte de fée.
Ce n’est pas un hasard si Goldie est son héroïne préférée, elle vole la soupe des ours sans être punie.
Dans cet univers post moderne la perspective de quelques hausses de taux ne devrait pas susciter de craintes .Wall Street voit des opportunités dans quasiment tous les scénarios possibles concernant les marchés.
Situé dans l’imaginaire et dans l’univers du rève, le monde de la finance est effectivement parfait … tant qu’il ne rencontre pas le Réel.
Le célèbre boxeur poids lourd américain Mike Tyson a dit ,version polie:
« Everybody has a plan until they get punched in the face »
« Tout le monde a un plan… jusqu’à ce qu’il prenne un coup dans la gueule »
Les beaux récits tiennent jusqu’à ce que la réalité les démolissent.
LA SEMAINE
Le S&P 500 a progressé de 1,23 % (en hausse de 10,7 % depuis le début de l’année),
La hausse du S&P 500 la semaine dernière : +1,23 % (semaine du 5 au 11 juillet 2026).
- Clôture vendredi 11 juillet : 7 575,39 points.
- Performance hebdomadaire : environ +1,23 % (5 jours).
C’est la deuxième semaine positive consécutive, porté notamment par les valeurs technologiques (Meta, Nvidia, etc.).
L’indice reste très proche de son record historique (environ 0,6 % en dessous).
Le Dow Jones a reculé de 0,5 % (en hausse de 9,5 %).
Le secteur des services publics a baissé de 1,1 % (en hausse de 6,6 %).
Le secteur bancaire a progressé de 1,7 % (en hausse de 14,0 %) et le secteur des courtiers a bondi de 2,9 % (en hausse de 15,1 %).
Le secteur des transports a gagné 0,7 % (en hausse de 27,8 %).
L’indice S&P 400 des Midcaps a reculé de 0,6 % (en hausse de 14,4 %) et l’indice Russell 2000 des Small Caps a baissé de 0,6 % (en hausse de 20,0 %).
Le Nasdaq 100 a progressé de 1,7 % (en hausse de 18,1 %).
Le secteur des semi-conducteurs a bondi de 2,7 % (en hausse de 83,1 %).
Le secteur des biotechnologies a reculé de 2,3 % (en hausse de 21,4 %).
Avec une baisse de 57 dollars du cours de l’or, l’indice HUI des cours de l’or a chuté de 4,8 % (en baisse de 9,5 %).
SUR LES TAUX
Le marché anticipe un taux directeur de 4,10 % pour la réunion du FOMC du 28 avril 2027, ce qui impliquerait près de deux hausses de taux (1,9).
À titre de comparaison, le taux directeur était de 2,925 % le 27 février. Ainsi, le marché des taux est passé de deux baisses à l’anticipation de deux hausses. Fait intéressant, la fin de l’« Opération Epic Fury » et l’effondrement des prix du pétrole brut de plus de 30 dollars ont eu un impact négligeable sur les anticipations du marché concernant les taux.
L’enquête de juin de la Réserve fédérale de New York sur les anticipations des consommateurs prévoyait une inflation à un an de 3,67 %, un niveau jamais atteint depuis septembre 2023, et des anticipations d’inflation à trois ans de 3,3 %, un niveau jamais vu depuis juin 2022.
L’annonce mercredi par Trump de la « fin du protocole d’accord avec l’Iran » et la hausse de 6 % des prix du pétrole brut ont mis en lumière la fragilité persistante du marché obligataire mondial.
Le taux des bons du Trésor à trois mois a clôturé la semaine à 3,6947 %.
Le rendement des obligations d’État à deux ans a progressé de sept points de base à 4,21 % (en hausse de 73 points de base depuis le début de l’année).
Le rendement des bons du Trésor à cinq ans a augmenté de sept points de base à 4,30 % (en hausse de 58 points de base).
Le rendement des obligations du Trésor à dix ans a gagné huit points de base à 4,56 % (en hausse de 39 points de base).
Le rendement des obligations à long terme a progressé de huit points de base à 5,06 % (en hausse de 22 points de base).
Le rendement de référence des titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) de Fannie Mae a progressé de huit points de base à 5,53 % (en hausse de 49 points de base).
AILLEURS
Le rendement des Bunds allemands a bondi de 13 points de base à 3,07 % (en hausse de 21 points de base).
Le rendement des obligations françaises a augmenté de 10 points de base à 3,83 % (en hausse de 27 points de base). L’écart de rendement entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans s’est resserré de trois points de base à 76 points de base.
Le rendement des obligations italiennes à dix ans a progressé de 10 points de base à 3,80 % (en hausse de 25 points de base depuis le début de l’année).
Le rendement des obligations grecques à dix ans a gagné 10 points de base à 3,71 % (en hausse de 25 points de base).
Le rendement des obligations espagnoles à 10 ans a progressé de neuf points de base pour atteindre 3,51 % (en hausse de 22 points de base).
Le rendement des gilts britanniques à 10 ans a progressé de neuf points de base à 4,87 % (en hausse de 39 points de base). L’indice FTSE des actions britanniques a reculé de 1,7 % (en hausse de 5,6 % depuis le début de l’année).
SUR LES ACTIONS
L’indice Nikkei 225 des actions japonaises a baissé de 1,7 % (en hausse de 36,2 % depuis le début de l’année). Le rendement des obligations d’État japonaises à 10 ans (JGB) a clôturé la semaine en baisse de quatre points de base à 2,74 % (en hausse de 68 points de base depuis le début de l’année).
10 juillet – Bloomberg :
« La ministre des Finances japonaise a appelé les importants fonds de pension du pays à accroître leurs investissements dans les actifs nationaux, ce qui a permis de redresser le yen après l’avoir éloigné de son plus bas niveau en près de quarante ans et a entraîné une hausse des obligations. « L’une de nos priorités est d’encourager les ménages, ainsi que les fonds de pension, dont le GPIF, à augmenter leurs investissements dans les actifs financiers japonais. Nous entendons mettre en œuvre des politiques qui soutiennent cet objectif », a déclaré la ministre des Finances, Satsuki Katayama, en référence au Fonds d’investissement des pensions du gouvernement (GPIF). Ce fonds est l’un des plus importants au monde, avec 293 600 milliards de yens (1 810 milliards de dollars) d’actifs. »
Le CAC 40 français a reculé de 2,0 % (en hausse de 2,3 %).
L’indice allemand DAX a perdu 2,8 % (en hausse de 2,4 %).
L’indice espagnol IBEX 35 a reculé de 2,4 % (en hausse de 12,0 %).
L’indice italien FTSE MIB a cédé 0,4 % (en hausse de 17,1 %).
Les marchés émergents ont majoritairement terminé en baisse.
L’indice Bovespa brésilien a progressé de 2,0 % (en hausse de 10,4 %), tandis que l’indice Bolsa mexicain a reculé de 0,7 % (en hausse de 3,3 %).
Le Kospi sud-coréen a plongé de 7,6 % (en hausse de 77,4 %).
L’indice Sensex indien a perdu 0,3 % (en baisse de 9,0 %).
L’indice de la Bourse de Shanghai a reculé de 1,2 % (en hausse de 0,7 %). L’indice turc Borsa Istanbul National 100 a baissé de 0,7 % (en hausse de 27,2 %).
SUR LE CREDIT
Les crédits de la Réserve fédérale ont augmenté de 8,4 milliards de dollars la semaine dernière pour atteindre 6 686 milliards de dollars, soit une hausse de 195 milliards de dollars sur 30 semaines.
Ils restent toutefois inférieurs de 2 204 milliards de dollars à leur pic du 22 juin 2022.
Depuis la reprise du QE le 11 septembre 2019, les crédits de la Fed ont progressé de 2 959 milliards de dollars, soit 79 %.
Depuis le 7 novembre 2012 (713 semaines), ils ont augmenté de 3 875 milliards de dollars, soit 138 %.
Par ailleurs, les avoirs de la Fed de New York pour compte de détenteurs étrangers de titres du Trésor et de titres d’agences ont chuté de 9,6 milliards de dollars supplémentaires la semaine dernière pour s’établir à 2 902 milliards de dollars, leur plus bas niveau depuis septembre 2010.
Les avoirs en dépôt ont reculé de 336 milliards de dollars sur un an, soit 10,4 %.
L’actif total des fonds monétaires a progressé de 5 milliards de dollars pour atteindre un record de 7 953 milliards de dollars. Les MMFA ont augmenté de 880 milliards de dollars, soit 12,4 %, en glissement annuel, après avoir connu une hausse historique de 3,369 milliards de dollars, soit 74 %, depuis le 26 octobre 2022.
L’encours total destitres de créance à court terme (CP) a progressé de 34 milliards de dollars pour atteindre 1 395 milliards de dollars. En glissement annuel, ce volume a reculé de 53 milliards de dollars, soit 2,1 %.
Les taux fixes des prêts hypothécaires à 30 ans de Freddie Mac ont augmenté de six points de base pour s’établir à 6,49 % (en baisse de 23 points de base sur un an).
Les taux à 15 ans ont progressé de trois points de base pour atteindre 5,82 % (en baisse de 4 points de base).
Selon l’enquête de Bankrate sur le coût des prêts hypothécaires de grande envergure, le taux fixe à 30 ans a reculé de trois points de base à 6,62 % (en baisse de 24 points de base).
SUR LES CHANGES
L’indice du dollar américain est resté quasiment stable à 100,965 (en hausse de 2,7 % depuis le début de l’année).
À la hausse, le won sud-coréen a progressé de 2,1 %, le real brésilien de 1,2 %, le dollar néo-zélandais de 0,9 %, la couronne norvégienne de 0,6 %, la livre sterling de 0,4 %, le dollar canadien de 0,3 % et le dollar australien de 0,2 %. Du côté des baisses le franc suisse a reculé de 0,7 %, le rand sud-africain de 0,5 %, le yen japonais de 0,2 %, l’euro de 0,2 % et la couronne suédoise de 0,1 %.
Le renminbi chinois (sur le marché intérieur) s’est apprécié de 0,05 % face au dollar (en hausse de 3,14 % depuis le début de l’année).
SUR LES MATIERES PREMIERES
7 juillet – Bloomberg :
« La banque centrale chinoise a acquis davantage d’or en juin, prolongeant ainsi sa plus longue série d’achats depuis au moins 2015 et soulignant sa volonté de diversifier ses réserves malgré la volatilité des cours du métal précieux. Les réserves d’or détenues par la Banque populaire de Chine ont augmenté de 480 000 onces troy pour atteindre 75,44 millions d’onces le mois dernier… Cet achat est le plus important depuis octobre 2023 et porte la série d’achats à 20 mois. »
L’indice Bloomberg des matières premières a progressé de 3,1 % (en hausse de 15,6 % depuis le début de l’année).
L’or au comptant a reculé de 1,4 % à 4 120 $ (en baisse de 4,6 %).
L’argent a chuté de 4,1 % à 59,8685 $ (en baisse de 16,5 %).
Le pétrole brut WTI a bondi de 2,63 $, soit 3,8 %, à 71,41 $ (en hausse de 24 %).
L’essence a progressé de 1,1 % (en hausse de 74 %), tandis que le gaz naturel a plongé de 9,4 % à 2,94 $ (en baisse de 20 %).
Le cuivre a gagné 0,9 % (en hausse de 11 %).
Le blé a grimpé de 7,0 % (en hausse de 25 %) et le maïs a progressé de 3,1 % (en baisse de 1 %).
Le bitcoin a augmenté de 1 200 $, soit 1,9 %, à 63 900 $ (en baisse de 27 %).
SUR L’INSTABILITE :
4 juillet – Bloomberg :
« La Banque de Corée a averti que les fonds négociés en bourse (ETF) à effet de levier sur actions individuelles liés à Samsung Electronics Co. et SK Hynix Inc. pourraient accentuer la concentration du marché, amplifier la volatilité et intensifier les flux de transactions à sens unique… « Samsung et SK Hynix représentant plus de la moitié de la capitalisation boursière et du volume des échanges, l’augmentation des investissements dans les ETF à effet de levier sur actions individuelles pourrait encore intensifier cette concentration », a déclaré la Banque de Corée dans une réponse écrite soumise au député du Parti du pouvoir populaire, Park Sung-hoon… »
5 juillet – Bloomberg :
« Les législateurs sud-coréens tirent de plus en plus la sonnette d’alarme quant aux risques liés aux fonds négociés en bourse (ETF) à effet de levier sur actions individuelles, un membre d’un parti d’opposition appelant désormais à leur retrait de la cote. Lundi, Ahn Cheol-soo, député du Parti du pouvoir populaire (conservateur) et ancien candidat à la présidentielle, a plaidé pour des mesures correctives fortes, y compris le retrait de la cote, des ETF coréens à effet de levier répliquant Samsung Electronics Co. et SK Hynix Inc. L’indice Kospi « s’est transformé en casino », a-t-il écrit… Ces produits constituent un « échec politique total. Chaque jour, ils grignotent des milliers de milliards de wons de valeur des entreprises et de richesse publique. » »
7 juillet – Bloomberg :
« Plus la hausse des valeurs technologiques à forte croissance est importante, plus l’inquiétude grandit face à une nouvelle vague de turbulences au sein du secteur. L’indice de volatilité Cboe NDX, qui mesure les coûts des contrats liés à l’indice Nasdaq 100, a progressé régulièrement cette année et se situe actuellement à un niveau élevé. Aux alentours de 27, ce niveau représente le plus haut depuis 2002 par rapport à l’indice Cboe VIX, qui utilise ces contrats pour mesurer les fluctuations de prix attendues du S&P 500. Derrière la relative stabilité apparente du marché boursier, l’inquiétude grandit quant à la possible forte volatilité de son segment le plus performant.
SUR LES EXCES DE CREDIT AUX USA
10 juillet – Bloomberg Intelligence :
« Les marchés du crédit américains sont valorisés pour des conditions optimales. L’important volume d’émissions continue de rencontrer une demande soutenue, maintenant les spreads des obligations de qualité et à haut rendement à des niveaux proches de leurs plus bas historiques. Parallèlement, la volatilité du crédit se situe près de ses plus bas niveaux depuis dix ans, tandis que les achats d’options de vente, les positions ouvertes et l’asymétrie baissière sur les obligations à faible qualité (LQD) et à haut rendement (HYG) continuent de s’atténuer, signe d’une confiance croissante des investisseurs.
Ensemble, ces spreads serrés, cette volatilité modérée et l’effondrement de la demande de protection contre le risque de baisse laissent peu de marge de manœuvre au crédit si les investissements dans l’IA, l’offre ou le contexte macroéconomique venaient à se dégrader…
7 juillet – Bloomberg :
« L’émission obligataire massive d’Amazon.com Inc. a pesé sur la dette des géants du numérique mardi, les investisseurs vendant leurs titres existants pour financer cette nouvelle émission, signe d’une lassitude croissante face au déluge de financements liés à l’intelligence artificielle. Le géant du e-commerce emprunte 25 milliards de dollars en huit tranches, avec une demande maximale des investisseurs s’élevant à environ 62 milliards de dollars, soit environ la moitié des ordres reçus pour son émission précédente de 37 milliards de dollars en mars. Cette offre exerce une forte pression sur l’ensemble du secteur technologique, qui figure parmi les moins performants du marché secondaire américain des obligations de haute qualité mardi. »
7 juillet – Bloomberg :
« Le crédit privé est appelé à jouer un rôle encore plus important dans le financement des investissements massifs dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle, les entreprises cherchant des capitaux pour financer des dépenses considérables, selon le directeur de la recherche chez BlackRock Inc. « Nous vivons une transformation mondiale sans précédent », a déclaré Jean Boivin de BlackRock… « Le monde devra donc s’endetter davantage. Cet endettement comporte des risques qu’il faudra gérer, mais il n’y a pas d’alternative pour développer l’IA et les infrastructures mondiales nécessaires afin d’atteindre le stade où nous aurons besoin de davantage de financements. »
5 juillet – Financial Times :
« Les grands investisseurs injectent des milliards de dollars dans les fonds de crédit privé, les grandes institutions cherchant à tirer profit de l’exode des petits clients particuliers. Les fonds de prêt direct nord-américains destinés à attirer des clients institutionnels ont levé au moins 16 milliards de dollars au deuxième trimestre, selon Preqin… Ces fonds, qui constituent un sous-ensemble du marché plus vaste du crédit privé, octroient des prêts aux entreprises sans l’intermédiaire d’une banque. Le trimestre clos le 25 juin a été le deuxième meilleur trimestre en quatre ans pour la levée de fonds de ces fonds « fermés », qui ne lèvent des fonds auprès d’investisseurs qu’une seule fois et ont une durée de vie limitée. »
9 juillet – New York Times :
« Un marché boursier exubérant, des paris massifs sur l’intelligence artificielle et un environnement réglementaire ouvert ont alimenté l’un des plus importants booms de transactions sur six mois de ces dernières années. Fin juin, les transactions mondiales s’élevaient à environ 3 200 milliards de dollars, soit une hausse de 45 % par rapport à l’année précédente, selon Dealogic… Il s’agit du montant le plus élevé dépensé en transactions sur une période de six mois depuis au moins dix ans. Cette frénésie a largement favorisé les grandes entreprises, avec 44 transactions annoncées supérieures à 10 milliards de dollars… De nombreuses entreprises « estiment avoir une fenêtre d’opportunité pour tenter une transformation profonde, et le moment est venu d’essayer », a déclaré Matt McClure, co-responsable mondial des services bancaires d’investissement chez Goldman Sachs… »
8 juillet – Bloomberg :
« Les primes de rendement des obligations à haut risque se sont comprimées à leur plus bas niveau depuis avant la crise financière mondiale de mi-2007… Spreads L’indice Bloomberg Global High Yield, composé de plusieurs devises, s’est resserré à 273 points de base mardi, son plus bas niveau en 19 ans. Cela dit, le marché des obligations à haut rendement est très différent de ce qu’il était il y a deux décennies, car nombre des emprunteurs les plus risqués se sont tournés vers le crédit privé ou les prêts à effet de levier. Le
10 juillet – Bloomberg :
« Les principaux constructeurs de centres de données dédiés à l’intelligence artificielle ont doublé leur endettement ces cinq dernières années, recourant à l’emprunt pour financer des dépenses sans précédent qu’ils jugent nécessaires à la transformation de l’économie. Alphabet Inc., Amazon.com Inc., Meta Platforms Inc., Microsoft Corp. et Oracle Corp., les cinq plus gros investisseurs dans de nouveaux centres de données aux États-Unis, ont collectivement ajouté quelque 350 milliards de dollars à leurs obligations ces cinq dernières années… »
Bonjour M. Bertez
« Cette invincibilité n’est qu’apparente , elle est uniquement fondée sur le crédit, le terme « crédit » étant ici à prendre en son sens propre , pas en son sens financier.«
On peut aussi se demander si ce sentiment d’être invincibles ne provient pas aussi de ce que quelques soient les guerres que les USA mènent, par proxys interposés, ils sont géographiquement à l’abri de la plupart de leurs ennemis: ils sont en guerre contre l’Iran, bombardent l’Iran selon leur humeur, mais l’Iran ne peut que répliquer que localement et indirectement. les iraniens ne peuvent pas lâcher de bombes ou de missiles sur les USA! Et les Russes ou les Chinois ne peuvent envoyer que leurs missiles intercontinentaux ce qui déclencherait uen riposte nucléaire immédiate.
Les seuls à avoir réussi à faire douter les USA , à part les américains eux même pendant la guerre du viet nam, sont ceux qui ont conçu les raids sur le World Trade Center, les tours jumelles au nom symbolique. mais faute de pouvoir aller plus loin le résultat n’a été qu’un abandon des règles par les USA.
On parle du Dniepr comme ligne naturelle de défense en Ukraine, mais qu’est ce que le Dniepr, comparé aux océans Atlantique et Pacifique ?
Les USA en sont tout à fait conscients et leurs adversaires aussi.
Cordialement
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